Carburant : Gérard Larcher « soutient » les réquisitions, mais donne la « priorité au dialogue social »
« Il est temps que tout le monde devienne vraiment raisonnable. Il n’y a qu’une voie de sortie, ça s’appelle le dialogue social » affirme le président du Sénat, alors que la grève perdure dans les raffineries TotalEnergies.

Carburant : Gérard Larcher « soutient » les réquisitions, mais donne la « priorité au dialogue social »

« Il est temps que tout le monde devienne vraiment raisonnable. Il n’y a qu’une voie de sortie, ça s’appelle le dialogue social » affirme le président du Sénat, alors que la grève perdure dans les raffineries TotalEnergies.
François Vignal

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Alors que le conflit perdure dans les raffineries, entraînant des pénuries de carburants dans le pays, le président du Sénat, Gérard Larcher, invité de Public Sénat depuis le congrès de l’Assemblée des départements de France, à Agen, appelle au dialogue.

« La situation devient de plus en plus insupportable pour la vie quotidienne des Français, pour la vie économique et pour la vie sociale. Il est temps que tout le monde devienne vraiment raisonnable. Il n’y a qu’une voie de sortie, ça s’appelle le dialogue social. Et ce ne peut pas être le pistolet sur la tempe. C’est accepter de se parler », soutient le sénateur LR des Yvelines. « Au travers de mon expérience d’ancien ministre du Travail, je ne connais qu’une voie pour sortir », ajoute-t-il, précisant que « c’est un message à tout le monde, les dirigeants de TotalEnergies doivent discuter ».

Mais le président du Sénat n’est pas contre la manière forte, en cas d’échec des négociations. « Si le gouvernement décide de passer par des réquisitions, il a raison, car c’est l’ordre public qui est menacé. Dans ce cas, je le soutiendrai mais priorité au dialogue social. Laissons encore une toute petite chance au dialogue, sinon derrière, c’est à l’exécutif de prendre ses responsabilités », selon Gérard Larcher.

Partager cet article

Dans la même thématique

SoftBank CEO Masayoshi Son Meets French President Emmanuel Macron at Elysee Palace
5min

Politique

Nouvelle dissolution avant la présidentielle 2027 ? Une « instrumentalisation » de la Constitution que rien n’interdit

Plusieurs conseillers du camp présidentiel évoquent dans la presse la possibilité de dissoudre l’Assemblée nationale avant la tenue de la présidentielle 2027 pour compliquer la possible arrivée au pouvoir du Rassemblement national. Un scénario inédit sous la Vème République, que rien n’interdit formellement, mais qui dévoierait l’esprit de la Constitution, de l’avis de plusieurs juristes.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
7min

Politique

Affaire Lyhanna : après un rapport accablant de l'inspection, la responsabilité politique est-elle écartée ?

L'inspection générale de la gendarmerie nationale et de la justice déclenchée par la mort de la jeune Lyhanna a pointé, ce lundi, une série de dysfonctionnements suite au dépôt de plainte pour viols sur mineure de moins de 15 ans déposée en août 2025 contre Jérôme Barella. Sébastien Lecornu indique que « la puissance publique ne se défaussera pas » face à « une vérité d'une extrême gravité » et promet des mesures, sans évoquer la proposition de « loi intégrale » sur la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

Le

France Extreme Weather Heat
8min

Politique

Canicule : le congé climatique fait monter la température politique

Face à une nouvelle vague de chaleur, les Écologistes proposent la création d’un « congé climatique » de cinq jours par an. Une mesure qui est déjà mise en place en Espagne depuis 2024. Entre urgence sanitaire, coût économique et adaptation de la société, la mesure attise les débats bien au-delà du thermomètre.

Le

The left-wing groups give a press conference on Bill of Finance
6min

Politique

Sénatoriales 2026 : les communistes visent « la stabilité », voire gagner des sièges « si toutes les planètes sont alignées »

Avec seulement 4 sénateurs renouvelables sur 18, le groupe CRCE-K (communiste) du Sénat aborde les élections sénatoriales de septembre prochain avec une certaine sérénité. Il espère conserver les sièges de ses quatre sortants. C’est surtout le scrutin de 2029, où 14 siègent seront remis en jeu, qui s’annonce plus ardu.

Le