Catalogne: face à une « forme d’impasse », Valls prône « le dialogue »
L'ancien Premier ministre Manuel Valls a constaté vendredi sur franceinfo une "forme d'impasse" après les élections en Catalogne,...

Catalogne: face à une « forme d’impasse », Valls prône « le dialogue »

L'ancien Premier ministre Manuel Valls a constaté vendredi sur franceinfo une "forme d'impasse" après les élections en Catalogne,...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'ancien Premier ministre Manuel Valls a constaté vendredi sur franceinfo une "forme d'impasse" après les élections en Catalogne, appelant pour en sortir au "dialogue" et à l'abandon de l'agenda indépendantiste qui est "mort face à la réalité".

"Il n'y a pas vraiment de solution, il y a une forme d'impasse", a estimé le député apparenté LREM, après que les partisans de l'indépendance ont obtenu la majorité des sièges jeudi aux élections régionales.

"Et il faudra sortir de cette impasse (...) par le dialogue, par le respect, par l'écoute, par le fait qu'on abandonne un agenda indépendantiste et qu'on dialogue entre Barcelone et Madrid", a dit M. Valls, qui a soutenu les partisans de l'unité espagnole.

"Les indépendantistes ont perdu des sièges, des voix, ils dépendent comme pour la législature qui vient de se terminer de quatre sièges d'un parti d'extrême gauche anti-système, anti-marché, anti-Etat, anti-Europe, donc tout cela n'est pas très facile à gouverner", a dit M. Valls.

"Et puis l'agenda indépendantiste lui-même s'est heurté à un mur: les entreprises -3.000- qui sont parties, l'UE qui a dit très clairement qu'il ne pouvait pas y avoir de voie indépendantiste pour la Catalogne, et du côté de l'Etat espagnol, par aussi le fait qu'on a appliqué de manière très ferme l'Etat de droit...", a-t-il ajouté.

"C'est une impasse préoccupante, il faudra malheureusement beaucoup de temps pour soigner les plaies (...) Il n'y a pas d'autre voie que le dialogue. Mais le projet indépendantiste, c'est ma conviction profonde (..) il est mort face à la réalité", a affirmé M. Valls, qui a lui-même des origines catalanes.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Protests
4min

Politique

Mobilisation du 31 octobre : à quoi faut-il s’attendre ?

Le samedi 31 octobre s’annonce comme une journée sous haute tension en France. Après la mobilisation du 24 octobre qui s’est déroulée relativement dans le calme, la coordination des gilets jaunes et les organisations syndicales des lycéens et des étudiants ont appelé à « un acte III », une nouvelle journée de mobilisation sociale contre la vie chère. Face au risque « très élevé » de débordements, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez prévoit de mobiliser 70 000 forces de l’ordre.

Le

Paris. french socialist parti national council.
15min

Politique

« Je ne veux pas devenir un vieux con » : du mouvement lycéen à Raphaël Glucksmann, David Assouline, l’ancien trotskiste toujours dans les coulisses

Ancienne figure du mouvement étudiant contre la loi Devaquet, en 1986, David Assouline fait aujourd’hui partie de ceux qui œuvrent au succès de la campagne de Raphaël Glucksmann. Formé à l’école trotskiste, cet ancien de la LCR a rejoint le PS dans les années 90, avant de passer 19 ans comme sénateur. « Tacticien et stratège », ce natif d’une famille juive marocaine, naturalisé à l’âge de 13 ans, sait ferrailler dans l’appareil socialiste. Il met aujourd’hui son expérience au profit de Raphaël Glucksmann, prédisant une « recomposition » et « un moment de dépassement » pour le PS.

Le

Nationwide protests over cost of living – Dijon
6min

Politique

Mouvement lycéen : Un « semi mea culpa » du gouvernement sur la gestion de la crise

Interviewé ce mercredi sur la chaîne YouTube Hugo Décrypte, Emmanuel Macron s’est dit « dans le soutien et la compassion » des élèves blessés lors des manifestations et blocus. De son côté, ce jeudi, Edouard Geffray, ministre de l’Education, reconnaît que le gouvernement aurait « dû être plus rapide » dans sa gestion de la crise. A l’approche de la rentrée scolaire, la communication du gouvernement semble vouloir donner des signes d’apaisement.

Le

FRA – ASSEMBLEE – 4 COLONNES
8min

Politique

Après la proposition de primaire de Gabriel Attal, rejetée par le camp Philippe et Retailleau, le blocage perdure

En proposant une « grande primaire des démocrates », Gabriel Attal ne fait qu’un « exercice de communication » pour avoir un « prétexte » pour se maintenir, dénonce-t-on dans l’équipe de campagne d’Edouard Philippe. « Ce ne sont pas les ego qui doivent parler mais bien le sens de la responsabilité », soutient la députée Prisca Thévenot, proche du candidat Renaissance.

Le