« Ceux qui divisent la droite, ce sont ceux qui partent » : contre Rachida Dati, Francis Szpiner crée un nouveau groupe de droite à la mairie de Paris

Invité de Parlement Hebdo, Francis Szpiner défend la création d’un groupe de droite dissident dans la capitale, avec les élections municipales de 2026 en ligne de mire. Le sénateur et conseiller de Paris ne croit pas à une élection de Rachida Dati, nommée ministre de la Culture en janvier dernier.
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L’entrée de Rachida Dati au gouvernement fracture petit à petit la droite parisienne. Dans une interview accordée au Figaro ce 28 mars, le conseiller de Paris Francis Szpiner annonce son départ du groupe Changer Paris, première force d’opposition à Anne Hidalgo. Dans la perspective des élections municipales de 2026, le sénateur Les Républicains crée un nouveau groupe, avec l’objectif d’unir la droite et les centristes, sans Rachida Dati.

« Le candidat adoubé par le président de la République, à Paris, cela ne lui a jamais porté chance »

Invité de Parlement Hebdo au lendemain de cette annonce, Francis Szpiner se défend de toute tentative de division de la droite : « Je reste fidèle à la ligne qui fait que j’ai été élu sous l’étiquette Les Républicains, contre Mme Hidalgo et en concurrence avec la majorité macroniste. Je n’ai pas changé, ceux qui divisent la droite ce sont ceux qui partent. »

Après la nomination de Rachida Dati au ministère de la Culture, c’est son soutien à la majorité présidentielle pour les élections européennes qui semble avoir convaincu Francis Szpiner de créer un groupe dissident. « C’est Mme Dati qui a divisé la droite en faisant campagne pour Valérie Hayer, contre François-Xavier Bellamy », dénonce le sénateur.

Pourtant, un sondage Ipsos publié dans La Tribune dimanche donne déjà la cheffe de file de la droite parisienne en tête des prochaines municipales avec 38 % des intentions de vote, dans l’hypothèse d’une liste d’union entre Renaissance et Les Républicains. Un score auquel Francis Szpiner ne croit pas : « Le candidat adoubé par le président de la République, à Paris, cela ne lui a jamais porté chance. »

Partager cet article

Dans la même thématique

SoftBank CEO Masayoshi Son Meets French President Emmanuel Macron at Elysee Palace
5min

Politique

Nouvelle dissolution avant la présidentielle 2027 ? Une « instrumentalisation » de la Constitution que rien n’interdit

Plusieurs conseillers du camp présidentiel évoquent dans la presse la possibilité de dissoudre l’Assemblée nationale avant la tenue de la présidentielle 2027 pour compliquer la possible arrivée au pouvoir du Rassemblement national. Un scénario inédit sous la Vème République, que rien n’interdit formellement, mais qui dévoierait l’esprit de la Constitution, de l’avis de plusieurs juristes.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
7min

Politique

Affaire Lyhanna : après un rapport accablant de l'inspection, la responsabilité politique est-elle écartée ?

L'inspection générale de la gendarmerie nationale et de la justice déclenchée par la mort de la jeune Lyhanna a pointé, ce lundi, une série de dysfonctionnements suite au dépôt de plainte pour viols sur mineure de moins de 15 ans déposée en août 2025 contre Jérôme Barella. Sébastien Lecornu indique que « la puissance publique ne se défaussera pas » face à « une vérité d'une extrême gravité » et promet des mesures, sans évoquer la proposition de « loi intégrale » sur la lutte contre les violences sexistes et sexuelles.

Le

France Extreme Weather Heat
8min

Politique

Canicule : le congé climatique fait monter la température politique

Face à une nouvelle vague de chaleur, les Écologistes proposent la création d’un « congé climatique » de cinq jours par an. Une mesure qui est déjà mise en place en Espagne depuis 2024. Entre urgence sanitaire, coût économique et adaptation de la société, la mesure attise les débats bien au-delà du thermomètre.

Le

The left-wing groups give a press conference on Bill of Finance
6min

Politique

Sénatoriales 2026 : les communistes visent « la stabilité », voire gagner des sièges « si toutes les planètes sont alignées »

Avec seulement 4 sénateurs renouvelables sur 18, le groupe CRCE-K (communiste) du Sénat aborde les élections sénatoriales de septembre prochain avec une certaine sérénité. Il espère conserver les sièges de ses quatre sortants. C’est surtout le scrutin de 2029, où 14 siègent seront remis en jeu, qui s’annonce plus ardu.

Le