Le ministre de l'Intérieur a rappelé jeudi au nouveau préfet de police de Paris sa "première mission", "maintenir l'ordre public", et ce "dès samedi", lors de l'acte 19 des "gilets jaunes", l'exhortant à faire preuve d'une "impunité zéro" après les violences de samedi dernier sur les Champs-Elysées.
S'adressant à Didier Lallement, le préfet de police intronisé jeudi après le limogeage de Michel Delpuech à la suite des violences, saccages et pillages commis samedi sur les Champs-Elysées lors de la manifestation des "gilets jaunes", Christophe Castaner a solennellement insisté sur "l'exigence urgente de l'ordre public".
"Votre première mission, évidemment, sera de maintenir l'ordre public dans la capitale", a-t-il ainsi déclaré lors d'un discours dans la cour de la préfecture de police, en plein coeur de Paris.
Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner prononce un discours lors de la cérémonie d'intronisation du nouveau préfet de police de Paris, le 21 mars 2019
AFP
"Je vous demande de faire en sorte que la doctrine du maintien de l'ordre, telle que nous l'avons redéfinie entre le 1er et le 8 décembre (acte 3 et 4 des "gilets jaunes", NDLR) soit effectivement et résolument mise en oeuvre, sans hésitation ni demie-mesure", a développé le locataire de la place Beauvau, réclamant "qu'elle soit effective dès samedi".
"Samedi, sur les Champs-Elysées, il n'y avait pas de manifestants, il n'y avait que des haineux, des ultras, des factieux, des gens venus pour casser, pour détruire, pour agresser, car on ne peut pas se prétendre simple spectateur de ceux qui défigurent Paris, de ceux qui balafrent la France", a-t-il expliqué.
"M. le préfet de police, je vous demande donc une impunité zéro. La place des blacks blocs est en prison, pas sur les Champs-Elysées", a continué Christophe Castaner.
"Lorsque les services auront établi la présence probable d'éléments appelant à la violence et pouvant porter atteinte aux institutions, aux forces de l'ordre, aux personnes ou aux biens, vous interdirez les rassemblements annoncés ou envisagés".
Le ministre a affirmé avoir "fait évoluer en profondeur" la doctrine de maintien de l'ordre: "Nous avons défini une stratégie de mobilité, de contact, de réactivité, d'interpellation, en assumant les risques que cela comportait".
"C'est cette doctrine qui avait été mise en place le 8 décembre (...), c'est cette doctrine qui aurait dû à nouveau conduire notre action samedi dernier. Tel ne fut pas le cas. Et nous connaissons la suite", a analysé M. Castaner.
Enfin, alors que l'exécutif a décidé de mobiliser la mission antiterroriste Sentinelle pour les prochaines manifestations, le ministre de l'Intérieur a souligné que ces militaires "ne doivent en aucun cas participer au maintien de l'ordre".
Comme ses collègues de Bercy, le ministre du Travail et des Solidarités a défendu la proposition initiale du budget de la Sécurité sociale de n’indexer sur l’inflation que les petites pensions allant jusqu’à 1260 euros. Il s’agit d’une dérogation à la règle habituelle. Il suggère à l’avenir d’aborder cette question de l’évolution annuelle des retraites, sur le modèle des complémentaires de l’Agirc-Arrco.
Face à la hausse du carburant et de l’inflation, les Français font des économies. Mais « la seule variable d’ajustement est aujourd’hui l’alimentation », alerte la directrice de Famille Rurale, Nadia Ziane. Pour lutter contre la précarité alimentaire, la sénatrice écologiste Antoinette Guhl propose une loi visant à garantir l’accès de denrées alimentaires saines à prix coutant, soit sans marge des distributeurs.
Selon le dernier baromètre Odoxa-Backbone et Public Sénat, la candidate du Rassemblement national recueille 37 % des intentions de vote au premier tour, soit près de deux fois plus que ses deux poursuivants, Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe. Au second tour, elle l’emporterait largement face au leader insoumis (68 %) et plus modestement face à Édouard Philippe (53 %).
Selon le dernier baromètre Odoxa-Backbone pour Public Sénat et la presse régionale, les courbes se croisent : le leader de La France insoumise gagne deux points et passe devant l'ancien Premier ministre. Au centre, Édouard Philippe, pourtant fragilisé, reste de loin le mieux placé face à Gabriel Attal.