Chanteloup-Les-Vignes : « La République est grignotée par un communautarisme galopant » déclare Geoffroy Didier
Depuis quelques jours, des violences ont émaillé plusieurs villes des Yvelines, sur fond de tension sociale. Pour le député européen Geoffroy Didier, l’État doit réaffirmer son « autorité républicaine »

Chanteloup-Les-Vignes : « La République est grignotée par un communautarisme galopant » déclare Geoffroy Didier

Depuis quelques jours, des violences ont émaillé plusieurs villes des Yvelines, sur fond de tension sociale. Pour le député européen Geoffroy Didier, l’État doit réaffirmer son « autorité républicaine »
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

À Chanteloup-Les-Vignes ce samedi, plusieurs policiers et pompiers ont été pris pour cible par une trentaine d’individus. Pendant la nuit d’Halloween, ce sont près d’une vingtaine d’agressions sur les forces de l’ordre qui ont été recensées dans le département des Yvelines. Pour le député européen Geoffroy Didier, le constat est sans appel : « La République est grignotée par un communautarisme galopant ».

L’élu des Républicains appelle l’État français à prendre ses responsabilités, notamment en ce qui concerne les forces de l’ordre. « ll faut plus de policiers expérimentés sur les terrains les plus compliqués et on sait bien que ce sont malheureusement les jeunes, les moins expérimentés, qui sont envoyés là-bas. […] Bien sûr que c'était une erreur de diminuer le nombre de policiers et de gendarmes et de forces de sécurité » déclare-t-il.

Une situation alarmante cristallisée par le manque de moyens des services publics : Geoffroy Didier déplore les conditions de travail de gendarmes et policiers, « pris dans des guets-apens, qui ne sont pas suffisamment nombreux et qui ne sont pas non plus suffisamment équipés ». L’élu dénonce des conditions « indignes » des services de l’État : « Certains sont obligés d'acheter avec leurs deniers personnels des gilets pare-balles. Le 15 du mois, ils n’ont plus d'argent pour mettre de l’essence dans les voitures de police ».

Pour le député européen, le communautarisme s’est développé « par une succession de petits abandons et de petites négligences » et affiche une volonté affirmée de s’opposer à la législation républicaine. « Les quartiers se sont ghettoïsés » analyse-t-il. « Il y a une paupérisation des services fondamentaux de l'État qui est indigne de la 5e ou 6e puissance économique mondiale. Il va bien falloir y remédier ».

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Chanteloup-Les-Vignes : « La République est grignotée par un communautarisme galopant » déclare Geoffroy Didier
4min

Politique

VSS dans le sport : « On est passé de 10 cas à 400 par an » alerte ce sénateur

Mathilde De Kerangat, ex-athlète olympique de voile, révélait en 2022 avoir été victime d’agressions sexuelles de la part de son entraîneur quand elle pratiquait l’athlétisme entre l’âge de 7 et 11 ans. Aujourd’hui, elle s’engage au sein de l’observatoire des violences sexistes et sexuelles dans le sport et s’engage auprès des plus jeunes pour faire de la prévention. Elle témoigne dans l’émission Sport etc. présentée par Caroline Delage.

Le

Paris: Questions au gouvernement Senat
9min

Politique

Sénatoriales : après les municipales, le groupe LR pourrait « perdre de 3 à 5 sièges », face à la poussée du RN

Les municipales permettent déjà de faire des projections sur les sénatoriales de septembre 2026. Sur le papier, les LR craignent de perdre 3 à 5 sièges, mais le scrutin de 2029 s’annonce meilleur. Au groupe centriste, son président Hervé Marseille mise sur une « forme de stabilité ». Globalement, le sénateur LR Roger Karoutchi assure qu’« il n’y a pas de risque sur la majorité sénatoriale », qui restera « très large ».

Le

FRA – ELECTIONS MUNICIPALES – LR RETAILLEAU
4min

Politique

Présidentielle : les adhérents LR désignent Bruno Retailleau comme candidat

Le président des Républicains a été investi par son parti pour l’élection présidentielle ce dimanche, à la suite d’un vote en ligne des adhérents. La confirmation de la candidature de Bruno Retailleau était une étape nécessaire, mais n’épuise pas les questions sur la suite de la campagne présidentielle à droite. 

Le