Castaner: « aucune raison de protéger » un parlementaire « pour des fautes qui relèvent du pénal »
Christophe Castaner a affirmé vendredi sur LCI qu'il n'y a "aucune raison de protéger" un parlementaire "pour des fautes qui...

Castaner: « aucune raison de protéger » un parlementaire « pour des fautes qui relèvent du pénal »

Christophe Castaner a affirmé vendredi sur LCI qu'il n'y a "aucune raison de protéger" un parlementaire "pour des fautes qui...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Christophe Castaner a affirmé vendredi sur LCI qu'il n'y a "aucune raison de protéger" un parlementaire "pour des fautes qui relèvent du pénal", ajoutant ne pas douter que le bureau de l'Assemblée nationale lèverait l'immunité du député FN Louis Aliot.

Comme on lui demandait si le bureau de l'Assemblée pourrait obliger M. Aliot à répondre à une convocation de la police dans l'enquête sur les assistants parlementaires d'eurodéputés FN, le porte-parole du gouvernement a répondu: "bien sûr, et je ne doute pas qu'il le fera".

"Il n'y a aucune raison de protéger un député ou un sénateur pour des fautes qui relèvent du pénal", a-t-il ajouté.

"Pourquoi l'immunité existe ? c'est pour protéger le législatif du pouvoir exécutif. Là, ça n'a strictement rien à voir (...)", a développé M. Castaner.

"La vraie différence c'est que le Front national s'est servi soit de la campagne électorale, soit du statut de député européen pour Marine Le Pen pour refuser les convocations devant la justice et devant la police. Ceux qui se prétendent les tenants de l'ordre montrent qu'il sont pour l'ordre, mais pour les autres", a-t-il encore dit.

Le vice-président du FN Louis Aliot a refusé jeudi de répondre à une convocation de la police, faisant valoir sa nouvelle immunité parlementaire de député des Pyrénées-Orientales. La présidente du parti a en revanche affirmé à l'AFP avoir pris rendez-vous avec les juges, après avoir refusé une convocation pendant les campagnes présidentielle et législatives.

Christophe Castaner a réaffirmé qu'il était "favorable" à la suppression de l'immunité parlementaire, répétant que le gouvernement "ne s'y opposera pas", "si les députés le souhaitent".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Deputes dans la salle des quatre colonnes
7min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : dénonçant sa place sur la liste de Renaud Muselier, Valérie Boyer se lance de son côté

La sénatrice LR sortante, qui avait obtenu l’investiture à la troisième place d’une liste d’union UDI-Renaissance-LR, demandait la première place. Après avoir dénoncé un accord déséquilibré et se sentant « en décalage politique », Valérie Boyer décide de lancer sa liste dissidente. Renaud Muselier « regrette qu’elle ait cassé l’accord ». De quoi amener une dose d’incertitude de plus dans le scrutin.

Le

Tribute to Edgar Morin
7min

Politique

Présidentielle 2027 : « La candidature de Bernard Cazeneuve traduit la difficulté de notre personnel politique à se renouveler », selon Bruno Cautrès

Bernard Cazeneuve s'avance un peu plus sur le chemin déjà bien embouteillé de la présidentielle. Sans se déclarer officiellement candidat, l'ancien Premier ministre vient de publier une « Lettre aux Français » aux allures de programme, couplée à une interview dans Le Parisien dans laquelle il réaffirme son positionnement social-démocrate. Un espace déjà convoité par François Hollande et Raphaël Glucksmann.

Le

Montrouge: Entretiens politiques sur l energie avec Terra Nova
9min

Politique

Présidentielle : devant ses amis réunis à la questure du Sénat, François Hollande se prépare et met en garde contre les « candidatures de témoignage »

L’ancien chef de l’Etat, qui aspire à la redevenir, a réuni ses fidèles mercredi soir à la questure du Sénat. François Hollande, qui sortira un livre début septembre, planche sur « quelques grandes idées ». S’il n’est pas encore déclaré, il espère être en situation pour pouvoir se lancer. Mais pour lui, l’éventuel retour à l’Elysée ne passera pas par la case primaire.

Le

Paris: Questions au Gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Interdiction du voile : en envisageant la piste d'un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le Conseil constitutionnel

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

Le