Quelques heures après le cessez-le-feu de 15 jours décrété entre les Etats-Unis et l’Iran, la présidente du groupe communiste du Sénat, Cécile Cukierman a souhaité réaffirmer « avec force que la stratégie de Donald Trump faite de menaces, de bombardements et de démonstration de force était une impasse ». « Si Trump s’arrête ce matin, Netanyahou continue. Au Liban, la destruction massive des villes et des villages du sud se poursuit avec le plus de souffrance pour les peuples » a-t-elle rappelé lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat.
« Ce cessez-le-feu doit emporter et concerner le Liban impérativement »
Comme Emmanuel Macron ce matin, en amont du Conseil de défense, le Premier ministre, Sébastien Lecornu a rappelé l’une des demandes principales de la France dans ce conflit. « Ce cessez-le-feu doit emporter et concerner le Liban impérativement ». « C’est un des points de préoccupation majeure que nous avons à date au moment où nous nous parlons, a-t-il insisté en soulignant la « préoccupation » de la France pour « la protection des populations civiles libanaises ».
Avec la réouverture progressive du détroit d’Ormuz, Cécile Cukierman appelle le gouvernement à prendre des mesures fortes et immédiates, « pour protéger nos concitoyens », comme le blocage des prix des carburants ou la mise à contribution des profits des multinationales de l’énergie, proposée par le groupe communiste dans une proposition de loi, Sébastien Lecornu s’est montré rassurant. « Lorsque la crise a démarré, les prix ont augmenté très, très vite à la pompe alors que les citernes avaient été achetées et remplies avant le début de la guerre. Donc autant le gouvernement peut comprendre qu’il y ait trois ou quatre jours de délai entre le début de ce cessez-le-feu et la répercussion à la pompe, autant il est évident que les effets devront se voir à la pompe à partir de la fin du week-end, début de semaine prochaine », a-t-il annoncé.
« Pas d’opposition de principe » à la taxation des superprofits
Le Premier ministre a ensuite indiqué que son gouvernement allait poursuivre sa « politique d’accompagnement d’aides ciblées », notamment à destination des agriculteurs, avec un « nouvel outil d’accompagnement » « département par département ».
Au moment où 5 pays de l’Union européenne, à l’initiative de l’Espagne, l’Allemagne, l’Italie, le Portugal et l’Autriche appellent à une taxation des superprofits des groupes énergétiques, Sébastien Lecornu ne ferme pas la porte. « Pour être très clair, nous n’avons pas d’opposition de principe. Mais cela nous renvoie à nos discussions budgétaires de l’automne dernier. Quelle est son assiette ? Quel est son rendement ? Comment ça fonctionne ? […] Pour être transparent, la meilleure des choses que Total puisse faire, c’est ce qu’ils font et continuent de faire dans la durée. Et je veux quand même les en remercier. C’est une entreprise française. C’est le plafonnement des prix à la pompe », a-t-il conclu.