Carburants : le Sénat vote en faveur d’un tarif réduit pour les aides à domicile en milieu rural
Tard dans la nuit de lundi à mardi, lors de l’examen du budget, le Sénat a adopté contre l’avis du gouvernement et de la commission, une série d’amendements prévoyant un tarif réduit de carburants pour les associations d’aides à domicile en milieu rural.  

Carburants : le Sénat vote en faveur d’un tarif réduit pour les aides à domicile en milieu rural

Tard dans la nuit de lundi à mardi, lors de l’examen du budget, le Sénat a adopté contre l’avis du gouvernement et de la commission, une série d’amendements prévoyant un tarif réduit de carburants pour les associations d’aides à domicile en milieu rural.  
Simon Barbarit

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Les sénateurs s’apprêtaient à aller se coucher vers 2H du matin mardi 22 novembre lorsqu’un amendement au budget du sénateur centriste, Bernard Delcros a réveillé l’hémicycle. « L’explosion des prix des carburants a mis en grande difficulté les associations d’aides à domicile en milieu rural […] Il y a une faible densité de population, beaucoup de kilomètres à parcourir […] Ces associations n’ont pas de véhicules. Ce sont les salariés qui prennent leurs véhicules. Et les salariés ne veulent plus prendre leurs véhicules et les associations ne peuvent pas rembourser les frais de déplacement. Du coup, elles refusent des dossiers », a-t-il exposé.

« Une niche dans la niche dans la niche »

Son amendement propose donc d’appliquer un tarif réduit de carburants pour l’ensemble des services à domicile en zone rurale pour les associations.

« Une niche dans la niche dans la niche », a répondu Gabriel Attal, ministre délégué aux comptes publics qui a émis un avis défavorable. « On va instaurer un tarif réduit sur les carburants en zone de revitalisation rurale, au bénéfice des aides à domicile, dans les structures associatives. On voit la difficile opérationnalité du dispositif », a-t-il argué, précisant que l’amendement serait contraire au droit européen.

« C’est inaudible ce que vous dites. Vous pouvez faire des sous-amendements pour le rendre opérationnel », a rétorqué, la sénatrice communiste, Cécile Cukierman.

« On parle de personnes qui travaillent et n’arrivent parfois pas à avoir un Smic »

Le président du groupe écologiste, Guillaume Gontard a également défendu l’amendement. « On parle de personnes qui travaillent et n’arrivent parfois pas à avoir un Smic. Et tout à l’heure on hésitait sur la taxation des yachts et les jets. Vous avez conscience du décalage ? »

Plusieurs amendements identiques avaient été déposés par les groupes socialistes et RDSE ont également été adoptés contre l’avis du gouvernement et de la commission des finances.

 

 

 

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Carburants : le Sénat vote en faveur d’un tarif réduit pour les aides à domicile en milieu rural
6min

Politique

Breturn : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir ! » lance cet eurodéputé espagnol

Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).

Le

FRA – VOEUX DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
11min

Politique

Marine Le Pen demande la démission de Richard Ferrand : le président du Conseil constitutionnel est-il vraiment sorti de sa réserve ?

Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.

Le

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le