Chanteloup-les-Vignes : Alexis Corbière s’en prend à la communication du gouvernement
Après les violences urbaines à Chanteloup-les-Vignes, le député de la France insoumise a critiqué le « barnum médiatique » organisé par le gouvernement et a estimé que les causes profondes d’un tel évènement se trouvaient dans le contexte social difficile de ce quartier.

Chanteloup-les-Vignes : Alexis Corbière s’en prend à la communication du gouvernement

Après les violences urbaines à Chanteloup-les-Vignes, le député de la France insoumise a critiqué le « barnum médiatique » organisé par le gouvernement et a estimé que les causes profondes d’un tel évènement se trouvaient dans le contexte social difficile de ce quartier.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La réaction du gouvernement, très commentée, face à la soirée de violences urbaines dont a été victime la ville de Chanteloup-les-Vignes (Yvelines) ce week-end, ne convainc pas Alexis Corbière. Le député (la France insoumise) de Seine-Saint-Denis, invité de l’émission Audition publique sur les chaînes parlementaires et le Figaro, affirme qu’il « faut condamner » la destruction d’un chapiteau de cirque, œuvre d’une « petite bande d'imbéciles et d'irresponsables » selon les mots du Premier ministre. Mais le parlementaire a considéré qu’il fallait « aborder le sujet » de manière plus globale.

« Il y a des quartiers où s'accumulent tellement d'inégalités, de pauvreté... Ça n'excuse pas, mais tout de même, s'il s'agit seulement de dire que c'est une petite bande d'imbéciles, que trois ou quatre ministres vont venir sur place pour déplorer cette violence qui peut exister […] ça ne sert à rien. La question, c’est comment on évite ça », a-t-il expliqué, qualifiant la venue programmée de trois ministres à un « barnum médiatique ».  « Si c’est pour seulement avoir des mots méprisants vis-à-vis des imbéciles et des irresponsables qui font cet acte, et en rester là, franchement c’est être en dessous de la main. »

« Les conditions sont réunies pour que ça explose à nouveau »

Le député préfère appliquer une lecture sociale de l’évènement. « Ce sont des causes multiples évidemment, mais observons que cela se produit dans des endroits où il y a des taux de chômage et des taux de précarité particulièrement importants », insiste-t-il. Jugeant la situation « explosive » dans les banlieues, Alexis Corbière pense qu’un scénario comparable à 2005, marqué par plusieurs semaines d’émeutes, peut se reproduire. Selon lui, « les conditions sont réunies pour que ça explose à nouveau ».

Partager cet article

Dans la même thématique

ill_institution_assemblee_nationale_15
10min

Politique

Les pétitions, un nouvel outil de pression citoyenne sur le débat public ?

Du succès de la mobilisation contre la loi Duplomb au classement sans suite de la pétition sur la présomption de légitime défense des forces de l’ordre, les pétitions en ligne s’imposent comme un nouveau mode d’interpellation des élus. Sans portée juridique contraignante, elles peinent toutefois à infléchir le travail parlementaire. Leur succès révèle surtout l’aspiration croissante des citoyens à peser sur les décisions publiques entre deux élections, alors que les institutions peinent encore à leur ouvrir une véritable place.

Le

Recolte betterave 2020
7min

Politique

Projet de loi d'urgence agricole : une censure du Conseil constitutionnel est-elle envisageable ?

Mercredi, le Parlement a définitivement adopté le projet de loi d'urgence agricole qui prévoit l'utilisation à titre dérogatoire, pour certaines cultures, de deux néonicotinoïdes interdits en France. Un texte qui va faire l'objet d'une saisine du Conseil constitutionnel par différents groupes politiques. L'année dernière, les Sages avaient censuré une disposition similaire issue d'un texte d'origine sénatoriale, mais les parlementaires ont, depuis, revu leur copie.

Le

Paris : Weekly cabinet meeting at Elysee Palace
5min

Politique

Quels ministères ont connu le plus de ministres pendant les mandats d’Emmanuel Macron ?

Les deux quinquennats d’Emmanuel Macron ont été marqués par un nombre important de gouvernements. Sur ces neuf ans, c’est le ministère de la Santé qui a connu le plus de ministres, talonné par les ministères en charge des Collectivités territoriales ou de l’Environnement. Les Armées, l’Economie et les Affaires étrangères sont ceux avec le plus de stabilité. Le reflet de choix politiques ou le fruit d’une instabilité politique ?

Le