CETA : « Le protectionnisme, c’est la guerre », alerte Sylvain Maillard
Invité de Parlement Hebdo, le député LREM de Paris est revenu sur la ratification du CETA, qui sera votée à l’Assemblée mardi 23 juillet. Il voit dans certaines inquiétudes de l’opposition des « fantasmes » et plaide pour une « croissance verte ».

CETA : « Le protectionnisme, c’est la guerre », alerte Sylvain Maillard

Invité de Parlement Hebdo, le député LREM de Paris est revenu sur la ratification du CETA, qui sera votée à l’Assemblée mardi 23 juillet. Il voit dans certaines inquiétudes de l’opposition des « fantasmes » et plaide pour une « croissance verte ».
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Alors que l'Assemblée nationale a étudié le projet de ratification du CETA, un accord de libre-échange avec le Canada, Sylvain Maillard, député LREM de Paris a réagi aux débats qui se sont déroulés dans l’hémicycle ce mercredi. Sur le plateau de LCP et Public Sénat, l’élu a réaffirmé son soutien au traité. « Il est en vigueur depuis deux ans et on voit déjà ce qui arrive : il est bénéficiaire pour l’ensemble de l’Europe ». « Plusieurs centaines de millions d’euros ont été dégagées, il a créé des emplois et beaucoup de nos produits se sont largement vendus au Canada », justifie Sylvain Maillard.

Du « fantasme » de la part de l’opposition

L'opposition, de droite comme de gauche, s'est alarmée à propos des termes de l'accord. « Elle s'est clairement liguée contre », affirme le député, y voyant même du « fantasme ». « C'est-à-dire que le CETA prévoit d'appliquer exactement les mêmes règles qu'avant le CETA. Rien ne change : tout ce qui était interdit avant reste interdit », justifie-t-il.

S'il refuse d'employer le terme de « fake news », Sylvain Maillard considère « qu'il y a une angoisse de dire « on va importer de la malbouffe » ». « Et c'est faux. Ça a largement été démontré dans les faits depuis deux ans. Ce qui est interdit en Europe reste interdit et les Canadiens ne peuvent pas exporter les produits concernés », affirme-t-il.

Mais au-delà des clivages partisans, Sylvain Maillard voit une opposition philosophique dans les échanges autour de ce type de traités internationaux. « Il y a une opposition philosophique entre une partie écologiste qui veut une décroissance et ce que nous portons à LREM, une écologie avec une croissance, une croissance verte. Ce sont deux conceptions de l'économie qui sont totalement différentes », explique-t-il. L'élu parisien va plus loin et affirme que « dire qu'on ne veut plus de commerce international, c'est du protectionnisme », ajoutant que « le protectionnisme, c'est la guerre ».

Le député du centre de Paris poursuit : « Si on ne continue pas les échanges, si on ne démultiplie pas les échanges, on se recroqueville, on perd des emplois et ça finit par du protectionnisme ». « Et le protectionnisme, c’est le renouveau de la guerre », martèle-t-il.

Des positions contre le CETA « très minoritaires » à LREM

« La crainte est aussi de notre côté : se dire que si on ne multiplie pas les échanges, si on ne construit pas une croissance pour tous, pour tous les êtres humains sur cette planète, si on n'arrive pas à créer de la croissance pour tous, on se met en difficulté, on se met en danger et on sait toujours quand ça se termine ».

Interrogé à propos des défections qui pourraient survenir au sein de la majorité lors du vote mardi 23 juillet, Sylvain Maillard a tempéré, rappelant que les positions dures contre le CETA « étaient très minoritaires chez nous ».

Sylvain Maillard a également rappelé l'importance du vote solennel de mardi prochain. « C'est nous qui l'avons demandé. C'est quelque chose d'important qui nous oblige à nous positionner et à ne pas avoir un vote à trois heures du matin, ce qui aurait été trop tard », a-t-il expliqué. Des propos en contradiction avec les faits qui se sont passés dans l'hémicycle du palais Bourbon, puisque la majorité avait d'abord refusé un vote solennel, avant de finalement l'accepter sous la demande des groupes de l'opposition.

Retrouvez l’intégralité de l’émission du 19 juillet 2019, à 14 heures et 18 heures sur les chaînes parlementaires.

 

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