« Ce n’est plus la Françafrique, peut-être que ça vous dérange ! », lance Jean-Yves Le Drian à Roger Karoutchi
Aux questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le sénateur LR, Roger Karoutchi a mis en doute la politique française en Afrique qui depuis quelque temps subie des revers. L’occasion pour le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian de défendre son bilan.

« Ce n’est plus la Françafrique, peut-être que ça vous dérange ! », lance Jean-Yves Le Drian à Roger Karoutchi

Aux questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le sénateur LR, Roger Karoutchi a mis en doute la politique française en Afrique qui depuis quelque temps subie des revers. L’occasion pour le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian de défendre son bilan.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

C’est à une « battle » d’anaphores que se sont livrés le sénateur LR, Roger Karoutchi et le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, aux questions d’actualités du gouvernement. Le sujet ? La politique de la France en Afrique. « Au moment où le président algérien fustige la politique française en matière migratoire, au moment où on apprend le report du sommet de la Francophonie qui devait se tenir en Tunisie, au moment où les gouvernements malien et centrafricain contestent la politique militaire et la présence des forces françaises dans leur pays, au moment où le Sénégal proteste contre le retrait des capitaux et des investissements français au profit des investissements chinois […] Y a-t-il, M. le ministre, encore une politique française en Afrique ? », a demandé Roger Karoutchi.

Appréciant visiblement la figure de style, Jean-Yves Le Drian lui a répondu selon la même tournure. « Au moment où le président Tshisekedi (République démocratique du Congo) considère que le président Macron est l’interlocuteur de l’Europe pour le développement de l’Afrique, au moment où nous commençons à sentir les effets de la grande conférence pour un nouveau pacte de relance pour l’Afrique, au moment où les responsables politiques d’Afrique du Sud reconnaissent l’action de la France pour lutter contre les risques pandémiques […], au moment où on développe au Sénégal un hub universitaire franco-sénégalais […], au moment où nous préparons un sommet entre l’Union européenne et l’Union africaine sous présidence française, qui sera amené à développer une nouvelle charte de la relation entre l’Europe et l’Afrique […] Oui, M. Karoutchi, il y a vraiment une politique africaine de la France. Ce n’est pas la Françafrique, peut-être que ça vous dérange mais ce n’est plus la Françafrique », a-t-il tancé.

« Je vais vous rassurer. Je ne suis pas un nostalgique de la Françafrique » a tenu a souligné le sénateur LR en évoquant désormais l’existence de la « Chinafrique » et de la « Russafrique ». « Peut-être que la France doit se poser la question de la réalité de sa relation avec l’Afrique », a-t-il conclu.

 

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Saint-Denis : Meeting LFI-PCF avec Bally Bagayoko et Jean-Luc Melenchon
9min

Politique

Sénatoriales : après sa percée aux municipales, LFI espère faire son « entrée au Sénat »

Pour les sénatoriales de septembre 2026, LFI mise principalement sur le Rhône, après plusieurs victoires aux municipales. « On sera incontournables dans un grand nombre de départements », prévient le député Paul Vannier, responsable des élections de LFI, « pas fermé » à des discussions avec Les Ecologistes. Mais les principales chances de faire élire des sénateurs LFI seront lors du scrutin de 2029. Explications.

Le

The aerial surveillance programme of bathing littoral waters in the Alpes Maritimes France
5min

Politique

Le sénateur Henri Leroy quitte Les Républicains pour rallier Éric Ciotti : « Je n’ai plus rien à attendre d’un parti qui a pactisé avec Emmanuel Macron »

Soutien d’Éric Ciotti pendant les municipales, le sénateur LR des Alpes-Maritimes, Henri Leroy, annonce qu’il rejoint l’UDR. Il espère se représenter aux sénatoriales de septembre, cette fois sur « une liste d’union des droites », avec d’autres transfuges, ce qui pourrait bousculer les équilibres dans un département acquis de longue date aux Républicains.

Le