Ce qu’il faut retenir de l’interview d’Edouard Philippe
Le Premier ministre était l’invité de Territoires d’infos sur Public Sénat. L’occasion pour le chef du gouvernement de revenir sur la réforme de l’ISF, la situation des mineurs isolés ou encore ses relations avec Alain Juppé

Ce qu’il faut retenir de l’interview d’Edouard Philippe

Le Premier ministre était l’invité de Territoires d’infos sur Public Sénat. L’occasion pour le chef du gouvernement de revenir sur la réforme de l’ISF, la situation des mineurs isolés ou encore ses relations avec Alain Juppé
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Edouard Philippe était invité sur Public Sénat, ce jeudi matin. Voici les principaux points à retenir de son interview.

La réforme de l’ISF : « Je n’ai aucun doute sur le fait que c’est assez peu populaire. Si la seule chose qui m’intéressait était la popularité, je ne serai pas parti sur cette mesure » a-t-il expliqué. « Je l’assume, comme j’assume toutes les autres mesures de ce budget (…) Ce que j’essaie de faire, ce n’est pas de stigmatiser telle ou telle catégorie de Français, c’est d’essayer de faire un budget qui permet la transformation du pays. »

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Le contrôle journalier des chômeurs : « Tout ce qui relève de la fraude est à proscrire, la fraude fiscale aussi » a-t-il affirmé. « Mais beaucoup plus que s’il faudrait être tatillon trois fois par jour, ce qui m’intéresse c’est le sens qu’on donne à la réforme entière (…) Les points de vue formulés avec plus ou moins de provocation ce n’est pas ce qui m’intéresse le plus. »

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François Hollande : « Lorsque je suis à l’étranger je m’interdis tout commentaire sur la politique nationale (…) Si M. Hollande voulait être critique, il aurait pu peut-être faire preuve d’une forme d’humilité » a critiqué Edouard Philippe

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La situation des mineur isolés : « Nous devons nous engager pour contrôler mieux les flux migratoires, à l’origine, dans ces pays d’origines et aux frontières » (…) « Il faut que nous permettions aux départements de pouvoir se consacrer sur ce qui relève explicitement de leurs compétences et que l’État prenne à sa charge ce qui relève de compétences plus régaliennes. »

Mineurs isolés: « Nous devons nous engager pour contrôler mieux les flux migratoires" Edouard Philippe
02:42

Le financement du RSA : « On a entendu des positions assez contradictoires sur le sujet » affirme-t-il. « Après beaucoup de discussions (…) j’observe que la position majoritaire et officielle de l’ADF (Assemblée des départements de France)  c’est : nous ne voulons pas de recentralisation (…) J’ai indiqué au président (de l’ADF), Dominique Bussereau ma disponibilité pour travailler sur ce sujet et j’ai bon espoir que nous y arrivions ».

Son exclusion annoncée des LR : « Je ne sais pas si ça me touche » a-t-il réagi. « Vous parlez de mon exclusion d’un parti que j’ai fondé. Avant que le parti Les Républicains s’appelle comme cela, il s’appelait l’UMP. Son premier président, c’était Alain Juppé et j’étais son directeur général donc j’ai consacré deux années et demie de ma vie à en organiser les rouages pour faire en sorte qu’elles fonctionnent (…) J’observe ces discussions internes qui m’intéressent assez peu » poursuit-il. « J’ai un engagement politique clair (…) le reste, les engagements partisans, je vais regarder ça avec beaucoup de distance. »

Exclusion des LR : « Je ne sais pas si ça me touche » affirme Edouard Philippe
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Alain Juppé : « Je le connais depuis longtemps » rappelle Edouard Philippe. « Je l’aime profondément. J’ai travaillé pour lui. Je ne l’ai pas fait en disant qu’il fallait que ça se fasse. Je l’ai fait parce que j’ai aimé ça. Parce que j’ai aimé travailler avec lui, parce qu’il a cette intelligence, ce sens de l’Etat, cette bienveillance même si elle est parfois doublée d’un peu de distance. Après tout, ce n’est pas grave. On a toujours eu des relations d’une très grande affection. Je peux exprimer l’immense affection et l’immense admiration que j’ai pour lui. Après, il lui appartient de dire ce qu’il pense de moi. »

Édouard Philippe : « J’aime profondément Alain Juppé »
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