Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a fustigé vendredi des "comportements inacceptables" jeudi soir en marge des rassemblements festifs après la victoire de l'équipe de football d'Algérie, promettant des "sanctions" et des "moyens renforcés" pour le prochain match, qui aura lieu le 14 juillet.
Evoquant en premier lieu l'accident causé par un supporter algérien qui a tué une mère de famille et blessé grièvement son bébé à Montpellier, le ministre a ensuite fustigé des "comportements totalement inacceptables".
"Le foot, ça n'est pas ça. Le foot, ça n'est pas attaquer les forces de l'ordre. Le foot, ça n'est pas attaquer des devantures de magasins. Donc c'est totalement inacceptable", a-t-il déclaré en marge d'un déplacement à Nîmes. Il avait auparavant dénoncé sur Twitter des "dégradations et incidents (...) inacceptables".
"Ceux qui se sont livrés à cela méprisent au fond à la fois les valeurs du sport, les valeurs du football, mais aussi le pays dont ils ont célébré la victoire dans ce match", a estimé le ministre à Nîmes, promettant "des sanctions et des moyens renforcés pour que ces comportements soient systématiquement neutralisés et que nous puissions poursuivre les auteurs".
"J'ai donné l'instruction très claire, dès hier (jeudi) matin d'ailleurs, de préparer la suite des matchs de la CAN qui se dérouleront. J'ai réuni tous les préfets dès hier matin pour qu'il y ait une vigilance maximale qui soit mobilisée", a-t-il encore ajouté. Dimanche, en même temps que les festivités du 14-juillet, auront lieu les deux demi-finales de la Coupe d'Afrique des Nations: Sénégal-Tunisie à 18H00 et surtout Algérie-Nigeria à 21H00.
"Nous avons mis en place une mobilisation à un haut niveau pour que nous puissions avoir des forces de sécurité mais le 14-juillet il y a aussi des bals, ce n'est pas la violence. Donc je rappelle chacun à sa responsabilité, je rappelle les parents à faire passer des messages. Chacun doit être citoyen", a-t-il conclu.
Des supporters de l'Algérie autour de l'Arc de Triomphe à Paris, le 11 juillet 2019
AFP
Au total, 74 personnes ont été interpellées en France jeudi soir et 73 placées en garde à vue, a indiqué vendredi le ministère de l'Intérieur. Des milliers de personnes étaient descendues dans les rues, notamment à Paris, Marseille, Lyon, pour fêter la qualification de l'Algérie en demi-finale de la Coupe d'Afrique des nations (CAN).
Un supporter de 21 ans qui a perdu le contrôle de son véhicule a fauché une famille jeudi vers 22H30 à Montpellier dans le quartier de la Mosson, tuant la mère et blessant grièvement son bébé. Le conducteur a été placé en garde à vue.
La commission d’enquête sénatoriale sur les « inégalités systémiques » frappant les territoires ultramarins a rendu ses conclusions ce jeudi. Lancée par les sénateurs communistes, elle formule une soixantaine de propositions balayant le spectre des difficultés outre-mer, de la gestion sanitaire à la souveraineté économique.
En pleine séquence de canicule, le chef de file de La France insoumise relance son projet de « république écologique ». Le candidat à l’élection présidentielle propose, s’il accède à l’Élysée, de remplacer les régions actuelles par treize « écorégions » organisées autour des bassins versants. Une réforme institutionnelle ambitieuse, qui reste à ce stade une proposition de campagne.
Dans les colonnes du Figaro, le patron des députés de droite, Laurent Wauquiez semble avoir, une fois de plus, savonné la planche du candidat à la présidentielle de son parti, Bruno Retailleau, estimant, sans le nommer, qu'il devrait « savoir se retirer le plus tôt possible » au profit du candidat le mieux placé pour rassembler la droite et le centre, en l'occurrence Édouard Philippe. Si l'entourage de Laurent Wauquiez dément tout soutien au candidat Horizons, ses propos agacent mais ne surprennent pas vraiment le camp du Vendéen.
Invité de la matinale de Public Sénat ce jeudi, Marc Fesneau a réaffirmé les lignes rouges de la majorité gouvernementale concernant le projet de loi d’urgence agricole, actuellement examiné au Sénat. La réintroduction de plusieurs pesticides par les sénateurs menace de « faire capoter le texte », qui ne pourra être voté en l’état à l’Assemblée, avertit l’ancien ministre de l’agriculture.