Chanteloup-les-Vignes : Édouard Philippe compare le terme «imbéciles» à «racailles» et «sauvageons»
Le Premier ministre est revenu sur les violences urbaines de Chanteloup-les-Vignes lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat. Selon lui, la politique menée par l’exécutif « perturbe les trafics de stupéfiants dans cette commune et dans d’autres ».

Chanteloup-les-Vignes : Édouard Philippe compare le terme «imbéciles» à «racailles» et «sauvageons»

Le Premier ministre est revenu sur les violences urbaines de Chanteloup-les-Vignes lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat. Selon lui, la politique menée par l’exécutif « perturbe les trafics de stupéfiants dans cette commune et dans d’autres ».
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Lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, la sénatrice LR des Yvelines, Marta de Cidrac est bien évidemment revenue sur les violences urbaines et l’incendie volontaire de l’école du cirque de la ville de Chanteloup-les-Vignes, ce week-end.

La sénatrice a reproché au Premier ministre d’avoir « relativisé ce qui s’est passé en qualifiant les agresseurs d’imbéciles ».

« Je me permets de vous faire remarquer Mme la sénatrice, que le président du conseil départemental des Yvelines (le LR, Pierre Bédier NDLR), que vous connaissez et que vous respectez comme moi, a utilisé le terme de crétins » a d’abord répondu Édouard Philipe avant de poursuivre. « Je ne sais pas si ce terme est plus léger, plus infamant, plus responsable, plus dur que : petites bandes d’imbéciles. Je ne sais pas si les termes racailles et sauvageons qui ont été utilisés… » a-t-il également comparé, en référence à Nicolas Sarkozy et Jean-Pierre Chevènement, sans finir sa phrase en entendant quelques protestations dans l’hémicycle.

Mettant de côté ces questions sur le champ lexical utilisé par les responsables politiques lors de violences urbaines, Édouard Philippe a assuré que son gouvernement « attaquait le problème de toutes les façons possibles », citant « le doublement du budget de l’ANRU » (agence nationale pour la rénovation urbaine), l’augmentation des effectifs de la police nationale (10000 sur l’ensemble du quinquennat), le dédoublement des classes de CP ».

Enfin, Édouard Philippe considère que la politique menée par l’exécutif « perturbe les trafics de stupéfiants à Chanteloup-les-Vignes comme dans d’autres villes ». « Lorsqu’on perturbe ces trafics, que l’on vient briser des habitudes criminelles et bien ça se voit. Ça crée forcément des turbulences et nous devons les affronter. Nous ne devons pas nous horrifier de ces turbulences, elles sont la conséquence d’une action résolue » a-t-il assuré.

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