« Ce grand débat a été honnête » estime Guy Canivet
Au micro des chaînes parlementaires, Guy Canivet, garant du grand débat national, a réagi au bilan de ce grand débat, présenté lundi matin.  

« Ce grand débat a été honnête » estime Guy Canivet

Au micro des chaînes parlementaires, Guy Canivet, garant du grand débat national, a réagi au bilan de ce grand débat, présenté lundi matin.  
Public Senat GO&UP

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Nous constatons que ce grand débat a été honnête » déclare Guy Canivet, garant du Grand débat, quelques minutes après la fin de la présentation du premier bilan du Grand débat national.

L’ancien membre du Conseil constitutionnel a évoqué les « limites de l’exercice » en expliquant notamment que les contributions sont venues de personnes volontaires, qui en ont fait la démarche. Pas question alors de confondre les résultats avec un sondage : « Ce qui vient d’être dit là, n’est pas le sondage de l’opinion ».

Guy Canivet, voit également une deuxième limite dans le temps imparti : « Le président de la République a enfermé ce débat dans un délai très contraint, trois mois. »

La troisième limite évoquée par le garant du grand débat national est que le grand débat s’est déroulé dans « des institutions en fonctionnement » : « Le président de la République a continué à présider, le gouvernement à prendre des décisions. Et donc il fallait apprécier ces principes d’impartialité, de neutralité dans des institutions vivantes ». Guy Canivet veut ici parler des multiples interventions du président de la République au grand débat (92 heures de participation) : « La répétition [de ses interventions] pouvait créer un doute sur la nature des grands débats ».

Le garant du grand débat national a rappelé que sa mission ainsi que celle des quatre autres garants, se terminerait demain mardi, après la conférence de restitution et de publication de leur rapport.

Partager cet article

Dans la même thématique

« Ce grand débat a été honnête » estime Guy Canivet
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le