Chanteloup-les-Vignes : Édouard Philippe compare le terme «imbéciles» à «racailles» et «sauvageons»
Le Premier ministre est revenu sur les violences urbaines de Chanteloup-les-Vignes lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat. Selon lui, la politique menée par l’exécutif « perturbe les trafics de stupéfiants dans cette commune et dans d’autres ».

Chanteloup-les-Vignes : Édouard Philippe compare le terme «imbéciles» à «racailles» et «sauvageons»

Le Premier ministre est revenu sur les violences urbaines de Chanteloup-les-Vignes lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat. Selon lui, la politique menée par l’exécutif « perturbe les trafics de stupéfiants dans cette commune et dans d’autres ».
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, la sénatrice LR des Yvelines, Marta de Cidrac est bien évidemment revenue sur les violences urbaines et l’incendie volontaire de l’école du cirque de la ville de Chanteloup-les-Vignes, ce week-end.

La sénatrice a reproché au Premier ministre d’avoir « relativisé ce qui s’est passé en qualifiant les agresseurs d’imbéciles ».

« Je me permets de vous faire remarquer Mme la sénatrice, que le président du conseil départemental des Yvelines (le LR, Pierre Bédier NDLR), que vous connaissez et que vous respectez comme moi, a utilisé le terme de crétins » a d’abord répondu Édouard Philipe avant de poursuivre. « Je ne sais pas si ce terme est plus léger, plus infamant, plus responsable, plus dur que : petites bandes d’imbéciles. Je ne sais pas si les termes racailles et sauvageons qui ont été utilisés… » a-t-il également comparé, en référence à Nicolas Sarkozy et Jean-Pierre Chevènement, sans finir sa phrase en entendant quelques protestations dans l’hémicycle.

Mettant de côté ces questions sur le champ lexical utilisé par les responsables politiques lors de violences urbaines, Édouard Philippe a assuré que son gouvernement « attaquait le problème de toutes les façons possibles », citant « le doublement du budget de l’ANRU » (agence nationale pour la rénovation urbaine), l’augmentation des effectifs de la police nationale (10000 sur l’ensemble du quinquennat), le dédoublement des classes de CP ».

Enfin, Édouard Philippe considère que la politique menée par l’exécutif « perturbe les trafics de stupéfiants à Chanteloup-les-Vignes comme dans d’autres villes ». « Lorsqu’on perturbe ces trafics, que l’on vient briser des habitudes criminelles et bien ça se voit. Ça crée forcément des turbulences et nous devons les affronter. Nous ne devons pas nous horrifier de ces turbulences, elles sont la conséquence d’une action résolue » a-t-il assuré.

Partager cet article

Dans la même thématique

Blois: Raphael Glucksmann at summer convention campusPS
7min

Politique

Primaire socialiste : des jeux plus ouverts que prévu ?

Rassemblés à Blois pour leurs universités d’été, les socialistes s’apprêtent à départager les candidats pour trouver leur champion à l’élection présidentielle. Alors que l’eurodéputé Place publique Raphaël Glucksmann est favori sur le papier, le scrutin est encore ouvert. Le premier secrétaire socialiste Olivier Faure, qui devrait se déclarer candidat en septembre, pourrait surprendre.

Le

Le Pen ok
7min

Politique

« Il n’était pas fiable » : le départ du conseiller de Jordan Bardella, François Durvye, de la campagne de Marine Le Pen, rappelle les divergences qui traversent le RN

Le divorce entre François Durvye, conseiller éco de tendance libérale, et Marine Le Pen, en plein débat au Medef, montre que le RN connaît encore des différences de lignes internes sur l’économie. Dans l’entourage de Marine Le Pen, on assure que « Jordan Bardella n’a rien à voir là-dedans. C’est l’ego contrarié d’un haut fonctionnaire. Point ».

Le