« Ce n’est pas parce que Macron s’exprime dans un village qu’il renouera avec la ruralité », selon Abad
Pour le vice-président des Républicains, l’interview d’Emmanuel Macron ce jeudi à 13h n’est qu’une « simple opération de communication ».

« Ce n’est pas parce que Macron s’exprime dans un village qu’il renouera avec la ruralité », selon Abad

Pour le vice-président des Républicains, l’interview d’Emmanuel Macron ce jeudi à 13h n’est qu’une « simple opération de communication ».
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

C’est l’évènement politique du jour : Emmanuel Macron sera interviewé par Jean-Pierre Pernaut au journal de 13 heures sur TF1. Et le décor de cet entretien ne sera pas le traditionnel plateau télévisé de la chaîne à Boulogne-Billancourt, mais une école d’un petit village de l’Orne : Berd'huis. Un choix que n’a pas manqué de railler le vice-président des Républicains. « Ce n’est pas parce qu’Emmanuel Macron va s’exprimer dans un village qu’il va renouer le lien avec la ruralité », a commenté sur Public Sénat, Damien Abad.

« Peut-être que le lien entre l’Église et l’État est abîmé, mais je peux vous dire que le lien entre les territoires et le président de la République est aussi abîmé », a-t-il ajouté, en référence au discours polémique du chef de l’État devant la Conférence des évêques de France lundi soir. Mardi, les grands représentants des élus locaux ont donné de la voix, dénonçant des atteintes à la décentralisation. « Notre sentiment, c’est que le gouvernement et le chef de l’État ne comprennent pas les territoires », avait déclaré Hervé Morin, le président du Conseil régional de Normandie.

« Fracture territoriale sans précédent »

Pour Damien Abad, il y a «  une fracture territoriale en France sans précédent sur laquelle il faudra que le Président puisse s’exprime clairement ». L’élu de droite espère qu’Emmanuel Macron « portera une vision » et abordera la question des petites lignes ferroviaires, absentes selon lui du débat parlementaire sur la réforme de la SNCF.

Le député de l’Ain juge qu’on «  ne rattrape pas une déconnexion profonde avec les Français et les territoires par une simple opération de communication ». Accusant le chef de l’État de faire le choix d’une « catégorisation des Français » dans ses discours, le numéro 2 de LR a également reproché le gouvernement d’avoir laissé un « océan entre les paroles et les actes sur beaucoup de sujets ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Découvrez la nouvelle composition du Sénat, après la formation des groupes politiques
3min

Politique

Découvrez la nouvelle composition du Sénat, après la formation des groupes politiques

Les groupes politiques du Sénat ont présenté la liste de leurs nouveaux membres lundi soir, un peu plus d’une semaine après les élections sénatoriales. Les centristes deviennent la deuxième force politique du palais, après LR. Les Indépendants de Claude Malhuret (Horizons) reculent sensiblement, après plusieurs départs.

Le

« Ce n’est pas parce que Macron s’exprime dans un village qu’il renouera avec la ruralité », selon Abad
2min

Politique

Loi « casseurs-payeurs » : « Si les élèves doivent payer toute leur vie, ça me va », indique Edwige Diaz (RN)

Invitée de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous », la sénatrice RN, présidente du groupe Union nationale pour les territoires, Edwige Diaz a fustigé la « bordélisation » et ce qu’elle estime être une « récupération politique » de La France insoumise du mouvement lycéen. Elle s’est par ailleurs montrée très ferme sur le principe du « casseurs-payeurs » au cœur d’un projet de loi bientôt examiné au Sénat.

Le

FRANCE – MEETING URGENCE PALESTINE AND JEUNE GARDE
4min

Politique

« Aucune société ne peut se fâcher avec sa jeunesse » : devant les étudiants d’HEC, Jean-Luc Mélenchon apporte son soutien au mouvement lycéen 

Invité d’HEC dans le cadre d’un débat organisé par les étudiants de l’école, en partenariat avec Public Sénat, Jean-Luc Mélenchon est revenu sur le mouvement lycéen qui traverse actuellement la France. Dans le contexte du mouvement lycéen, le candidat à l’élection présidentielle dénonce « l’infâme système médiatique » qui veut se « débarrasser » de lui.

Le