Carvounas (PS): Hulot « renie ce qu’il a été » et « se moque du monde »
Nicolas Hulot a "renié ce qu'il a été" et a "cédé aux lobbies" en abandonnant l'objectif de réduire à 50% la part du nucléaire d...

Carvounas (PS): Hulot « renie ce qu’il a été » et « se moque du monde »

Nicolas Hulot a "renié ce qu'il a été" et a "cédé aux lobbies" en abandonnant l'objectif de réduire à 50% la part du nucléaire d...
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Nicolas Hulot a "renié ce qu'il a été" et a "cédé aux lobbies" en abandonnant l'objectif de réduire à 50% la part du nucléaire d'ici 2025, et "se moque du monde" en accusant l'ancienne majorité, a affirmé jeudi le député socialiste Luc Carvounas.

"Franchement, utiliser les éléments de langage en parlant d'insincérité des mesures annoncées dans la précédente loi sur la transition énergétique portée par Ségolène Royal, en disant que c'était impossible, inatteignable et qu'on n'a pas dit la vérité... Mais il se moque de qui, Nicolas Hulot ?", a lancé M. Carvounas sur LCP.

"Avant de dénoncer le travail de Ségolène Royal avec beaucoup d'indélicatesse, je rappelle que Nicolas Hulot était au cœur du dispositif. Pas depuis François Hollande, mais depuis Jacques Chirac, et ensuite Nicolas Sarkozy". "Il a été l'oreille de tous les présidents", a rappelé le député du Val-de-Marne.

"Le politicien Nicolas Hulot a cédé aux lobbies" et annonce le report de cet objectif "sans donner de calendrier", a accusé ce membre de la direction provisoire du PS.

"Franchement, on se moque du monde. Nicolas Hulot, qui est la caution environnementale du président Macron et qui cède au lobbying, c'est inacceptable et je le dénonce".

Doit-il quitter le gouvernement ? "Je m'en fiche de ça. C'est entre lui et sa conscience et son action d'homme de conviction face aux questions environnementales qu'il a portées pendant tant de décennies. S'il arrive à se regarder dans le miroir et à renier ce qu'il a été, comme d'ailleurs beaucoup de membres du gouvernement d'Edouard Philippe... Le reniement de ce qu'on a été est un peu la marque de fabrique de la +Macronie+", a-t-il répondu.

M. Carvounas a par ailleurs dénoncé le vote mercredi à l'Assemblée du "plus grand plan de casse sociale" avec "160.000 emplois aidés sur le carreau. Ce sont des femmes et des hommes, des gens qui étaient utiles dans nos services municipaux, dans les communes comme la mienne à Alfortville, et qui étaient utiles dans des associations comme les Restos du Coeur".

"Le premier bilan d'Emmanuel Macron, c'est qu'ils ont envoyé à Pôle-Emploi 160.000 femmes et hommes sans coup férir, du jour au lendemain au 1er septembre dernier, alors qu'ils rendaient des services". "C'est un bilan d'un homme qui fait une politique néo-libérale de droite que je ne cautionne pas".

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