Cazeneuve: « C’est long de reconstruire une police »
Bernard Cazeneuve a fait valoir mardi au micro de Sud Radio qu'il était "long de reconstruire une police", en réponse aux...

Cazeneuve: « C’est long de reconstruire une police »

Bernard Cazeneuve a fait valoir mardi au micro de Sud Radio qu'il était "long de reconstruire une police", en réponse aux...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Bernard Cazeneuve a fait valoir mardi au micro de Sud Radio qu'il était "long de reconstruire une police", en réponse aux critiques contre le gouvernement sur la gestion des incidents en banlieue parisienne.

"C'est long de reconstruire une police quand on a supprimé des effectifs par milliers, quand on a réduit ses crédits de plus de 15%, quand on a supprimé la police de proximité", a lancé le Premier ministre, visant le bilan de la droite sur la sécurité, dans un entretien enregistré lundi soir à Berlin, où il est en déplacement, et diffusé mardi matin.

"Nous sommes en train de reconstruire tout ça, pas à pas, ça prend du temps", a affirmé M. Cazeneuve, alors que le Front national accuse le gouvernement de "laxisme" et que la droite critique son "absence".

"Ca implique qu'on ait un sens rigoureux de ce que doit être l'ordre républicain, ça implique que l'on soit intraitable sur la nécessité du respect mutuel et ça implique que l'on fasse les choix budgétaires que nous avons faits", a poursuivi le Premier ministre.

"Je ne vais pas rentrer dans des polémiques de ce type", a-t-il dit, pointant "des outrances qui seront d'autant plus convoquées que les candidats (à la présidentielle, ndlr) qui les convoqueront seront en difficulté".

"Ce n'est pas nous qui avons supprimé 13.000 emplois dans la police, dans la gendarmerie, nous en avons créé 9.000, il faut qu'il y ait du respect mutuel et ce n'est pas nous qui attisons les tensions", a-t-il accusé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government
3min

Politique

Après la nomination controversée d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : les sénateurs socialistes déposent un texte pour encadrer son mandat

Nommée par Emmanuel Macron à la tête de la Cour des comptes, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin qui va disposer d’un mandat irrévocable, pourrait rester rue de Cambon une trentaine d’années. C’est trop pour les sénateurs socialistes qui ont déposé une proposition de loi pour limiter son mandat.

Le

Sciences Po Lyon
5min

Politique

Mort de Quentin : vers la fin des réunions politiques dans les universités ?

Après la mort du militant nationaliste, Quentin Deranque, le gouvernement a appelé les présidents d’universités à interdire les réunions politiques dans leurs établissements en cas de risque de trouble à l’ordre public. Un rappel du droit existant qui fait craindre une « neutralisation des campus ».

Le

Cazeneuve: « C’est long de reconstruire une police »
4min

Politique

Mort de Quentin : « Un jeune perd la vie, quelles que soient ses idées politiques, c’est inacceptable » déclare le sénateur David Ros

La mort de Quentin Deranque, 23 ans, survenue samedi 14 février à Lyon, deux jours après une violente agression en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à l’Institut d’études politiques de Lyon, a suscité une vive émotion et des réactions en cascade au sein de la classe politique. L’enquête pour « homicide volontaire », ouverte par le parquet de Lyon, se poursuit sans interpellation à ce stade. La question a notamment été évoquée lors des réunions hebdomadaires des groupes au Sénat.

Le

Elysee Palace : Emmanuel Macron welcomes European Council President Antonio Costa
3min

Politique

Les sénateurs communistes veulent réduire les pouvoirs du Président de la République

Mercredi 25 février, les communistes du Sénat défendront une proposition de loi constitutionnelle visant à « restreindre certaines prérogatives du Président de la République ». Il s’agit de retirer des prérogatives du chef de l’Etat et de les transférer au Premier ministre, comme le pouvoir de dissolution ou encore la présidence du Conseil des ministres.

Le