Cédric Perrin : « Les enseignants seront là pour garder les enfants »
Cédric Perrin, sénateur LR du Territoire de Belfort, était l’invité de l’émission Questions aux sénateurs. Il est revenu sur le choix du gouvernement d’ouvrir les écoles aux tout petits, qui répond uniquement à une « logique économique », selon lui.

Cédric Perrin : « Les enseignants seront là pour garder les enfants »

Cédric Perrin, sénateur LR du Territoire de Belfort, était l’invité de l’émission Questions aux sénateurs. Il est revenu sur le choix du gouvernement d’ouvrir les écoles aux tout petits, qui répond uniquement à une « logique économique », selon lui.
Public Sénat

Par Cécile Sixou

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Comme beaucoup de Français, le sénateur LR Cédric Perrin est père de famille. Il a deux enfants, « une au collège en cinquième, un au lycée en première », et comme beaucoup de Français, il s’interroge sur le retour en classe de ses enfants. « Si je devais remettre mes enfants à l’école mais que j’avais les moyens de les garder chez moi, je les garderais chez moi. » Pas question donc pour lui de prendre le risque de les remettre à l ‘école dans ces conditions.

« Un mode de garde » pour que les parents aillent bosser

Cédric Perrin attend « plus de clarté et de sincérité » de la part du gouvernement qui n’a pas été transparent sur cette question. « Il y a deux logiques qui s’affrontent sur le retour à l’école : la logique pédagogique et la logique économique ». Et, pour lui, le gouvernement « même si il ne le dit pas » a clairement fait le choix de la logique économique.

« Je suis cash » avoue le sénateur, mais « faire rentrer à l’école, les plus petits » c’est pour que les parents puissent « bénéficier d’un mode de garde et aillent bosser. Les enseignants seront là pour garder les enfants, parce que c’est ce qu’ils feront, il faut être clair. » 

Si le gouvernement avait suivi la logique pédagogique, il aurait fait revenir sur les bancs de l’école « ceux qui sont dans des enseignements fondamentaux comme les CP ou les lycéens ». Il appelle le gouvernement à plus de transparence sur cette décision qui crée selon lui « du ressentiment et de la frustration ».

Lire aussi :« Beaucoup d’incertitudes sur le rôle des enfants » dans la propagation du Covid-19 selon le Conseil scientifique

Partager cet article

Dans la même thématique

Cédric Perrin : « Les enseignants seront là pour garder les enfants »
3min

Politique

Taxer les riches : « C’est totalement indécent cet accaparement de la richesse par quelques-uns au détriment du reste de la population », dénonce cette eurodéputée

Faut-il taxer davantage les plus fortunés ? Après avoir agité le débat en France, le sujet s’invite désormais dans les couloirs du Parlement Européen. Si imposer davantage les plus riches et des multinationales permettrait de renforcer le budget de l’Union, à quel prix et par quels moyens ? Caroline de Camaret et Alexandre Poussart reçoivent les eurodéputés Marina Mesure et Yvan Vergoustraete pour en débattre, dans l’émission Ici l’Europe diffusée sur France 24, LCP et Public Sénat.

Le

Cédric Perrin : « Les enseignants seront là pour garder les enfants »
5min

Politique

Budget 2026 : le Sénat vote l’accélération de la suppression de la CVAE

Lors des débats budgétaires, la majorité sénatoriale a poursuivi sa politique de réduction des impôts, en accélérant la trajectoire de suppression de la CVAE, un impôt de production. La gauche dénonce une « irresponsabilité » budgétaire supplémentaire, qui diminue les recettes de l’Etat d’1 milliard en 2026 et de 3 milliards en 2028.

Le

Cédric Perrin : « Les enseignants seront là pour garder les enfants »
4min

Politique

Centres-villes : « Je suis inquiet de voir que tous les commerces disparaissent. Que va devenir notre ville ? » L’appel d’un retraité aux sénateurs.

Jean-Claude Ducarois, 81 ans, retraité à Pont-de-Buislès, livre ses préoccupations. Dans sa commune du Finistère, le dernier commerce alimentaire, une petite supérette, a fermé ses portes quelques semaines seulement après la station-service. Comment inverser la tendance, et que peuvent les élus ? Quentin Calmet pose la question aux sénateurs invités de l’émission Dialogue citoyen.

Le

Mirecourt: French president Emmanuel Macron
6min

Politique

Macron veut interdire les portables au lycée : mesure qui « va dans le bon sens » ou « peine perdue » ?

Le chef de l’Etat a annoncé que les téléphones portables allaient « sans doute » être interdits dès la rentrée prochaine dans les lycées. C’est « faisable », soutient le sénateur Renaissance Martin Lévrier. « Il est incorrigible. C’est une annonce par jour pour exister », raille le sénateur LR Max Brisson, opposé à l’interdiction au lycée. « Une annonce un peu surréaliste » qui élude les vrais problèmes, dénonce la sénatrice PS Colombe Brossel.

Le