Cazeneuve: Mélenchon plaide un mot « mal calibré », accepte le procès
Jean-Luc Mélenchon a reconnu mardi que le terme "assassinat" était "mal calibré" dans ses récentes déclarations liant Bernard...

Cazeneuve: Mélenchon plaide un mot « mal calibré », accepte le procès

Jean-Luc Mélenchon a reconnu mardi que le terme "assassinat" était "mal calibré" dans ses récentes déclarations liant Bernard...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Jean-Luc Mélenchon a reconnu mardi que le terme "assassinat" était "mal calibré" dans ses récentes déclarations liant Bernard Cazeneuve à la mort de Rémi Fraisse, tout en accueillant la possibilité d'un procès en diffamation qui pourrait selon lui faire "éclater la vérité" sur la mort du militant écologiste.

"Si M. Cazeneuve estime qu'il est juste de me faire un procès en diffamation, je l'invite à le faire. De cette façon, nous pourrons devant un prétoire enfin prendre tous les éléments, toutes les pièces du dossier des conditions dans lesquelles Rémi Fraisse est mort", a déclaré l'ancien candidat à la présidentielle lors d'une conférence de presse.

"C'est la seule occasion d'amener devant un prétoire cette affaire (...) et alors on verra qu'en effet, M. Cazeneuve est l'homme qui a mis en place des méthodes d'intervention d'une violence extrême dont les manifestants de la loi El-Khomri se souviennent parfaitement", a-t-il poursuivi.

Pour Sivens où le jeune homme est mort en 2014, "il a été établi que des grenades offensives ont été utilisées et que le commandement de l'opération sur le terrain s'était déroulé en dehors de la présence de tout civil qui rend la forme de l'intervention illégale (...)", a dit M. Mélenchon. "Je ne crois pas que M. Cazeneuve ait à gagner à ce procès", a-t-il ajouté, l'appelant à "la retenue".

"Le point de départ, c'est que (M. Cazeneuve) a dit que je ne m'étais pas exprimé contre le FN (avant le deuxième tour de la présidentielle), laissant entendre qu'en quelque sorte (...) il y aurait une certaine ambiguïté de notre comportement", a expliqué le désormais candidat aux législatives à Marseille.

M. Mélenchon s'est dit "stupéfait" de la polémique engendrée par ses propos tenus mercredi dans deux meetings à Paris et à Montreuil, où il a accusé l'ancien ministre de l'Intérieur non seulement d'être responsable de la mort de Rémi Fraisse mais de s'être "occupé de son assassinat".

"Je suis d'accord pour requalifier d'+homicide+ et je prie pour qu'on comprenne que dans un meeting de 45 minutes il peut arriver qu'un mot ne soit pas calibré exactement", a-t-il justifié, assurant qu'il comptait devant la justice plaider "la bonne foi".

"Je répondais à quelqu'un qui m'interpellait sur le fait que j'avais manqué à la République, en lui ripostant que c'est lui qui a manqué à la République dans la mesure où il n'a pas assumé" et n'a pas démissionné à l'époque.

"Je n'accuse pas M. Cazeneuve d'être venu lui-même assassiner quelqu'un, enfin ! De grâce ! Vous ne savez pas ce que c'est qu'un meeting, un discours qui dure trois quarts d'heure ?", a-t-il répondu à une question sur la gravité de l'accusation d'"assassinat".

"Celui qui me fait la leçon de République doit commencer par balayer devant sa porte", a encore ajouté M. Mélenchon.

Partager cet article

Dans la même thématique

French Prime Minister Sébastien Lecornu Chairs Crisis Cell in Marseille Over Heatwave
6min

Politique

« La chaleur monte encore d’un cran » : la canicule inquiète l’exécutif, entre feux de forêt record et passages aux urgences en hausse

Pour la première fois, le gouvernement a déployé ce vendredi le plan Orsec de lutte contre les catastrophes et accidents pour faire face aux chaleurs extrêmes dans les départements en vigilance rouge canicule. Les températures vont encore grimper ce week-end, renforçant les inquiétudes sur les fronts de l’hôpital et des feux de forêt.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
9min

Politique

Présidentielle 2027 : le PS enterre la primaire ouverte et fragilise Olivier Faure

Après avoir été mis en minorité par les députés socialistes sur la stratégie à adopter lors de la motion de censure déposée par les Écologistes en pleine canicule, Olivier Faure a essuyé un deuxième revers, cette fois devant les militants de son propre parti. En rejetant sa proposition de primaire ouverte, le PS fragilise son premier secrétaire et ouvre une nouvelle phase de la course à la présidentielle. Au centre de toutes les interrogations désormais, la place que choisira d’occuper Raphaël Glucksmann.

Le

Paris: Debat reforme des retraites au Senat
5min

Politique

Sénatoriales : Guillaume Gontard va quitter la présidence du groupe écologiste, après six années passées à sa tête

Après le prochain renouvellement sénatorial du 27 septembre prochain, Guillaume Gontard quittera la présidence du groupe écologiste qu'il occupe depuis 6 ans. L'élu de l'Isère n'est pas renouvelable, mais a décidé de passer la main à la rentrée prochaine. Il se dit fier du travail accompli et « d'avoir pu instaurer une parole écologiste qui compte » au sein de la Haute Assemblée.

Le