Cazeneuve va porter plainte contre Mélenchon pour diffamation

Cazeneuve va porter plainte contre Mélenchon pour diffamation

Bernard Cazeneuve a annoncé dimanche soir sa décision de "porter plainte" contre Jean-Luc Mélenchon, après les propos du leader de La France...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Bernard Cazeneuve a annoncé dimanche soir sa décision de "porter plainte" contre Jean-Luc Mélenchon, après les propos du leader de La France insoumise à Montreuil autour de la mort de Rémi Fraisse relevant selon lui de la "diffamation".

Lors d'une prise de parole publique à Montreuil mercredi, M. Mélenchon a accusé l'ancien ministre de l'Intérieur non seulement d'être responsable de la mort de Rémi Fraisse, mais de s'être "occupé de son assassinat", selon des images diffusées dimanche dans un reportage de l'émission "C politique" sur France 5.

"Cazeneuve, le gars qui s'est occupé de l'assassinat de Rémi Fraisse. Le gars qui a fait gazer, matraquer toutes les manifestations et qui prend maintenant sa tête de petit sainte-nitouche pour dire que c'est moi qui ne sait pas choisir entre le Front national et je sais pas qui", a lancé le leader de La France insoumise venu soutenir Alexis Corbière dans la 7e circonscription de Seine-Saint-Denis.

Le leader de la France insoumise, Jean-Luc Melenchon, à Marseille le 20 mai 2017
Le leader de la France insoumise, Jean-Luc Melenchon, à Marseille le 20 mai 2017
AFP/Archives

"Coutumier de l'outrance et de l'abaissement du débat public, Jean-Luc Mélenchon a franchi la frontière de la diffamation. Par ses propos à mon sujet, il démontre que l'insulte est devenu son mode de pensée et d'expression", a réagi M. Cazeneuve dans un communiqué.

"Parce que je crois que le débat d'idée implique du respect et doit prévaloir sur l'invective, la manipulation et le mensonge, j'ai décidé de porter plainte contre Jean-Luc Mélenchon pour diffamation", a ajouté l'ancien Premier ministre, désormais chef de file du PS pour les législatives des 11 et 18 juin.

Vendredi, l'ancien chef du gouvernement avait dénoncé le "discours de haine" et les "accusations abjectes" à son encontre de M. Mélenchon.

Lors d'une première réunion publique dans le XXe arrondissement de Paris, l'ancien candidat à la présidentielle s'en était vivement pris à M. Cazeneuve, ce "type" qui "ose la ramener avec son costume de bedeau. Oui le bedeau du capital et de ce gouvernement! Qui est-ce qui a tué Rémi Fraisse sauf erreur? C'est pas moi? non?".

Rémi Fraisse est un jeune militant écologiste tué en 2014 par le jet d'une grenade de gendarmes près du chantier controversé de retenue d'eau à Sivens (Tarn), alors que M. Cazeneuve était ministre de l'Intérieur.

Entre les deux tours de la présidentielle, M. Cazeneuve avait dénoncé "une faute politique et morale" de M. Mélenchon pour "ne pas avoir appelé clairement à voter" pour Emmanuel Macron face à Marine Le Pen.

Le PS a condamné dimanche les "propos diffamatoires et volontairement provocateurs" à ses yeux de Jean-Luc Mélenchon à l'encontre de Bernard Cazeneuve, jugeant que le leader de la France insoumise avait recouru à "des méthodes que ne réprouverait pas l'extrême droite sur internet".

Dans la même thématique

Deplacement du Premier Ministre a Viry-Chatillon
7min

Politique

Violence des mineurs : le détail des propositions de Gabriel Attal pour un « sursaut d’autorité »

En visite officielle à Viry-Châtillon ce jeudi 18 avril, le Premier ministre a énuméré plusieurs annonces pour « renouer avec les adolescents et juguler la violence ». Le chef du gouvernement a ainsi ouvert 8 semaines de « travail collectif » sur ces questions afin de réfléchir à des sanctions pour les parents, l’excuse de minorité ou l’addiction aux écrans.

Le

Turin – Marifiori Automotive Park 2003, Italy – 10 Apr 2024
6min

Politique

Au Sénat, la rémunération de 36,5 millions d’euros de Carlos Tavares fait grincer des dents. La gauche veut légiférer.

Les actionnaires de Stellantis ont validé mardi 16 avril une rémunération annuelle à hauteur de 36,5 millions d’euros pour le directeur général de l’entreprise Carlos Tavares. Si les sénateurs de tous bords s’émeuvent d’un montant démesuré, la gauche souhaite légiférer pour limiter les écarts de salaires dans l’entreprise.

Le