Catalogne: face à une « forme d’impasse », Valls prône « le dialogue »
L'ancien Premier ministre Manuel Valls a constaté vendredi sur franceinfo une "forme d'impasse" après les élections en Catalogne,...

Catalogne: face à une « forme d’impasse », Valls prône « le dialogue »

L'ancien Premier ministre Manuel Valls a constaté vendredi sur franceinfo une "forme d'impasse" après les élections en Catalogne,...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'ancien Premier ministre Manuel Valls a constaté vendredi sur franceinfo une "forme d'impasse" après les élections en Catalogne, appelant pour en sortir au "dialogue" et à l'abandon de l'agenda indépendantiste qui est "mort face à la réalité".

"Il n'y a pas vraiment de solution, il y a une forme d'impasse", a estimé le député apparenté LREM, après que les partisans de l'indépendance ont obtenu la majorité des sièges jeudi aux élections régionales.

"Et il faudra sortir de cette impasse (...) par le dialogue, par le respect, par l'écoute, par le fait qu'on abandonne un agenda indépendantiste et qu'on dialogue entre Barcelone et Madrid", a dit M. Valls, qui a soutenu les partisans de l'unité espagnole.

"Les indépendantistes ont perdu des sièges, des voix, ils dépendent comme pour la législature qui vient de se terminer de quatre sièges d'un parti d'extrême gauche anti-système, anti-marché, anti-Etat, anti-Europe, donc tout cela n'est pas très facile à gouverner", a dit M. Valls.

"Et puis l'agenda indépendantiste lui-même s'est heurté à un mur: les entreprises -3.000- qui sont parties, l'UE qui a dit très clairement qu'il ne pouvait pas y avoir de voie indépendantiste pour la Catalogne, et du côté de l'Etat espagnol, par aussi le fait qu'on a appliqué de manière très ferme l'Etat de droit...", a-t-il ajouté.

"C'est une impasse préoccupante, il faudra malheureusement beaucoup de temps pour soigner les plaies (...) Il n'y a pas d'autre voie que le dialogue. Mais le projet indépendantiste, c'est ma conviction profonde (..) il est mort face à la réalité", a affirmé M. Valls, qui a lui-même des origines catalanes.

Partager cet article

Dans la même thématique

Catalogne: face à une « forme d’impasse », Valls prône « le dialogue »
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le