Chantal Jouanno annonce qu’elle se retire du « grand débat national »
La présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP), Chantal Jouanno, a annoncé mardi soir son retrait du "grand...

Chantal Jouanno annonce qu’elle se retire du « grand débat national »

La présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP), Chantal Jouanno, a annoncé mardi soir son retrait du "grand...
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La présidente de la Commission nationale du débat public (CNDP), Chantal Jouanno, a annoncé mardi soir son retrait du "grand débat national" destiné à sortir de la crise des "gilets jaunes", après la polémique suscitée par son salaire.

"J'ai décidé de me retirer du pilotage de ce débat", a déclaré l'ancienne ministre au journal de France 2, estimant que les débats nés sur son niveau de salaire (14.666 euros) était "légitimes" mais que les "conditions de sérénité nécessaires pour ce débat" n'étaient pas assurées.

"C'est une décision que j'ai prise parce que je crois en ce débat (...) plus que nécessaire", a-t-elle poursuivi.

"Le gouvernement prend acte de la décision de Chantal Jouanno et proposera à l'issue du séminaire gouvernemental (mercredi, Ndlr) une organisation et un mode de pilotage du +Grand débat national+ qui présenteront des garanties équivalentes en termes d’indépendance et de neutralité", a réagi auprès de l'AFP Matignon.

"Je maintiens ma présidence (de la CNDP, Ndlr). Ceci dit, je remets dans les mains du président de la République et du gouvernement en général, le niveau de rémunération de la présidente de la CNDP qu'il leur appartiendra d'arbitrer, comme les autres rémunérations des autorités indépendantes et des hauts fonctionnaires", a-t-elle poursuivi.

Empêtré depuis près de deux mois dans une crise sociale sans précédent des "gilets jaunes", Emmanuel Macron avait annoncé lors de ses voeux du 31 décembre l'organisation de ce débat national.

Chantal Jouanno a été vivement critiquée par des personnalités politiques mais aussi des "gilets jaunes", en dépit du soutien de certains membres du gouvernement comme le ministre de la Transition écologique François de Rugy.

"Ca fait des décennies que je mène des débats, des articles, des meetings, des vidéos, bénévolement; j'imaginais pas que c'était possible ce genre de trucs", s'était indigné l'ancien inspecteur du travail et ex-représentant de l'aile gauche du PS, Gérard Filoche, sur Twitter.

Le député et porte-parole du Rassemblement national, Sébastien Chenu, s'était dit pour sa part "choqué" et a jugé "indécent" ce salaire.

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