« C’est impressionnant » : les premiers mots de la ministre du commerce extérieur, Sophie Primas

Les caméras de Public Sénat ont suivi ce lundi la première matinée de la nouvelle ministre chargée du Commerce extérieur et des Français de l’étranger, Sophie Primas.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Dans un café, à deux pas du quai d’Orsay, Sophie Primas ne semble pas encore réaliser. A l’heure où nous écrivons ses lignes elle n’a d’ailleurs pas encore actualisé sa bio sur X. La sénatrice des Yvelines élue sur la liste de Gérard Larcher, vice-présidente du Sénat et ancienne présidente de la commission des affaires économiques, vient d’ajouter une ligne de plus à son CV déjà bien garni. « C’est un petit peu impressionnant », reconnaît-elle avec franchise.

La nouvelle ministre chargée du Commerce extérieur et des Français de l’étranger a confié ses premières impressions à Public Sénat (images de Cécile Sixou). « Ça faisait une dizaine de jours que les tractations se faisaient entre les différents intervenants. Et jeudi soir, Michel Barnier m’a appelé pour m’annoncer qu’il me proposait ce portefeuille », révèle-t-elle avant d’ajouter. « C’est un moment assez particulier dans une vie de recevoir ce coup de téléphone ».

Sophie Primas s’attendait alors à être immédiatement sollicitée pour des réunions préparatoires. Il n’en a rien été. « Il ne se passe pas grand-chose dans les heures qui suivent ce coup de téléphone […] Ce n’est que samedi que les choses se sont précisées avec des premiers rendez-vous, la prise de contact avec mon ministère de tutelle, le quai d’Orsay ».

Sénatrice depuis 2011, Sophie Primas a un petit pincement au cœur » de laisser ses collègues. A la chambre haute, comme les élus du groupe LR dont elle faisait partie, Sophie Primas n’a jamais ménagé ses critiques à l’égard des macronistes. La voir figurer dans ce gouvernement peut sembler iconoclaste. « C’est la nouvelle situation politique et de gouvernance qui nous oblige à réviser notre modèle de réflexion. Moi, ce qui m’a décidé, c’est évidemment la présence du 1er ministre. C’est un homme qui sait négocier, qui sait écouter […] c’est aussi un homme qui apaise, ce dont le pays à besoin. Je ne pourrais pas aller contre mes convictions mais ce n’est pas ce que nous demande Michel Barnier […] Il nous demande d’œuvrer dans le sens de l’intérêt général de ce pays et c’est ce que j’aurais à cœur de faire », promet-elle.

Quelques minutes plus tard lors des passations de pouvoir « au Quai », Sophie Primas a fait preuve de son sens de l’humour habituel. « Je ne viens pas du milieu de la diplomatie. Ça se voit tout de suite puisque j’ai fait une erreur dans le protocole », a-t-elle plaisanté après avoir oublié de cité la Secrétaire générale du ministère des Affaires étrangères. « Je suis impatiente de commencer », a-t-elle conclu.

Partager cet article

Dans la même thématique

BIDONVILLE A MAYOTTE
7min

Politique

Inégalités dans les outre-mer : école, santé, pouvoir d’achat… Les propositions de la commission d’enquête du Sénat pour combler les disparités avec la métropole

La commission d’enquête sénatoriale sur les « inégalités systémiques » frappant les territoires ultramarins a rendu ses conclusions ce jeudi. Lancée par les sénateurs communistes, elle formule une soixantaine de propositions balayant le spectre des difficultés outre-mer, de la gestion sanitaire à la souveraineté économique.

Le

Presidential candidate Jean-Luc Melenchon gives a press conference in Paris
7min

Politique

Écorégions : Jean-Luc Mélenchon propose de redessiner la carte des régions pour faire de la France « la première République écologique du monde »

En pleine séquence de canicule, le chef de file de La France insoumise relance son projet de « république écologique ». Le candidat à l’élection présidentielle propose, s’il accède à l’Élysée, de remplacer les régions actuelles par treize « écorégions » organisées autour des bassins versants. Une réforme institutionnelle ambitieuse, qui reste à ce stade une proposition de campagne.

Le

Session of questions to the government at the National Assembly
9min

Politique

Main tendue de Laurent Wauquiez à Édouard Philippe : « C'est le retour de la droite la plus bête du monde », tacle le camp de Bruno Retailleau

Dans les colonnes du Figaro, le patron des députés de droite, Laurent Wauquiez semble avoir, une fois de plus, savonné la planche du candidat à la présidentielle de son parti, Bruno Retailleau, estimant, sans le nommer, qu'il devrait « savoir se retirer le plus tôt possible » au profit du candidat le mieux placé pour rassembler la droite et le centre, en l'occurrence Édouard Philippe. Si l'entourage de Laurent Wauquiez dément tout soutien au candidat Horizons, ses propos agacent mais ne surprennent pas vraiment le camp du Vendéen.

Le

« C’est impressionnant » : les premiers mots de la ministre du commerce extérieur, Sophie Primas
3min

Politique

Loi d’urgence agricole : « Si le Sénat fait le choix de faire capoter le texte, ce sera sa responsabilité », tacle Marc Fesneau, président des députés MoDem

Invité de la matinale de Public Sénat ce jeudi, Marc Fesneau a réaffirmé les lignes rouges de la majorité gouvernementale concernant le projet de loi d’urgence agricole, actuellement examiné au Sénat. La réintroduction de plusieurs pesticides par les sénateurs menace de « faire capoter le texte », qui ne pourra être voté en l’état à l’Assemblée, avertit l’ancien ministre de l’agriculture.

Le