« Ce grand débat a été honnête » estime Guy Canivet
Au micro des chaînes parlementaires, Guy Canivet, garant du grand débat national, a réagi au bilan de ce grand débat, présenté lundi matin.  

« Ce grand débat a été honnête » estime Guy Canivet

Au micro des chaînes parlementaires, Guy Canivet, garant du grand débat national, a réagi au bilan de ce grand débat, présenté lundi matin.  
Public Senat GO&UP

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Nous constatons que ce grand débat a été honnête » déclare Guy Canivet, garant du Grand débat, quelques minutes après la fin de la présentation du premier bilan du Grand débat national.

L’ancien membre du Conseil constitutionnel a évoqué les « limites de l’exercice » en expliquant notamment que les contributions sont venues de personnes volontaires, qui en ont fait la démarche. Pas question alors de confondre les résultats avec un sondage : « Ce qui vient d’être dit là, n’est pas le sondage de l’opinion ».

Guy Canivet, voit également une deuxième limite dans le temps imparti : « Le président de la République a enfermé ce débat dans un délai très contraint, trois mois. »

La troisième limite évoquée par le garant du grand débat national est que le grand débat s’est déroulé dans « des institutions en fonctionnement » : « Le président de la République a continué à présider, le gouvernement à prendre des décisions. Et donc il fallait apprécier ces principes d’impartialité, de neutralité dans des institutions vivantes ». Guy Canivet veut ici parler des multiples interventions du président de la République au grand débat (92 heures de participation) : « La répétition [de ses interventions] pouvait créer un doute sur la nature des grands débats ».

Le garant du grand débat national a rappelé que sa mission ainsi que celle des quatre autres garants, se terminerait demain mardi, après la conférence de restitution et de publication de leur rapport.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Questions au Gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Interdiction du voile : en envisageant la piste d'un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le Conseil constitutionnel

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

Le

Photo illustration d un titre de voyage pour refugie
6min

Politique

Droit d’asile : un rapport sénatorial alerte sur son coût et son utilisation détournée en « voie d’immigration comme les autres »

Dans un rapport présenté le 9 juillet, la sénatrice LR Marie-Carole Ciuntu chiffre à près de 2 milliards le coût annuel de la politique française de droit d’asile. Dénonçant un dispositif « dévoyé », détourné pour s’installer durablement sur le territoire, elle appelle à mieux suivre les déboutés de l’asile et à réduire de plus de moitié la durée de validité des titres des réfugiés.

Le