Bernard Cazeneuve a annoncé dimanche soir sa décision de "porter plainte" contre Jean-Luc Mélenchon, après les propos du leader de La France insoumise à Montreuil autour de la mort de Rémi Fraisse relevant selon lui de la "diffamation".
Lors d'une prise de parole publique à Montreuil mercredi, M. Mélenchon a accusé l'ancien ministre de l'Intérieur non seulement d'être responsable de la mort de Rémi Fraisse, mais de s'être "occupé de son assassinat", selon des images diffusées dimanche dans un reportage de l'émission "C politique" sur France 5.
"Cazeneuve, le gars qui s'est occupé de l'assassinat de Rémi Fraisse. Le gars qui a fait gazer, matraquer toutes les manifestations et qui prend maintenant sa tête de petit sainte-nitouche pour dire que c'est moi qui ne sait pas choisir entre le Front national et je sais pas qui", a lancé le leader de La France insoumise venu soutenir Alexis Corbière dans la 7e circonscription de Seine-Saint-Denis.
Le leader de la France insoumise, Jean-Luc Melenchon, à Marseille le 20 mai 2017
AFP/Archives
"Coutumier de l'outrance et de l'abaissement du débat public, Jean-Luc Mélenchon a franchi la frontière de la diffamation. Par ses propos à mon sujet, il démontre que l'insulte est devenu son mode de pensée et d'expression", a réagi M. Cazeneuve dans un communiqué.
"Parce que je crois que le débat d'idée implique du respect et doit prévaloir sur l'invective, la manipulation et le mensonge, j'ai décidé de porter plainte contre Jean-Luc Mélenchon pour diffamation", a ajouté l'ancien Premier ministre, désormais chef de file du PS pour les législatives des 11 et 18 juin.
Vendredi, l'ancien chef du gouvernement avait dénoncé le "discours de haine" et les "accusations abjectes" à son encontre de M. Mélenchon.
Lors d'une première réunion publique dans le XXe arrondissement de Paris, l'ancien candidat à la présidentielle s'en était vivement pris à M. Cazeneuve, ce "type" qui "ose la ramener avec son costume de bedeau. Oui le bedeau du capital et de ce gouvernement! Qui est-ce qui a tué Rémi Fraisse sauf erreur? C'est pas moi? non?".
Rémi Fraisse est un jeune militant écologiste tué en 2014 par le jet d'une grenade de gendarmes près du chantier controversé de retenue d'eau à Sivens (Tarn), alors que M. Cazeneuve était ministre de l'Intérieur.
Entre les deux tours de la présidentielle, M. Cazeneuve avait dénoncé "une faute politique et morale" de M. Mélenchon pour "ne pas avoir appelé clairement à voter" pour Emmanuel Macron face à Marine Le Pen.
Le PS a condamné dimanche les "propos diffamatoires et volontairement provocateurs" à ses yeux de Jean-Luc Mélenchon à l'encontre de Bernard Cazeneuve, jugeant que le leader de la France insoumise avait recouru à "des méthodes que ne réprouverait pas l'extrême droite sur internet".
Alors que plus de 150 écrivains annoncent quitter la maison d’édition Grasset pour protester contre le renvoi du PDG Olivier Nora, la sénatrice socialiste Sylvie Robert propose une « loi d’urgence » pour « protéger les auteurs ». Le but : permettre aux auteurs d’activer une clause de conscience en cas de changement radical de la ligne éditoriale de leur éditeur.
Les militants LR sont appelés à choisir le mode de désignation de leur candidat ce week-end. Mais entre primaire fermée, primaire semi-ouverte et président du parti propulsé candidat, c’est la troisième option qui tient la corde. De quoi permettre au président des LR de lancer le second étage de la fusée et dévoiler son programme « de rupture ». Un meeting est en préparation avant l’été. Il pourrait se faire au Parc floral de Paris, le 20 juin.
Alors que le projet de loi-cadre sur les transports est examiné en séance au Sénat, Philippe Tabarot a égrené les grandes lignes de « son » texte, jeudi 16 avril, au micro de Public Sénat. Le ministre des transports veut assurer la pérennité des financements du secteur, notamment via les recettes des péages autoroutiers et un nouveau contrat avec SNCF Réseau.
Jeudi et vendredi, les cadres du RN se retrouvent dans un lieu secret pour « un séminaire présidentiel ». Le parti, qui est toujours suspendu à la décision de la Cour d’appel sur l’inéligibilité de Marine Le Pen, n’est pas encore tout à fait en ordre de marche. Au fil des mois, Jordan Bardella semble s’éloigner de la ligne souverainiste et étatiste prônée lors des précédentes campagnes présidentielles. Faut-il y voir un antagonisme ou une manière d'accéder à un dernier territoire de conquête électorale ?