Changement de nom : désaccord entre députés et sénateurs
La commission mixte paritaire sur la proposition de loi relative au choix du nom issu de la filiation n’est pas parvenue à élaborer un texte commun aux deux assemblées. Les sénateurs s’inquiètent notamment des conséquences psychologiques d’un changement de nom chez les enfants en bas âge.

Changement de nom : désaccord entre députés et sénateurs

La commission mixte paritaire sur la proposition de loi relative au choix du nom issu de la filiation n’est pas parvenue à élaborer un texte commun aux deux assemblées. Les sénateurs s’inquiètent notamment des conséquences psychologiques d’un changement de nom chez les enfants en bas âge.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La commission mixte paritaire mise en place pour parvenir à un accord entre l’Assemblée nationale et le Sénat sur la proposition de loi destinée à faciliter le changement de nom n’a pas abouti, a-t-on appris jeudi, en milieu de journée. Dans un communiqué, la commission des lois de la Chambre Haute rappelle les deux principaux points de divergences avec le texte adopté par le Palais Bourbon : une prise en compte jugée insuffisante des répercussions d’un changement de nom sur les enfants - « leur intérêt n’a pas été suffisamment pris en compte par ce texte fondé sur le principe qu’il serait légitime de changer le nom d’un enfant mineur pour faciliter la vie quotidienne d’un parent » -, et la prise en charge de la procédure administrative par les communes.

« Malgré la volonté du Sénat de proposer une alternative constructive, les députés ont refusé de faire évoluer leur texte sur ces points majeurs », conclut ce communiqué. L’échec de la commission mixte paritaire relance le parcours législatif : le texte sera examiné en nouvelle lecture par le Sénat jeudi 24 février.

Cette proposition de loi, issue des rangs de la majorité présidentielle, reprend à son compte les propositions d’une pétition ayant recueilli plus de 35 000 signatures sur la plateforme Change.org et visant à faciliter les démarches administratives des mères dont les enfants ne portent pas le nom de famille. À cette fin, les députés proposaient de simplifier la procédure du changement de nom, en permettant de remplacer le nom donné à la naissance par un nom d’usage. Ils souhaitaient également que la démarche puisse s’effectuer en mairie, à partir d’un simple formulaire, alors que la procédure actuelle, particulièrement longue, nécessite un décret du ministère de justice. La rapporteure de la Chambre Haute pour ce texte, la sénatrice LR Marie Mercier, avait indiqué en séance redouter que cet « acte banal » n’aboutisse à un engorgement des services.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: discussion on the adoption of the special bill at the National Assembly
5min

Politique

Encadrement du temps de parole sur les réseaux sociaux : « Une très mauvaise réponse à une très bonne question » 

A travers une proposition de loi, le député Renaissance Paul Midy souhaite encadrer le temps de parole sur les réseaux sociaux durant les périodes électorales et leur appliquer des règles similaires à celles que respectent les médias audiovisuels. Le texte suscite un certain scepticisme, tant sur le plan juridique que sur le plan technique.

Le

Philippe
7min

Politique

Présidentielle : Edouard Philippe met en place son organigramme pour « élargir au maximum le socle » et dépasser Horizons

Le candidat à la présidentielle réunit les cadres d’Horizons, ce dimanche, à Reims, pour montrer qu’il est prêt, avec la mise en « place d’une architecture de campagne ». Mais il s’agit aussi de « passer à une autre phase » et « ne plus être simplement le candidat Horizons et le président d’Horizons », décrypte un proche, pour mieux s’adresser à l’ensemble des Français, dans la perspective de 2027, mais aussi accueillir de futurs soutiens…

Le

Controles au Poste Frontiere Franco-Italien de Menton
6min

Politique

Pacte européen sur la migration et l’asile : les sénateurs alertent le gouvernement sur le « défi logistique et financier » de sa transposition dans le droit français

A quelques jours de l’examen, au Sénat, du projet de loi habilitant le gouvernement à transposer par ordonnances le Pacte sur la migration, la commission des affaires européennes a remis plusieurs recommandations, ce jeudi 7 mai. L’occasion pour les élus de rappeler à l’exécutif son insatisfaction sur la méthode employée.

Le