Castaner appelle la presse à « ne pas chercher à affaiblir » Pénicaud
Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a demandé mercredi à la presse de "ne pas chercher à affaiblir" la ministre...

Castaner appelle la presse à « ne pas chercher à affaiblir » Pénicaud

Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a demandé mercredi à la presse de "ne pas chercher à affaiblir" la ministre...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner a demandé mercredi à la presse de "ne pas chercher à affaiblir" la ministre du Travail Muriel Penicaud, ancienne responsable de Business France visé par une enquête, "car nous sommes dans un moment important pour la réforme du travail".

"Elle mérite tout mon soutien", a-t-il ajouté lors d'un point de presse à l'issue du Conseil des ministres, estimant que "l'enquête doit permettre d'y voir clair".

Le porte-parole a défendu la ministre sur le fond du dossier, faisant valoir que lorsqu'elle avait constaté des "irrégularités" sur des frais engagés par Business France, agence qu'elle dirigeait, pour une visite d'Emmanuel Macron à Las Vegas, elle avait demandé d'abord un audit puis saisi l'inspection générale.

Cette affaire est embarrassante pour la ministre, qui va devoir défendre le projet de loi d'habilitation à réformer le droit du travail par ordonnances, principale réforme voulue par Emmanuel Macron.

Selon Libération, la ministre a "validé" certaines dépenses relatives à l'organisation d'une soirée à Las Vegas où Emmanuel Macron, alors ministre de l'Economie, avait rencontré des dirigeants de start-up françaises, un "contournement des règles" de l'agence publique chargée de faire la promotion de la France auprès des investisseurs étrangers. Elle aurait ensuite tenté d'étouffer l'affaire, selon le quotidien.

"Il y a eu une erreur de procédure", a reconnu Mme Pénicaud mercredi sur RTL, avant de souligner avoir "immédiatement déclenché un audit, interne et externe".

"Il y a eu ensuite une inspection générale qui a confirmé qu'effectivement il y avait eu erreur et que d'autre part j'avais pris les bonnes mesures", a-t-elle conclu, réfutant tout tentative d'étouffer l'affaire.

Selon Le Canard enchaîné, le coût de l'opération réalisée par Havas pour Business France, sans appel d'offres, aurait été de 381.759 euros, dont 100.000 euros pour frais d'hôtel.

Dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte notamment pour favoritisme, les sièges de Business France et d'Havas ont été perquisitionnés le 20 juin.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Simone Veil
9min

Politique

Bernadette Chirac, l’ancienne Première dame, est morte à 93 ans 

L’épouse du président Jacques Chirac, lui-même disparu en 2019, est morte vendredi 5 juin dans la soirée à 93 ans, annonce sa fille Claude à l’AFP. L’ancienne Première dame qui a progressivement pris la lumière durant les années passées à l’Elysée, a aussi mené une longue carrière d’élue locale, d’abord dans l’ombre de son mari, puis de manière indépendante.

Le

France Missing Girl
7min

Politique

Affaire Lyhanna : « Il y a une chaîne judiciaire qui n’a pas fonctionné, c’est assez accablant », affirme Isabelle Florennes

Depuis les révélations autour du profil de Jérôme Barella mis en examen pour enlèvement et séquestration de Lhyanna dans le Gers le 29 mai, la classe politique jusqu’à Emmanuel Macron pointe les failles de la justice. Les sénateurs attendent que les résultats de l’enquête administrative diligentée par le gouvernement leur soient présentés dans les semaines à venir.

Le

PARIS Gerald Darmanin place Vendome
4min

Politique

Affaire Lyhanna : que dit la circulaire de Gérald Darmanin de 2025 ?

Une semaine après la disparition de la jeune Lyhanna à Fleurance, Gérald Darmanin dénonce les « dysfonctionnements » de l’État dans le suivi du principal suspect, actuellement mis en examen. Le ministre de la Justice fait notamment référence à sa circulaire de politique pénale générale, envoyée en janvier 2025, où il appelait au « traitement prioritaire » des violences sur enfants. Celle-ci n’aurait pas été respectée.

Le