Cazeneuve prêt à retirer sa plainte, si Mélenchon présente ses « excuses »
L'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve s'est déclaré prêt mardi à retirer sa plainte pour diffamation contre Jean-Luc...

Cazeneuve prêt à retirer sa plainte, si Mélenchon présente ses « excuses »

L'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve s'est déclaré prêt mardi à retirer sa plainte pour diffamation contre Jean-Luc...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

L'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve s'est déclaré prêt mardi à retirer sa plainte pour diffamation contre Jean-Luc Mélenchon, si le leader de La France insoumise présentait ses "excuses".

"Moi je ne suis pas du tout demandeur d'aller devant les tribunaux pour porter devant les tribunaux le règlement de conflits politiques, mais là je suis obligé de le faire", a expliqué sur France Inter M. Cazeneuve, accusé par Jean-Luc Mélenchon, non seulement d'être responsable de la mort de Rémi Fraisse, mais de s'être "occupé de son assassinat".

"Si bien entendu il dit dans les jours qui viennent +je regrette ce que j'ai dit, je me suis laissé emporter, je présente mes excuses+, je retirerai ma plainte", a-t-il poursuivi.

"Moi je n'ai pas de raisons d'entretenir des polémiques", a ajouté M. Cazeneuve, assurant préférer "la sagesse à l'invective". "Si Jean-Luc Mélenchon disait cela, la sagesse me conduirait à retirer ma plainte, bien entendu".

Justifiant sa charge contre l'ancien ministre de l'Intérieur, Jean-Luc Mélenchon a expliqué lundi qu'il s'était "senti piqué" par les reproches de M. Cazeneuve sur son attitude face à Marine Le Pen. "Je n'aurais pas dû tenir compte de ce qu'il disait. (...) Je me suis senti piqué et ça m'a fait réagir", a-t-il dit.

Pendant l'entre-deux-tours de la présidentielle, M. Cazeneuve avait dénoncé "une faute politique et morale" du candidat de La France insoumise, pour "ne pas avoir appelé clairement à voter" pour Emmanuel Macron face à la candidate du Front national.

"Je n'ai pas été dans l'invective en disant cela, j'ai dit la vérité", s'est justifié mardi M. Cazeneuve. "Si vous avez une déclaration de Jean-Luc Mélenchon qui dit +pour éviter l'extrême droite, votez Emmanuel Macron+, vous me la présentez".

Rémi Fraisse a été tué en 2014 par le jet d'une grenade de gendarmes près du chantier controversé de retenue d'eau à Sivens (Tarn), alors que Bernard Cazeneuve était ministre de l'Intérieur.

"Ce qui me paraît pas acceptable c'est le fait qu'une jeune homme soit mort", a pour sa part réagi mardi Eric Coquerel, coresponsable du Parti de gauche et candidat LFI aux législatives.

"Les déclarations de M. Cazeneuve veulent en réalité faire oublier (...) qu'il y a eu un homicide", et que l'ancien ministre de l'Intérieur "est politiquement responsable de ce qui s'est passé", a-t-il déclaré sur RFI.

Partager cet article

Dans la même thématique

proc ok
3min

Politique

Quentin Deranque a été frappé par au « moins six individus », pas d’interpellation à ce stade, précise le procureur

« Ces trois jeunes hommes, dont Quentin Deranque, ont été jetés au sol, frappés à de très nombreuses reprises par plusieurs individus, au moins six pour Quentin Deroc », a précisé le procureur de Lyon, lors d’une conférence de presse. Selon l’avancée de l’enquête, il ne confirme pas que les agresseurs sont liés à la mouvance antifasciste. Les agresseurs étaient « masqués, cagoulés ».

Le

illustration: petite Mairie et son drapeau francais.
5min

Politique

Municipales : la parité empêche-t-elle des candidats de composer des listes dans les petites communes ?

Alors que certains candidats aux municipales font de l’obligation de parité des listes dans les villes de moins de 1 000 habitants une difficulté pour présenter des listes, élus locaux et chercheurs tempèrent cet effet. De réels problèmes se posent en termes de crise des vocations, et l’obligation de constituer des listes avec l’abandon du panachage constitue par ailleurs un véritable frein aux candidatures.

Le