Castaner: « aucune raison de protéger » un parlementaire « pour des fautes qui relèvent du pénal »
Christophe Castaner a affirmé vendredi sur LCI qu'il n'y a "aucune raison de protéger" un parlementaire "pour des fautes qui...

Castaner: « aucune raison de protéger » un parlementaire « pour des fautes qui relèvent du pénal »

Christophe Castaner a affirmé vendredi sur LCI qu'il n'y a "aucune raison de protéger" un parlementaire "pour des fautes qui...
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Christophe Castaner a affirmé vendredi sur LCI qu'il n'y a "aucune raison de protéger" un parlementaire "pour des fautes qui relèvent du pénal", ajoutant ne pas douter que le bureau de l'Assemblée nationale lèverait l'immunité du député FN Louis Aliot.

Comme on lui demandait si le bureau de l'Assemblée pourrait obliger M. Aliot à répondre à une convocation de la police dans l'enquête sur les assistants parlementaires d'eurodéputés FN, le porte-parole du gouvernement a répondu: "bien sûr, et je ne doute pas qu'il le fera".

"Il n'y a aucune raison de protéger un député ou un sénateur pour des fautes qui relèvent du pénal", a-t-il ajouté.

"Pourquoi l'immunité existe ? c'est pour protéger le législatif du pouvoir exécutif. Là, ça n'a strictement rien à voir (...)", a développé M. Castaner.

"La vraie différence c'est que le Front national s'est servi soit de la campagne électorale, soit du statut de député européen pour Marine Le Pen pour refuser les convocations devant la justice et devant la police. Ceux qui se prétendent les tenants de l'ordre montrent qu'il sont pour l'ordre, mais pour les autres", a-t-il encore dit.

Le vice-président du FN Louis Aliot a refusé jeudi de répondre à une convocation de la police, faisant valoir sa nouvelle immunité parlementaire de député des Pyrénées-Orientales. La présidente du parti a en revanche affirmé à l'AFP avoir pris rendez-vous avec les juges, après avoir refusé une convocation pendant les campagnes présidentielle et législatives.

Christophe Castaner a réaffirmé qu'il était "favorable" à la suppression de l'immunité parlementaire, répétant que le gouvernement "ne s'y opposera pas", "si les députés le souhaitent".

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