Castaner candidat à Marseille? Le patron de LREM préfère ironiser
Éludant les questions sur son éventuelle candidature à Marseille pour les municipales 2020, Christophe Castaner, délégué général...

Castaner candidat à Marseille? Le patron de LREM préfère ironiser

Éludant les questions sur son éventuelle candidature à Marseille pour les municipales 2020, Christophe Castaner, délégué général...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Éludant les questions sur son éventuelle candidature à Marseille pour les municipales 2020, Christophe Castaner, délégué général de La République En Marche, a ironisé vendredi en expliquant que la cité phocéenne "n'est que la banlieue sud de Forcalquier", son ancien fief en tant que maire.

Venu à Marseille pour l'inauguration des locaux d'Alexandra Louis, député LREM des Bouches-du-Rhône, dans le 3e arrondissement, M. Castaner a évité les questions sur son intérêt pour la mairie de la cité phocéenne, relancé par une récente déclaration au quotidien régional La Provence.

"Oui, évidemment, Marseille ne se refuse pas", a répété le patron de la LREM, "ses calanques, ses restaurants, tous ces endroits magiques".

Mais concernant les municipales, "la question ne se pose pas. Aujourd'hui, je ne suis pas là pour cela", a insisté le Secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement: "Avant les municipales, moi, mon objectif, c'est de structurer le mouvement La République En Marche et de préparer les élections européennes, prenons les choses les unes après les autres", a-t-il ajouté.

S'exprimant en même temps que Jean-Luc Mélenchon, également à Marseille vendredi en fin d'après-midi, pour ses voeux, M. Castaner a nié toute volonté de marcher sur les plates-bandes locales du député France Insoumise des Bouches-du-Rhône: "La date de cette inauguration a été convenue sans que nous ayons la totalité de son agenda, Jean-Luc Mélenchon a oublié de nous prévenir, sinon je ne lui aurais pas fait cette indélicatesse".

Déjà interrogé sur le sujet des municipales à Marseille, le patron de la France Insoumise a une nouvelle fois éludé vendredi: "Personne ne va me tordre le bras", a-t-il lâché, dans une petite salle pleine de militants, dans le 2e arrondissement de la ville.

"Ce n'est pas le sujet", a-t-il insisté: "Il faut faire d'abord un programme. La question, ce n'est pas qui va marcher devant", a-t-il ajouté, en confirmant cependant qu'"à Marseille, il y aura des listes Insoumises dans tous les quartiers, dans tous les arrondissements".

Et M. Mélenchon de tacler à distance le patron de LREM: "Moi, Marseille, j'y suis trois jours par semaine, tout en étant président de groupe. Lui qui est ministre, il pourrait être là quatre, cinq ou six jours, et il gouvernerait depuis Marseille ! En fait, ce serait mieux qu'il ne gouverne pas du tout, vu ce qu'il fait !"

Partager cet article

Dans la même thématique

FRANCE – PRIME MINISTER MEETS BAKERS AND FLORISTS FOR MAY DAY OPENING
4min

Politique

1er mai : qui a le droit de travailler ?

Le 1er mai a été au cœur de l’actualité bien avant la journée des travailleurs, avec des débats et des polémiques sur la possibilité de faire travailler des salariés ce jour-là. Rappel des règles existantes et ce qui va changer.

Le

FRA: Paris : Rencontre du President Francais et du Premier Ministre Israelien
10min

Politique

Présidentielle : y aura-t-il un candidat qui rassemble « la droite modérée » et « la social-démocratie » ?

A un an de la présidentielle, l’idée d’un rapprochement entre droite et gauche reprend du galon chez certains stratèges. « Il faudra que les sociaux-démocrates et les modérés de la droite républicaine se retrouvent » pour « s’opposer aux extrêmes », avance le centriste Hervé Marseille, quand François Patriat imagine un rassemblement avant le premier tour. A Horizons, Edouard Philippe veut élargir. A gauche, on pense à Bernard Cazeneuve ou François Hollande, qui rêvent chacun d’incarner cette social-démocratie, dont les seules voies ne seront pas suffisantes pour gagner…

Le

Castaner candidat à Marseille? Le patron de LREM préfère ironiser
6min

Politique

« Un front commun de la simplification » : sénateurs et gouvernement veulent poursuivre le combat contre le trop-plein de normes qui « entrave » les élus locaux

Lors d’un colloque sur la simplification ce jeudi, sénateurs et ministres ont dressé le bilan des récentes « avancées » en matière d’assouplissement des normes auxquelles sont tenus les élus locaux et ont évoqué les pistes pour aller plus loin. Parmi elles, une proposition de loi sur les règles locales d’urbanisme « déposée dans les prochains jours », en parallèle du plan logement annoncé la semaine dernière par Sébastien Lecornu.

Le