Cédric Perrin : « La défense est la grande oubliée du plan de relance »
Le vice-président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées regrette l’absence de mesures favorables à la défense dans le plan de relance du gouvernement.

Cédric Perrin : « La défense est la grande oubliée du plan de relance »

Le vice-président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées regrette l’absence de mesures favorables à la défense dans le plan de relance du gouvernement.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Récemment dévoilé par le gouvernement, le plan de relance ne fait pas l’unanimité. Déjà critiqué sur plusieurs aspects, notamment le manque de réponses apportées à la crise rencontrée par les acteurs du sport, le plan de relance économique fait réagir certains élus. « Sur les 100 milliards d’euros de ce plan, il n’y a aucun volet spécifique concernant la Base Industrielle et Technologique de Défense (BITD) alors que les moyens qui pourraient lui être alloués restent en France et bénéficient directement à notre économie et nos territoires », regrette le sénateur Les Républicains Cédric Perrin.

200 000 emplois en France

Le vice-président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées s’étonne de l’absence d’un volet défense, alors qu’un rapport de la commission alertait le gouvernement, début juillet, sur la situation financière de l’industrie de défense. « Dans la situation financière très difficile de l'État, la tentation de baisser l'effort de défense existera. Ce serait un contresens économique et stratégique, mais surtout une erreur tragique, car elle serait irréparable » écrivaient les sénateurs.

« Les acteurs du secteur de la défense sont les grands oubliés du plan de relance », déplore Cédric Perrin. « C’est très dommage car l'industrie de défense emploie plus de 200 000 personnes en France et constitue l'un des seuls excédents commerciaux de notre pays. Il faut éviter de tomber dans les travers d’une relance keynésienne, qui relancerait les pays étrangers, puisque, dans le secteur de l’automobile, par exemple, beaucoup de constructions sont délocalisées. Ce n’est pas le cas pour la défense : quand on investit de l’argent dans ce domaine, cela fait marcher les entreprises françaises. »

 

Partager cet article

Dans la même thématique

LEGISLATIVES FRANCE : 2ND TOUR SOIREE ELECTORALE PS
3min

Politique

Sénatoriales : dans la Somme, socialistes et communistes font liste à part

A quelques jours de l’ouverture du dépôt des listes pour les sénatoriales, dans la Somme, la gauche part divisée : la liste PS affrontera à gauche une liste communiste et une liste insoumise. Une situation qui ne devrait pourtant pas menacer le siège du sortant, le socialiste Rémi Cardon.

Le

Blois: Socialist Party figure at the Socialist Party summer camp
4min

Politique

Sénatoriales : après l’aval des socialistes en Seine-Maritime, l’accord national PS-Ecologistes n’est plus menacé

L’accord national entre les socialistes et les écologistes pour les sénatoriales a failli partir à vau-l’eau. Les réticences de la fédération PS de Seine-Maritime pour céder la deuxième place à une écologiste ont entraîné un bras de fer entre Verts et Roses. Bras de fer qui s’est soldé par un retour au calme et un gentlemen’s agreement entre les deux parties.

Le

Paris : Sarah Knafo – Meeting au Dome de Paris
8min

Politique

Présidentielle : Sarah Knafo, une campagne peut en cacher une autre

À quelques mois de la présidentielle de 2027, Sarah Knafo s’impose comme l’un des visages les plus en vue de Reconquête !. Omniprésente dans les médias, en librairie le 2 septembre avec « Le Casse du siècle », l’eurodéputée de 33 ans assure pourtant qu’Éric Zemmour reste le « candidat naturel » du parti. Une complémentarité revendiquée entre les deux, mais qui nourrit inévitablement une question, derrière la campagne de Éric Zemmour, Sarah Knafo prépare-t-elle aussi la sienne ?

Le