Cazeneuve ironise sur “l’erreur de communication” de Fillon

Cazeneuve ironise sur “l’erreur de communication” de Fillon

Le Premier ministre Bernard Cazeneuve a ironisé mercredi soir sur "l'erreur de communication" invoquée par François Fillon sur...
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Le Premier ministre Bernard Cazeneuve a ironisé mercredi soir sur "l'erreur de communication" invoquée par François Fillon sur son programme sur la Sécurité sociale, et lancé un avertissement voilé à Macron sur le sort de celui "qui ne sait pas d'où il part".

"En politique, c'est toujours la première impulsion qui est la bonne. Généralement quand on dit qu'on a fait une erreur de communication après qu'on a présenté son programme, c'est qu'on a révélé sa vraie intention politique", a déclaré M. Cazeneuve lors des voeux du Parti socialiste, rue de Solférino.

"Et donc la campagne électorale doit être aussi l'occasion de le rappeler", a-t-il poursuivi, alors que François Fillon s'est efforcé mercredi de relancer sa campagne en faisant son mea culpa au sujet de son projet de réforme de la Sécu.

"On n'a pas été bons, on n'a pas été clairs dans nos propositions" sur la Sécurité sociale, a affirmé l'ancien Premier ministre mercredi matin.

Alors que le candidat socialiste issu de la primaire organisée par le PS menace d'être étouffé entre les candidatures d'Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon, Bernard Cazeneuve a aussi défendu le clivage droite-gauche.

"Je vous invite aussi à bien expliquer dans le moment que la droite et la gauche ce n'est pas la même chose. Je crois franchement et sincèrement que la droite et la gauche ce n'est pas la même chose", a-t-il dit.

"La société bouge, elle nous envoie de nouveaux défis (...) notre famille doit évoluer, elle doit se transformer, elle doit aussi gouverner car nous aurions grand tort de considérer que la gauche est plus belle quand elle est plus pure et qu'étant plus pure elle s'interdit de gouverner jamais", a lancé M. Cazeneuve dans une allusion à la gauche de la gauche.

Mais la gauche de gouvernement "ne doit jamais oublier les valeurs qui sont les siennes et l'Histoire dans laquelle elle s'incrit", a déclaré le Premier ministre, dans un message dirigé selon ses proches vers Emmanuel Macron.

"Nous ne devons jamais, ce serait une erreur historique, ignorer les clivages qui séparent les conservateurs des autres", a-t-il dit.

"Si l'on ne sait pas d'où l'on part, on sait rarement où l'on va. Et quand on se rend compte qu'on ne sait pas où l'on va parce qu'on ne sait pas d'où on part, il peut être trop tard. Et donc il est bien important de comprendre que nous avons des racines", a-t-il prévenu.

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