Carte judiciaire: des députés de tous bords se mobilisent
Des députés de tous bords ont décidé mercredi de faire front commun pour peser dans la redéfinition de la carte judiciaire prévue...

Carte judiciaire: des députés de tous bords se mobilisent

Des députés de tous bords ont décidé mercredi de faire front commun pour peser dans la redéfinition de la carte judiciaire prévue...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Des députés de tous bords ont décidé mercredi de faire front commun pour peser dans la redéfinition de la carte judiciaire prévue par le gouvernement, a indiqué l'élu LR des Côtes d'Armor Marc Le Fur, qui en est à l'initiative.

Quelques dizaines d'élus de la majorité comme de l'opposition se sont réunis dans les locaux de l'Assemblée aux côtés notamment de la présidente des avocats de France, du président des Bâtonniers et du Bâtonnier de Paris pour évoquer la future carte, un des cinq grands "chantiers" de la réforme de la justice.

"Nous sommes très inquiets du projet d'un tribunal de grande instance par département", a expliqué à la presse M. Le Fur, qui va constituer un "groupe informel" transpartisan et demander un rendez-vous à la ministre de la Justice Nicole Belloubet.

"Le projet, dans les cartons depuis longtemps, a une logique seulement financière", a déploré Jean-Paul Mattei (MoDem), co-organisateur, qui cependant ne "rejette pas toute réforme".

"Il ne faut pas réitérer les erreurs du passé", a plaidé devant les députés l'élu de la Vienne Jean-Michel Clément (LREM), avocat de profession, se prononçant contre une "réforme à la hache". Christophe Jerretie, du groupe majoritaire également, a appelé à ne pas être "individualiste" en ne regardant que son territoire, mais plutôt à considérer "l'aménagement du territoire".

Le président de la commission des Finances et ancien ministre Eric Woerth (LR) a critiqué l'approche du gouvernement "par le petit côté de la lorgnette", et estimé qu'il fallait construire "un rapport de forces".

Ont participé à la réunion des députés de tout le spectre politique, d'Emmanuelle Ménard (extrême droite) à l'Insoumis Ugo Bernalicis.

Magistrats, avocats, et greffiers côte à côte, des centaines de professionnels se sont mobilisés jeudi dernier à travers la France pour dénoncer le "piteux état" de la justice et contester le projet de réforme "purement gestionnaire" de la chancellerie. La crainte de voir progresser les "déserts judiciaires" est particulièrement forte.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris Gabriel Attal Meeting
8min

Politique

« Un an pour convaincre » : pour son premier grand meeting, Gabriel Attal mise sur « l’espoir » et joue sa différence avec Edouard Philippe

Devant 5.000 personnes réunies à Paris, Gabriel Attal a réussi sa première grande démonstration de force. Le candidat à la présidentielle entend dessiner un projet loin du « pessimisme » ambiant avec « quatre chantiers capitaux » : l’école, avec « moins de 20 élèves par classe » en primaire, les salaires, les frontières et l’intelligence artificielle, et « deux dettes à résorber », celle des finances publiques et du réchauffement climatique. Mais il n’oublie pas de se démarquer de son principal concurrent, un certain Edouard Philippe…

Le

France Vivendi Bollore
5min

Politique

Tribune anti-Bolloré :  Maxime Saada, patron de Canal + nie toute « liste noire »

Même si le président du directoire de Canal+ réfute toute « liste noir », il affirme que le groupe tiendra désormais compte de « la considération portée à Canal+ » dans ses choix de financement. Des propos qui ravivent les tensions avec une partie du monde du cinéma, mobilisée contre l’influence de Vincent Bolloré.

Le

Cour d appel et d ‘assises de Lyon
6min

Politique

Le procès « French Bukkake » aux assises : « Le but est de reconnaître toute la dimension criminelle de l’industrie pornographique », se félicite Laurence Rossignol

Le premier grand procès de l’industrie pornographique se tiendra finalement devant les assises et non devant une cour criminelle départementale. Une victoire pour la cinquantaine de victimes de la plateforme French Bukkake. La chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris a retenu le caractère sexiste et raciste des viols, tout comme l’avait relevé le rapport de la mission d’information du Sénat sur les dérives de l’industrie pornographique remis en 2022.

Le