«Ce gouvernement de droite pour la droite ne peut inspirer la confiance», selon Cambadélis
Le Premier secrétaire du PS a empilé les attaques vis-à-vis du nouvel exécutif en affirmant qu’il y avait une « absence de socialistes » et que plusieurs ministres étaient en « contradiction totale » avec Emmanuel Macron.

«Ce gouvernement de droite pour la droite ne peut inspirer la confiance», selon Cambadélis

Le Premier secrétaire du PS a empilé les attaques vis-à-vis du nouvel exécutif en affirmant qu’il y avait une « absence de socialistes » et que plusieurs ministres étaient en « contradiction totale » avec Emmanuel Macron.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le Premier secrétaire du PS a trouvé dans la liste du gouvernement hier après-midi plusieurs angles d’attaque pour la campagne des législatives. Il a dénoncé un « gouvernement de droite pour la droite », qui « ne peut inspirer la confiance à un moment où le pays a besoin de gauche ».

Pour le patron des socialistes, l’objectif d’Emmanuel Macron est clair : viser la majorité absolue en juin pour « bâillonner l’Assemblée nationale pour faire passer les lois de droite ». Quant à ses anciens camarades Richard Ferrand, Christophe Castaner ou encore Jean-Yves Le Drian, le cordon semble définitivement coupé :

« Il n’y a pas de ministres socialistes au gouvernement, il y a une colonne vertébrale de droite et des ministres d’En Marche qui ont quitté le Parti socialiste ou ont été exclus. »

Les deux ministres issus de LR ont essuyé les plus grandes critiques. Il a reproché à Bruno Le Maire d’avoir plaidé dans la primaire de la droite pour la fin du statut de la fonction publique territoriale. Quant à Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics, Jean-Christophe Cambadélis le juge « en contradiction totale avec le président de la République » : « il s’est fortement opposé au mariage pour tous ».

« De droite et en même temps de droite »

« En choisissant de confier Bercy à Bruno Le Maire, et Gérald Darmanin, le Premier ministre Édouard Philippe aura l’assurance de pouvoir mener une politique économique de droite et en même temps de droite dont les priorités consisteront à augmenter la CSG, supprimer l’ISF, remettre en cause les protections des salariés, réduire drastiquement le nombre de fonctionnaires et casser les services publics. »

Renouvellement « en trompe-l’œil », moyenne d’âge plus élevée par rapport au gouvernement Cazeneuve, absence de parité dans les ministères régaliens, absence de mention du Logement ou de la Jeunesse dans les intitulés des nouveaux ministères, le premier secrétaire s’inquiète également de l’Éducation, « reléguée au 11e rang protocolaire ».

« Un homme de purges »

« À l’Éducation nationale, il y a un homme de purges, Jean-Michel Blanquer », accuse le premier secrétaire, « il a beaucoup contribué à la suppression des 80 .000 postes dans le quinquennat Sarkozy ».

Le sénateur Jacques Mézard, nommé à l’Agriculture, en prend lui aussi pour son grade :

Il « s’est illustré au Sénat comme grand défenseur du cumul des mandats. »

L'intégralité de la conférence de presse :

REPLAY. Jean-Christophe multiplie les critiques à l'encontre du nouveau gouvernement
06:04

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: French Government Weekly Cabinet Meeting
3min

Politique

1er mai : boulangeries et fleuristes « indépendants » pourront faire travailler leurs salariés dès cette année, annonce Sébastien Lecornu

Le Premier ministre a mis sur la table, vendredi, un nouveau projet de loi d’élargissement du travail le 1er mai, uniquement ouvert aux boulangeries et fleuristes « indépendants et artisanaux ». En attendant son adoption formelle, il a assuré que des consignes seront données pour qu’aucun contrôle ne vienne entraver le travail de leurs salariés cette année.

Le

Festival Du Livre 2025
2min

Politique

Crise chez Grasset : au Festival du livre, Emmanuel Macron affiche sa volonté de défendre le « pluralisme éditorial »

En visite ce vendredi au Festival du livre, bousculé par la crise ouverte chez l’éditeur Grasset, Emmanuel Macron a voulu afficher sa défense du « pluralisme éditorial » et de « la liberté des auteurs ». Concernant la création d’une clause de conscience pour les auteurs, le Président a estimé que cela « doit se réfléchir ».

Le

FRA – BOOK – CONSENTEMENT
2min

Politique

Crise chez Grasset : la sénatrice Sylvie Robert (PS) propose de créer une clause de conscience pour les auteurs

Alors que plus de 150 écrivains annoncent quitter la maison d’édition Grasset pour protester contre le renvoi du PDG Olivier Nora, la sénatrice socialiste Sylvie Robert propose une « loi d’urgence » pour « protéger les auteurs ». Le but : permettre aux auteurs d’activer une clause de conscience en cas de changement radical de la ligne éditoriale de leur éditeur.

Le

FRA – ELECTIONS MUNICIPALES – LR RETAILLEAU
10min

Politique

« Il faut qu’il abatte son jeu et rentre sur le terrain » : Bruno Retailleau pourrait être candidat officiel des LR pour 2027 dès dimanche

Les militants LR sont appelés à choisir le mode de désignation de leur candidat ce week-end. Mais entre primaire fermée, primaire semi-ouverte et président du parti propulsé candidat, c’est la troisième option qui tient la corde. De quoi permettre au président des LR de lancer le second étage de la fusée et dévoiler son programme « de rupture ». Un meeting est en préparation avant l’été. Il pourrait se faire au Parc floral de Paris, le 20 juin.

Le