Castaner estime qu’il faudra revoir « la totalité de la gestion de l’ordre public »
Il faudra "revoir la totalité de la gestion de l'ordre public" face à des manifestations qui ont changé de nature en France,...

Castaner estime qu’il faudra revoir « la totalité de la gestion de l’ordre public »

Il faudra "revoir la totalité de la gestion de l'ordre public" face à des manifestations qui ont changé de nature en France,...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Il faudra "revoir la totalité de la gestion de l'ordre public" face à des manifestations qui ont changé de nature en France, comme l'a révélé la crise des "gilets jaunes", a indiqué mardi le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner.

Opposé à ce que les lanceurs de balles de défense (LBD) ne soit plus utilisés temporairement ou de manière définitive, comme le réclament des associations et le Défenseur des droits, le ministre a néanmoins évoqué "des améliorations" initiées avec l'expérimentation de caméras-piétons sur les forces de l'ordre utilisant cet équipement controversé.

"J'ai demandé à nos forces de revoir la totalité de la gestion de l'ordre public et je ferai des propositions au Premier ministre", a déclaré Christophe Castaner sur BFMTV, sans plus de précisions.

Interrogé sur le délai, le ministre a indiqué: "Pour l'instant, nous gérons une crise". "Ils (les forces de l'ordre) sont mobilisés tous les samedis sur le terrain, mais je souhaite qu'on constate qu'il y a une évolution (des manifestations). Il faut nous adapter", a-t-il ajouté.

"On est sur un schéma qui a changé. (…) On a vu la multiplication de points de manifestations, plus de déclarations et puis on a des militants casseurs -je ne parle pas des "gilets jaunes" - qui vont au contact parce qu'ils veulent se battre avec les forces de l'ordre", a-t-il souligné.

"Je veux bien expertiser la totalité de nos armes de défense", a-t-il poursuivi, en allusion aux LBD, dont l'usage a causé des blessures, parfois graves, durant les manifestations des "gilets jaunes".

"Ce que je sais, c'est que si on les retire à nos policiers, il leur reste quoi ? Il leur reste le corps-à-corps ou leur arme de service. Je ne souhaite pas qu'ils utilisent leur arme de service et je souhaite éviter le corps-à-corps", a-t-il insisté.

La polémique sur le LBD, arme dite "de force intermédiaire", a enflé samedi après la blessure à l'oeil d'une figure des "gilets jaunes", Jérôme Rodrigues. Ce dernier affirme avoir été touché par un tir de LBD, tandis que M. Castaner a indiqué que seule l'enquête permettra d'établir les circonstances.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris Caf Nationale inauguration
8min

Politique

Politique familiale, allocations, crèches : que proposent les candidats à la présidentielle ?

Alors qu’Edouard Philippe met sur la table la création d’une allocation familiale unique de 350 euros, Gabriel Attal se penche sur les familles monoparentales, quand Bruno Retailleau propose un revenu familial de 240 euros par mois dès le premier enfant, et Marine Le Pen la préférence nationale pour les familles françaises candidate à un HLM. L’écologiste Marine Tondelier propose elle un congé d’allaitement choisi et indemnisé. Revue de détails.

Le

Paris : Socialist Party Primary Debate Ahead of France’s 2027 Presidential Election
6min

Politique

Le vote du premier tour de la primaire du PS perturbé par une cyberattaque

Alors que quelque 140 000 électeurs sont invités à exprimer leur préférence pour le premier tour de la primaire organisée à gauche, les opérations de vote sont perturbées depuis l’ouverture du scrutin ce vendredi matin. Les organisateurs font état d’une cyberattaque visant à saturer la plateforme de connexion. Les trois partis à l’origine de cette primaire, dont le Parti socialiste et Place publique, ont saisi la justice.

Le

Paris: Marine Le Pen presentation contre budget
5min

Politique

Préférence nationale : la proposition du RN de taxer l’embauche de travailleurs étrangers inquiète les entrepreneurs

Dans le contre-budget du RN présenté cette semaine par Marine Le Pen et Jordan Bardella, figure une mesure passée relativement inaperçue. Elle vise à taxer l’embauche d’un étranger extra-communautaire de 1 000 euros par an. La mesure a suscité un fort rejet de la part des syndicats patronaux qui rappellent au RN le principe de réalité du marché du travail.

Le