Casseurs : « La police laisse faire ! » selon Fabien Roussel (PCF)
Invité d’Audition publique, le secrétaire national du Parti communiste français a mis en cause la doctrine du maintien de l’ordre, après les incidents violents qui ont émaillé la manifestation à Paris deux jours plus tôt.

Casseurs : « La police laisse faire ! » selon Fabien Roussel (PCF)

Invité d’Audition publique, le secrétaire national du Parti communiste français a mis en cause la doctrine du maintien de l’ordre, après les incidents violents qui ont émaillé la manifestation à Paris deux jours plus tôt.
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« Ça se termine toujours comme ça, c’est insupportable. » Le député Fabien Roussel, numéro un du Parti communiste français (PCF) a qualifié d’ « absolument inadmissibles » les scènes de violences survenues le 5 décembre à Paris au cours de la manifestation contre la proposition de loi sécurité globale. Invité de l’émission Audition publique, sur Public Sénat et LCP-AN, en partenariat avec Le Figaro Live, le parlementaire a mis en cause le commandement du maintien de l’ordre dans ces épisodes trop récurrents, selon lui. « Je ne comprends pas comment 6 000 policiers mobilisés ne sont pas en capacité de stopper 400 casseurs. Et je m’adresse directement au préfet Lallement, au ministre Darmanin, à la hiérarchie : comment se fait-il qu’ils ne savent pas s’en prendre à 400 casseurs », a-t-il pointé du doigt. « La police laisse faire », a-t-il accusé, en référence au 1er mai 2018, où les blacks blocs avaient semé la désolation sur le boulevard de l’Hôpital, dans la capitale. « Nous trouvions déjà inadmissible que la police n’intervienne pas quand on peut les empêcher de casser. »

Face à cette passivité voulue et des membres des forces de l’ordre traités comme de la « chair à canon », selon lui, le secrétaire national du PCF n’a pas souhaité demander clairement le départ du préfet de police Didier Lallement, ou du ministre de l’Intérieur, mais a expliqué sa façon de penser. « Quand on porte une responsabilité, on les assume. Si on s’est planté, on démissionne », a-t-il expliqué. Et d’ajouter : « si c’est pour avoir le même demain, un homme ou une femme, qui nous fait la même politique, le problème restera. »

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