César: Une récompense pour Polanski serait un « symbole mauvais », selon Riester
Un César de meilleur réalisateur pour Roman Polanksi serait "un symbole mauvais", a jugé le ministre de la Culture Franck Riester...

César: Une récompense pour Polanski serait un « symbole mauvais », selon Riester

Un César de meilleur réalisateur pour Roman Polanksi serait "un symbole mauvais", a jugé le ministre de la Culture Franck Riester...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Un César de meilleur réalisateur pour Roman Polanksi serait "un symbole mauvais", a jugé le ministre de la Culture Franck Riester vendredi matin sur France Info.

Un César de meilleur réalisateur pour Roman Polanksi "serait un symbole mauvais par rapport à la nécessaire prise de conscience que nous devons tous avoir dans la lutte contre les violences sexuelles et sexistes, c'est à chacun et chacune des votants (...) de prendre ses responsabilités", a détaillé le ministre.

En revanche, le responsable politique ne voit pas d'inconvénient à un César de meilleur film, estimant que "J'accuse" est l’œuvre d'une "équipe" et qu'il n'y a "pas de raison de pénaliser le collectif par rapport à un comportement éventuellement sanctionnable d'un des artistes".

Par ailleurs, M. Riester comprend la décision - "elle est sage" - de Roman Polanski de ne pas venir assister à la cérémonie des César ce vendredi soir. "Avec ce qui s'est passé, depuis de nombreuses années, avec un certain nombre de femmes qui ont dit avoir été agressées par Roman Polanski, sa présence ce soir aurait été évidemment une source de tension".

"C'est très compliqué cette question de Roman Polanski et du film +J'accuse+ (...) on ne doit pas faire un mélange entre les œuvres et les artistes - en tout cas les hommes qui sont des artistes - parce que une œuvre doit être protégée. Je suis le garant de la liberté de création et de l'accès libre aux œuvres de l'art et de l'esprit", a développé le ministre.

"Il est important de faire en sorte, de dire, que ce n'est pas parce qu'on est un artiste, même réputé, même de talent, qu'on a une garantie d'impunité, il est important de bien différencier les choses", a-t-il encore souligné.

La 45e cérémonie des César se tient vendredi soir sous haute tension, sur fond de réformes attendues - notamment sur la parité - et de vives protestations contre les 12 nominations du "J'accuse" de Roman Polanski. La grand-messe annuelle du cinéma français débutera vers 21H00. Elle s'annonce agitée.

Illustration de ce climat explosif, elle sera précédée dès 18H00 par un rassemblement à l'appel d'associations féministes, dont #NousToutes et Osez le féminisme, pour protester contre les nombreuses nominations de "J'accuse".

Partager cet article

Dans la même thématique

Le Pen ok
7min

Politique

« Il n’était pas fiable » : le départ du conseiller de Jordan Bardella, François Durvye, de la campagne de Marine Le Pen, rappelle les divergences qui traversent le RN

Le divorce entre François Durvye, conseiller éco de tendance libérale, et Marine Le Pen, en plein débat au Medef, montre que le RN connaît encore des différences de lignes internes sur l’économie. Dans l’entourage de Marine Le Pen, on assure que « Jordan Bardella n’a rien à voir là-dedans. C’est l’ego contrarié d’un haut fonctionnaire. Point ».

Le

Capture d’écran du documentaire « 39-45, les cheminots dans la résistance » de Emmanuel Roblin
3min

Politique

Les « docus de l’été » : Les cheminots français sous le nazisme, de résistants individuels à la paralysie du réseau

Instrument essentiel de la logistique en temps de guerre, les cheminots français ont très tôt mesuré l’utilité du réseau de chemins de fer pour l’ennemi. Dès 1942, et avant toute autre forme de résistance, ils ont agi pour faire dérailler la machine nazie. "39-45, les cheminots dans la résistance", un documentaire de Emmanuel Roblin à voir cet été sur Public Sénat.

Le

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef
7min

Politique

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef

Le premier débat de la présidentielle s’est joué ce 27 août à Paris face aux tribunes de Roland-Garros, entre sept candidats déclarés, sur des thématiques économiques chères à l’organisation patronale. Les dirigeants ou cadres que nous avons rencontrés ressortent mitigés de cet échange. Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont sans surprise pris l’ascendant face à ce parterre.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le