« Cette primaire est une claque pour Valls » selon Karoutchi
Interrogé au micro de « Sénat 360 », Roger Karoutchi, sénateur (LR) des Hauts-de-Seine, juge que le climat à gauche « ressemble un peu à un règlement de compte à OK Corral » et que Manuel Valls a pris « une claque » avec la primaire.

« Cette primaire est une claque pour Valls » selon Karoutchi

Interrogé au micro de « Sénat 360 », Roger Karoutchi, sénateur (LR) des Hauts-de-Seine, juge que le climat à gauche « ressemble un peu à un règlement de compte à OK Corral » et que Manuel Valls a pris « une claque » avec la primaire.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Après avoir ironisé sur l’imbroglio autour des chiffres de la participation au 1er tour de la primaire à gauche, le sénateur (LR) des Hauts-de-Seine, Roger Karoutchi, a voulu souligner la mauvaise posture dans laquelle se trouve Manuel Valls : «  Au-delà de la mauvaise organisation, cette primaire signifie une claque pour Valls, parce qu’incontestablement l’ancien 1er ministre n’arrive que second (…)Même au sein des électeurs PS, on rejette le bilan de Hollande (…) Résultat des courses : vous avez un candidat de la gauche de la gauche, irréaliste, peu pragmatique, pas gestionnaire, qui va être choisi. Vous avez Mélenchon qui, lui, continuera sur l’axe socialiste de gauche communiste. Vous avez Macron, socialiste libéral, qui essaiera de prendre des voix un peu au centre, avec beaucoup de socialistes déçus ou Vallsistes qui finiront par le rejoindre (…) On ne sait plus très bien qui incarne quoi et qui représente quoi ». Et de porter l’estocade : « Une primaire contestée, contestable, des candidats favoris éliminés, Hollande qui n’a même pas voté à la primaire (…) Mélenchon en embuscade. Ça crée un climat à gauche qui ressemble un peu à un règlement de compte à OK Corral ».

Selon Roger Karoutchi, Benoît Hamon ne serait pas un adversaire dangereux pour François Fillon : « Son programme dépense à tout va, crée un revenu universel non financé… ».

Le sénateur (LR) des Hauts-de-Seine estime que cette primaire de gauche est « en réalité, une bataille pour la prochaine direction du Parti socialiste » et que Benoît Hamon sait qu’il ne sera pas au second tour de la présidentielle mais qu’il tente d’ « assurer le fait d’être 1er secrétaire du PS par la suite ».

Entre le « dur » de Benoît Hamon et « le flou » d’Emmanuel Macron, « la gauche a encore beaucoup de travail » conclut-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Debate on no-confidence motions against the 2026 finance bill at National Assembly
5min

Politique

Prix du Trombinoscope : Sébastien Lecornu, Amélie De Montchalin, Olivier Faure parmi les lauréats

Le jury du Prix du Trombinoscope, dont Public Sénat est partenaire, a dévoilé son palmarès annuel. Plusieurs figures de premier plan ont été distinguées, parmi lesquelles Sébastien Lecornu, Amélie de Montchalin, le duo des sénateurs de la commissions d’enquêtes sur les aides publiques aux entreprises ou Olivier Faure. Des récompenses qui mettent en lumière une année politique marquée par la tension budgétaire, la recherche de compromis et le retour au premier plan du Parlement.

Le

« Cette primaire est une claque pour Valls » selon Karoutchi
3min

Politique

La nomination d'Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes, une décision « aux antipodes de l'éthique », brocarde le sénateur Jean-Raymond Hugonet

Le sénateur LR Jean-Raymond Hugonet a interpellé le gouvernement sur la nomination d'Amélie de Montchalin, actuelle ministre du Budget, comme présidente de la Cour des comptes. L’élu dénonce un risque de conflit d’intérêts. Maud Bregeon, la porte-parole du gouvernement, accuse les oppositions de cibler la couleur politique d’Amélie de Montchalin.

Le

Paris : Proces Joel Guerriau et Sandrine Josso
2min

Politique

Condamnation de Joel Guerriau : Sandrine Josso reçue par Gérard Larcher, ce mercredi à 18h30

15 jours après la condamnation de l’ex-sénateur Joël Guerriau à quatre ans de prison, dont 18 mois ferme, pour avoir drogué en 2023 la députée Sandrine Josso en vue de la violer, Gérard Larcher va recevoir l’élue, ce mercredi. La députée avait fait part de son regret de ne pas avoir reçu de marque de soutien de la part du président du Sénat.

Le