Casse du Louvre : « La culture de la sécurité a un peu disparu », relève Laurent Lafon

Après avoir auditionné les responsables d’une enquête administrative sur les failles de la sécurité, le président de la commission de la Culture du Sénat Laurent Lafon (centriste) est revenu sur le plateau de Public Sénat sur les failles dans la sécurité que le rapport a relevé.
Rédaction Public Sénat

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« À 30 secondes près, les agents ou les policiers auraient pu empêcher la fuite des voleurs », a indiqué ce matin aux sénateurs Noël Corbin, directeur de l’Inspection générale des affaires culturelles (Igac). Avec Pascal Mignerey, chef de la délégation de la Mission sécurité, sûreté et d’audit (Missa) au ministère de la Culture, il a présenté, ce mercredi, le rapport, jusqu’ici confidentiel, sur les failles de la sécurité du musée du Louvre. (Lire notre article)

« C’est un constat assez sévère qui a été porté par les auteurs de ce rapport qui sont des spécialistes des musées. Ils ont même été surpris de ce qu’ils ont découvert. Une culture de la sécurité qui a un peu disparu au niveau du Louvre », a résumé le président de la commission de la Culture du Sénat Laurent Lafon (centriste) sur le plateau de Public Sénat.

Pour illustrer cette analyse, le sénateur rappelle que le Louvre ne dispose pas encore de directeur de la sécurité. « Les formations en matière de sécurité en 2023 et 2024 ont concerné moins de 3 % des agents. On a perdu cette culture de la sécurité ce qui est préjudiciable quand on connaît la valeur du patrimoine des œuvres au sein de ce musée », a-t-il ajouté.

Au côté de Laurent Lafon sur le plateau de Public Sénat, le vice-président de la commission de la culture, Pierre Ouzoulias (communiste) note lui « que ce qui a manqué, c’est la continuité du service public ». « A force de considérer que les établissements publics du ministère de culture sont autonomes et indépendants, le ministère a oublié sa tutelle. C’est un problème ». Le sénateur a le sentiment « qu’il y a une forme autonomisation de ces grandes institutions qui nuit à leur vérification ».

La semaine prochaine, la commission va poursuivre ses auditions. Mardi, elle interrogera pour la première fois l’ancien président du Louvre, Jean-Luc Martinez, dont la parole est très attendue après la mise au jour d’audits sécuritaires alarmants réalisés sous son mandat (2013-2021). Mercredi, sa successeure, Laurence des Cars, sera à nouveau entendue par les sénateurs.

 

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