Ce qu’il faut retenir de l’interview d’Edouard Philippe
Le Premier ministre était l’invité de Territoires d’infos sur Public Sénat. L’occasion pour le chef du gouvernement de revenir sur la réforme de l’ISF, la situation des mineurs isolés ou encore ses relations avec Alain Juppé

Ce qu’il faut retenir de l’interview d’Edouard Philippe

Le Premier ministre était l’invité de Territoires d’infos sur Public Sénat. L’occasion pour le chef du gouvernement de revenir sur la réforme de l’ISF, la situation des mineurs isolés ou encore ses relations avec Alain Juppé
Public Sénat

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

Edouard Philippe était invité sur Public Sénat, ce jeudi matin. Voici les principaux points à retenir de son interview.

La réforme de l’ISF : « Je n’ai aucun doute sur le fait que c’est assez peu populaire. Si la seule chose qui m’intéressait était la popularité, je ne serai pas parti sur cette mesure » a-t-il expliqué. « Je l’assume, comme j’assume toutes les autres mesures de ce budget (…) Ce que j’essaie de faire, ce n’est pas de stigmatiser telle ou telle catégorie de Français, c’est d’essayer de faire un budget qui permet la transformation du pays. »

ISF : Edouard Philippe reconnait une mesure "assez peu populaire"
03:53

Le contrôle journalier des chômeurs : « Tout ce qui relève de la fraude est à proscrire, la fraude fiscale aussi » a-t-il affirmé. « Mais beaucoup plus que s’il faudrait être tatillon trois fois par jour, ce qui m’intéresse c’est le sens qu’on donne à la réforme entière (…) Les points de vue formulés avec plus ou moins de provocation ce n’est pas ce qui m’intéresse le plus. »

Contrôle journalier des chômeurs : « Tout ce qui relève de la fraude est à proscrire » affirme Edouard Philippe
02:45

François Hollande : « Lorsque je suis à l’étranger je m’interdis tout commentaire sur la politique nationale (…) Si M. Hollande voulait être critique, il aurait pu peut-être faire preuve d’une forme d’humilité » a critiqué Edouard Philippe

Édouard Philippe : "Monsieur Hollande aurait pu faire preuve d'humilité"
02:10

La situation des mineur isolés : « Nous devons nous engager pour contrôler mieux les flux migratoires, à l’origine, dans ces pays d’origines et aux frontières » (…) « Il faut que nous permettions aux départements de pouvoir se consacrer sur ce qui relève explicitement de leurs compétences et que l’État prenne à sa charge ce qui relève de compétences plus régaliennes. »

Mineurs isolés: « Nous devons nous engager pour contrôler mieux les flux migratoires" Edouard Philippe
02:42

Le financement du RSA : « On a entendu des positions assez contradictoires sur le sujet » affirme-t-il. « Après beaucoup de discussions (…) j’observe que la position majoritaire et officielle de l’ADF (Assemblée des départements de France)  c’est : nous ne voulons pas de recentralisation (…) J’ai indiqué au président (de l’ADF), Dominique Bussereau ma disponibilité pour travailler sur ce sujet et j’ai bon espoir que nous y arrivions ».

Son exclusion annoncée des LR : « Je ne sais pas si ça me touche » a-t-il réagi. « Vous parlez de mon exclusion d’un parti que j’ai fondé. Avant que le parti Les Républicains s’appelle comme cela, il s’appelait l’UMP. Son premier président, c’était Alain Juppé et j’étais son directeur général donc j’ai consacré deux années et demie de ma vie à en organiser les rouages pour faire en sorte qu’elles fonctionnent (…) J’observe ces discussions internes qui m’intéressent assez peu » poursuit-il. « J’ai un engagement politique clair (…) le reste, les engagements partisans, je vais regarder ça avec beaucoup de distance. »

Exclusion des LR : « Je ne sais pas si ça me touche » affirme Edouard Philippe
01:57

Alain Juppé : « Je le connais depuis longtemps » rappelle Edouard Philippe. « Je l’aime profondément. J’ai travaillé pour lui. Je ne l’ai pas fait en disant qu’il fallait que ça se fasse. Je l’ai fait parce que j’ai aimé ça. Parce que j’ai aimé travailler avec lui, parce qu’il a cette intelligence, ce sens de l’Etat, cette bienveillance même si elle est parfois doublée d’un peu de distance. Après tout, ce n’est pas grave. On a toujours eu des relations d’une très grande affection. Je peux exprimer l’immense affection et l’immense admiration que j’ai pour lui. Après, il lui appartient de dire ce qu’il pense de moi. »

Édouard Philippe : « J’aime profondément Alain Juppé »
00:50

Partager cet article

Dans la même thématique

Ce qu’il faut retenir de l’interview d’Edouard Philippe
2min

Politique

Mazarine Pingeot sur François Mitterrand : « J'étais insolente avec mon père »

Grandir dans l’ombre du pouvoir oblige à se construire autrement, a fortiori lorsque votre existence relève du secret d’Etat. Mazarine Pingeot, « fille cachée » de François Mitterrand y est parvenue. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, la philosophe publie ces jours-ci Inappropriable (ed. Climats Flammarion), un essai ambitieux sur la relation entre l’homme et l'intelligence artificielle. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, elle revient sur une enfance hors du commun.

Le

Ce qu’il faut retenir de l’interview d’Edouard Philippe
6min

Politique

Crise du Groenland : "Quand l'Europe montre ses muscles, Trump recule" se félicite l'eurodéputé Bernard Guetta

La tension est redescendue après l'inquiétante escalade de Donald Trump sur le Groenland. Mais l’épisode n’est peut-être pas clos, tant le contenu du fameux accord conclu à Davos reste opaque. Il a laissé des traces et beaucoup de questions. Emmanuel Macron parle d'un appel à un réveil stratégique pour les 27. À l'inverse, le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a mis en garde les Européens contre toute tentation de divorce. Alors jusqu’où devons-nous et pouvons-nous nous émanciper des États-Unis ? Faut-il en particulier s’empresser de ratifier l'accord commercial conclu au mois de juillet ? Ici l'Europe ouvre le débat avec les eurodéputés Bernard Guetta (France, Renew), Zeljana Zovko (Croatie, PPE) et Rasmus Nordqvist (Danemark, Verts/ALE).

Le

Paris: Auditions candidats elections Mairie de Paris sur l exclusion
8min

Politique

Vent de fronde chez Les Ecologistes pour les municipales : une « manœuvre » de « déstabilisation » de LFI, dénonce le sénateur Thomas Dossus

A Paris, Montpellier ou Avignon, quelques élus des Ecologistes prennent leur distance avec le parti pour rejoindre LFI. Ils dénoncent la stratégie d’alliance locale avec le PS. « C’est marginal », minimise le sénateur Thomas Dossus, qui y voit un mouvement d’humeur « opportuniste » de certains. Malgré les tensions, il espère encore des rapprochements avec les Insoumis au second tour.

Le

Deplacement de Anne Rubinstein a Epide de Lyon Meyzieu
6min

Politique

Violence dans le périscolaire : « l’omerta » au cœur de la bataille municipale parisienne

Depuis plusieurs mois, les signalements d’agressions sexuelles et de comportements suspects se multiplient dans le périscolaire. L’enquête de Cash Investigation en a révélé les failles, derrière ce service public du quotidien, fréquenté chaque jour par des millions d’enfants, se dessine un système fragilisé, miné par la précarité des personnels, des contrôles défaillants et une responsabilité politique désormais au cœur de la bataille municipale parisienne.

Le