Cazeneuve sur Hollande et Macron: la « loyauté » n’est « pas négociable » en politique
Bernard Cazeneuve a estimé dimanche, au sujet d'Emmanuel Macron, que "lorsque vous êtes nommé ministre", "vous ne pouvez pas agir...

Cazeneuve sur Hollande et Macron: la « loyauté » n’est « pas négociable » en politique

Bernard Cazeneuve a estimé dimanche, au sujet d'Emmanuel Macron, que "lorsque vous êtes nommé ministre", "vous ne pouvez pas agir...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Bernard Cazeneuve a estimé dimanche, au sujet d'Emmanuel Macron, que "lorsque vous êtes nommé ministre", "vous ne pouvez pas agir de telle sorte à aller jusqu'à envisager de vous présenter" contre le président qui vous a nommé, car la "loyauté" n'est "pas négociable" en politique.

"Emmanuel Macron est arrivé dans un moment où les socialistes étaient au paroxysme de leurs divisions. Donc on ne peut pas imputer à Emmanuel Macron les manquements, les divisions, les fractures qui ont traversé la gauche et la famille socialiste", a déclaré l'ex-Premier ministre sur France 2.

"Mais dans le même temps, lorsque vous êtes nommé ministre par le président de la République, vous ne pouvez pas agir de telle sorte à aller jusqu'à envisager de se présenter aux élections contre lui", a-t-il ajouté.

"Je ne le dis pas pour parler constamment du passé ou parce que j'aime les règlements de compte". "Mais je le dis dans ce livre parce que c'est partie de ce que j'ai vécu", a ajouté M. Cazeneuve, dont le livre ("Chaque jour compte", Stock) sort mercredi.

"Je crois que la loyauté en politique n'est pas une chose négociable. Par souci des institutions et par loyauté, je me suis comporté comme je me suis comporté. Peut-être ai-je eu tort mais en tous les cas ça me met parfaitement en phase avec ce que je crois", a également déclaré M. Cazeneuve

Partager cet article

Dans la même thématique

Cazeneuve sur Hollande et Macron: la « loyauté » n’est « pas négociable » en politique
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le