Castaner prêt à discuter de « quotas sur l’immigration économique »
Le ministre de l'Intérieur s'est déclaré jeudi prêt à discuter de la mise en place de "quotas sur l'immigration économique" lors...

Castaner prêt à discuter de « quotas sur l’immigration économique »

Le ministre de l'Intérieur s'est déclaré jeudi prêt à discuter de la mise en place de "quotas sur l'immigration économique" lors...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministre de l'Intérieur s'est déclaré jeudi prêt à discuter de la mise en place de "quotas sur l'immigration économique" lors du débat parlementaire prévu sur le sujet en septembre.

"Tous les sujets seront abordés y compris les quotas sur l'immigration économique pour pouvoir discuter secteur par secteur du nombre de personnes qui peuvent être accueillies en France", a assuré Christophe Castaner lors d'un déplacement à Ris-Orangis (Essonne), quelques jours après avoir relancé le débat sur cette mesure controversée.

Les déclarations dimanche du ministre, qui s'était dit ouvert à l'introduction de quotas sans préciser alors quel type d'immigration pourrait être concerné, a été critiquée par les partis de gauche et les associations, qui ont dénoncé une manœuvre pour séduire l'électorat de droite et du RN.

Selon M. Castaner, ces discussions auront lieu lors du prochain débat au Parlement sur l'immigration, annoncé par le Premier ministre Edouard Philippe mercredi dans son discours de politique générale.

En janvier, le chef de l'Etat Emmanuel Macron avait, dans sa Lettre aux Français, évoqué l'idée d'"objectifs annuels" migratoires qui pourraient être fixés par le Parlement, sans toutefois évoquer le terme de quotas.

L'idée ancienne de quotas économiques était réapparue en 2007 avec l'"immigration choisie" chère à l'ex-président Nicolas Sarkozy mais avait été abandonnée face à la controverse.

"Il n'est pas question de parler des quotas pour les réfugiés parce que c'est un droit essentiel", a rappelé le ministre, en déplacement à Ris-Orangis à l'occasion de la Journée mondiale des réfugiés. "Je m'opposerai à ce que l'on puisse débattre de cela: toute personne qui demande le statut de réfugié doit voir son dossier examiné".

Il a par ailleurs réaffirmé vouloir réduire les délais sur l'asile. "Je souhaite que la réponse soit beaucoup plus rapide", a-t-il affirmé, évoquant le cas des Géorgiens qui doivent attendre "441 jours pour qu'on puisse leurs répondre oui ou non sur le statut de réfugié". La réponse est négative pour 95% des cas, selon le ministre. "Il y a un dysfonctionnement du système et l'objectif c'est qu'on puisse y répondre dans les six mois."

En visite à l'Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) de Ris-Orangis, M. Castaner était venu avec la ministre du Travail Muriel Pénicaud présenter le dispositif Hope, lancé en 2017 pour faciliter l'intégration des réfugiés.

Partager cet article

Dans la même thématique

Rally at Place de la Republique for the release of activists from the Global Sumud Flotilla
7min

Politique

Garde à vue de Rima Hassan : comment fonctionne l’immunité parlementaire des eurodéputés ?

L’eurodéputée Rima Hassan a été placée en garde à vue jeudi. Ressortie libre dans la soirée, elle, sera jugée le 7 juillet prochain devant le tribunal correctionnel pour « apologie de terrorisme », en raison d’un post publié le 26 mars 2026 sur son compte X. La procédure a entraîné de nombreuses questions au regard de l’immunité parlementaire qui protège les députés européens.

Le

Session of questions to the government at the Senate
3min

Politique

Un nouveau projet de loi contre le séparatisme pour renforcer l’arsenal de 2021

Le gouvernement prépare un nouveau texte législatif visant à renforcer la lutte contre le séparatisme, dans la continuité de la loi adoptée en 2021. Présenté fin avril en Conseil des ministres, ce projet entend combler certaines limites identifiées par l’exécutif, notamment en matière de contrôle des structures et de protection des mineurs.

Le

Paris: Gerard Larcher elu President du Senat
9min

Politique

Sénatoriales : le groupe PS s’attend à une stabilité ou à un léger recul

Après les municipales, le PS espère conserver sa place de second groupe de la Haute assemblée, à l’issue des sénatoriales de septembre. « Je parie sur la stabilité », affirme Patrick Kanner, patron des sénateurs socialistes. Le sénateur du Nord n’exclut cependant pas le scénario du pire, qui serait « une perte sensible » de « 5 sièges ». Le groupe compte aujourd’hui 65 membres.

Le