Cannabis: Attal « favorable » à un débat autour de la légalisation
Le secrétaire d'Etat en charge de la Jeunesse, Gabriel Attal, s'est déclaré mercredi "favorable" à l'ouverture d'un débat autour...

Cannabis: Attal « favorable » à un débat autour de la légalisation

Le secrétaire d'Etat en charge de la Jeunesse, Gabriel Attal, s'est déclaré mercredi "favorable" à l'ouverture d'un débat autour...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le secrétaire d'Etat en charge de la Jeunesse, Gabriel Attal, s'est déclaré mercredi "favorable" à l'ouverture d'un débat autour de la légalisation du cannabis, au lendemain de l'ouverture d'une mission parlementaire sur son usage, récréatif ou thérapeutique.

"Je suis favorable par définition, par principe à ce débat-là" a répondu Gabriel Attal sur RMC-BFMTV à la question de savoir s'il était favorable à l'ouverture d'un débat autour de la légalisation du cannabis.

"Ca mérite un vrai débat. On est un des pays les plus répressifs et en même temps un des pays où les jeunes fument le plus, notamment en Europe, ce sont je crois 40% des jeunes qui ont expérimenté le cannabis. C'est un sujet qui mérite un vrai débat et je me réjouis qu'une mission parlementaire en parle à l'Assemblée nationale car il faut aborder tous les sujets" a-t-il également déclaré.

Le secrétaire d'Etat, qui n'a jamais cité le mot "récréatif", a estimé que le débat devait "se fonder sur les questions de la santé publique, de la sécurité et de la prévention".

"L'enjeu principal est celui de la prévention. On ne peut pas se dire +il faut légaliser+, sans se poser la question de comment on l'accompagne", a-t-il ajouté.

Fin octobre, le président de la République Emmanuel Macron avait répété n'être pas favorable à "la légalisation du cannabis ou des usages non encadrés" car il n'a "jamais vu d'études robustes montrant que cela n'avait pas d'effets sur la vigilance en particulier des plus jeunes".

Le cannabis thérapeutique, lui, "a des vertus dans le cadre de traitements, en particulier pour accompagner le traitement des douleurs", avait-il souligné.

Son expérimentation pour une durée de deux ans débutera d'ici à quelques semaines en France et devrait concerner environ 3.000 patients dans plusieurs centres hospitaliers pour traiter des douleurs liées par exemple au cancer ou à la sclérose en plaques.

Mardi, une mission parlementaire a été lancée afin de "dépassionner le débat", récurrent en France, autour de l'usage récréatif ou thérapeutique du cannabis.

Au total, cinq millions de Français déclarent avoir déjà fait usage du cannabis. Pour faire évoluer la réponse pénale, une amende forfaitaire de 200 euros doit bientôt être expérimentée afin de sanctionner les consommateurs.

La mission, qui rendra ses premières conclusions au deuxième semestre, a pour but de dresser un état des lieux des enjeux à la fois sanitaires, sécuritaires, économiques et agricoles, autour de l'usage du cannabis et de la production de chanvre. Son travail sera axé autour de trois grands usages du cannabis - thérapeutique, récréatif et pour le "bien-être".

Partager cet article

Dans la même thématique

Cannabis: Attal « favorable » à un débat autour de la légalisation
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le