« C’est totalement indigne » : Stanislas Guerini vilipende les socialistes, après l’accord à gauche

Le ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, venu du PS, a dénoncé la stratégie de son ancienne famille politique pour les législatives. « Quand ils se mettent derrière Jean-Luc Mélenchon à nouveau, ce n’est évidemment plus un parti de gouvernement », a-t-il cinglé sur notre antenne.
Rédaction Public Sénat

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Les forces du camp présidentiel ne mâchent pas leurs mots après l’accord électoral conclu à gauche qui regroupe sous la bannière unique du Front populaire la France insoumise, les socialistes et les écologistes, entre autres. A l’image du Premier ministre Gabriel Attal qui a dénoncé un « accord de la honte », les macronistes se succèdent pour attaquer leurs adversaires sur leur flanc gauche. « Tous ceux qui nous ont dit, pendant deux ans, que la NUPES c’était indigne, que jamais on ne les y reprendrait de travailler avec Jean-Luc Mélenchon, sont retournés à la gamelle », a dénoncé ce 14 juin dans la matinale de Public Sénat, Stanislas Guerini, ministre de la Transformation et de la Fonction publiques.

Surpris par le revirement de la gauche « qui a fait campagne avec Raphaël Glucksmann » aux européennes, l’ancien socialiste et soutien de Dominique Strauss-Kahn, s’est dit « triste » quant à l’évolution de son ancienne famille politique. « Quand ils se mettent derrière Jean-Luc Mélenchon à nouveau, ce n’est évidemment plus un parti de gouvernement. C’est totalement indigne », a-t-il lâché. Et d’évoquer un « choix purement électoral ».

L’ancien délégué général de la République en marche, candidat à nouveau dans la 3e circonscription de Paris (17e et 18e arrondissements), n’a d’ailleurs pas apprécié que le soutien hier soir, de l’ancien président de la République François Hollande au Front populaire. « Il critiquait ceux qui, à gauche, avaient construit la NUPES 1, et aujourd’hui il adoube la NUPES 2 ! Il faut se réveiller », s’est exclamé le ministre.

Appel lancé aux sociaux-démocrates et candidats de droite pour rejoindre le « bloc central »

Face à l’éventualité d’une victoire de l’extrême droite le 7 juillet, Stanislas Guerini a dramatisé les enjeux du scrutin. « Ce qui se joue, c’est l’avenir de notre pays, de nos valeurs démocratiques, républicaines. C’est ça qui doit engager nos concitoyens. »

Le candidat a appelé les sociaux-démocrates et les Républicains à s’unir au sein du « bloc central ». « Il faut saluer ceux qui, au sein des LR, ont dénoncé la position d’Eric Ciotti. Il faut leur tendre la main aujourd’hui de manière très claire », a-t-il encouragé. « Je crois qu’on n’est pas dans un moment où on a le loisir de finasser sur les différentes étiquettes. Il faut de la clarté sur les valeurs. »

Interrogé sur la perspective de nombreux duels entre le Rassemblement national et le Front populaire au second tour, Stanislas Guerini a promis de « se battre » pour que « les candidats, non pas simplement de la majorité présidentielle, les candidats de ce bloc central, démocratique et républicain, qui souhaitent travailler ensemble pour faire face à ces extrêmes, puissent être qualifiés au deuxième tour. »

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