« Ce n’est pas aux maires d’intervenir dans un débat qu’ils n’ont pas souhaité » estime Laurent Lafon
Au micro de « Sénat 360 », Laurent Lafon, sénateur (UC) du Val-de-Marne réagit au grand débat national qui va débuter mardi prochain, alors que l’AMF s’en est déjà désolidarisée.

« Ce n’est pas aux maires d’intervenir dans un débat qu’ils n’ont pas souhaité » estime Laurent Lafon

Au micro de « Sénat 360 », Laurent Lafon, sénateur (UC) du Val-de-Marne réagit au grand débat national qui va débuter mardi prochain, alors que l’AMF s’en est déjà désolidarisée.
Public Senat GO&UP

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le gouvernement aimerait que les maires organisent le grand débat national qui va démarrer mardi prochain. Mais c’est une responsabilité que les maires ne veulent pas endosser, pour la plupart. Laurent Lafon, sénateur (UC) du Val-de-Marne, le comprend : « Ce n’est pas à eux à intervenir dans un débat qu’ils n’ont pas souhaité (…) Si en l’occurrence la question est de débattre sur les projets du gouvernement, c’est au gouvernement d’assumer ce débat. »

Toutefois le sénateur (UC) considère que c’est aux maires d’être le relais organisationnel de ce débat : « C’est normal d’ouvrir les mairies et les salles. En revanche d’être l’animateur des débats, c’est tout autre chose. Ce n’est pas le rôle du maire. »

Interrogé sur la déclaration d’André Laignel, le vice-président de l’Association des maires de France (AMF), expliquant que « les maires de France ne se sentent en aucun cas engagés par ce débat », Laurent Lafon répond : « C’est une réaction normale (…) Le président de la République a pris une initiative, c’est son choix, c’est son droit, mais sans concerter au préalable les maires de France. »

Et d’ajouter : « Normalement dans un bon système démocratique, un débat national, ça a lieu avant les élections. Et les élections viennent [le] clôturer. Malheureusement ce débat national n’a pas eu lieu au moment des élections présidentielles. Et résultat, on le fait de manière très inorganisée, un peu subie (…) au moment où normalement on est dans l’action. Et c’est tout le problème de ce quinquennat. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Questions au Gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Interdiction du voile : en envisageant la piste d'un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le Conseil constitutionnel

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

Le

Photo illustration d un titre de voyage pour refugie
6min

Politique

Droit d’asile : un rapport sénatorial alerte sur son coût et son utilisation détournée en « voie d’immigration comme les autres »

Dans un rapport présenté le 9 juillet, la sénatrice LR Marie-Carole Ciuntu chiffre à près de 2 milliards le coût annuel de la politique française de droit d’asile. Dénonçant un dispositif « dévoyé », détourné pour s’installer durablement sur le territoire, elle appelle à mieux suivre les déboutés de l’asile et à réduire de plus de moitié la durée de validité des titres des réfugiés.

Le