Chantiers de Saint-Nazaire: Hamon et Fillon d’accord sur une nationalisation
François Fillon s'est dit d'accord mardi soir avec Benoît Hamon, qui proposait lors du débat entre les onze candidats à la...

Chantiers de Saint-Nazaire: Hamon et Fillon d’accord sur une nationalisation

François Fillon s'est dit d'accord mardi soir avec Benoît Hamon, qui proposait lors du débat entre les onze candidats à la...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

François Fillon s'est dit d'accord mardi soir avec Benoît Hamon, qui proposait lors du débat entre les onze candidats à la présidentielle mardi soir de nationaliser temporairement les chantiers de Saint-Nazaire pour éviter une fuite du "savoir-faire" français.

"Oui, nos savoir-faire peuvent quitter demain la France si nous ne faisons pas les bons choix sur le plan industriel. Je propose que, sur ces chantiers navals, plutôt que d'assister au désarmement de notre savoir faire(...) nous mettions en place une nationalisation temporaire", a déclaré Benoît Hamon sur BFMTV/CNews, une solution déjà envisagée par le gouvernement actuel.

"Je voudrais juste dire à Benoît Hamon que c'est mon gouvernement qui a fait rentrer l'Etat au capital de STX, justement pour la raison que vous avez évoquée", a réagi François Fillon, qui prenait la parole juste après le candidat socialiste.

"Effectivement, aujourd'hui, dans la difficulté où se trouve ce chantier et compte tenu des risques de voir le savoir-faire partir, une nationalisation qui ne soit pas permanente, qui soit là pour permettre une solution à cette entreprise doit être envisagée", a continué le candidat LR.

"Je m'en réjouis", a répondu Benoît Hamon, qui avait auparavant indiqué qu'il souhaitait que cette nationalisation temporaire dure "jusqu'au moment où nous retrouverons des partenaires".

Selon le quotidien le Monde, l'État envisage une nationalisation transitoire des chantiers de Saint-Nazaire, s'il ne parvient pas à un accord satisfaisant sur leur reprise par l'Italien Fincantieri.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Seance questions au gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Travail le 1er mai : une réforme quasi enterrée, que ses défenseurs cherchent à réanimer

Face au risque de censure et sous la pression des syndicats, le gouvernement a repoussé sine die la proposition de loi sénatoriale sur le travail le 1er mai, tout en ouvrant des discussions. Une décision dénoncée par Gabriel Attal chez Renaissance. Côté LR, Bruno Retailleau propose aux présidents de l’Assemblée et du Sénat de convoquer eux-mêmes la commission mixte paritaire, pour relancer le processus parlementaire. Si Gérard Larcher « était prêt à étudier » la question, l’idée serait en « stand by » face aux hésitations de Yaël Braun-Pivet.

Le

Chantiers de Saint-Nazaire: Hamon et Fillon d’accord sur une nationalisation
3min

Politique

Au nom du « soutien au peuple Vénézuélien », Gérard Larcher reçoit au Sénat la Prix Nobel de la paix et opposante María Corina Machado

Au lendemain de sa rencontre avec Emmanuel Macron, la lauréate du Prix Nobel de la paix María Corina Machado, figure de l’opposition vénézuélienne, est reçue mardi 14 avril par le président du Sénat Gérard Larcher. L’occasion d’échanger sur « les perspectives d’une transition pacifique et démocratique » au Venezuela plus de trois mois après la capture du président Maduro par les États-Unis.

Le

Chantiers de Saint-Nazaire: Hamon et Fillon d’accord sur une nationalisation
3min

Politique

Après son arrivée chez Grasset, relié à Vincent Bolloré, Boualem Sansal assure ne « pas du tout » se rapprocher de l’extrême-droite 

Invité de la matinale de Public Sénat ce mardi 14 avril, Boualem Sansal est revenu sur son récent départ de Gallimard, son éditeur historique, vers Grasset, relié au milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Interrogé sur ce choix et sur d’hypothétiques liens avec l’extrême-droite, l’écrivain franco-algérien assure ne « pas du tout » se rapprocher de ce camp politique et dit « picorer » ses idées « à droite » et « à gauche ».

Le

36071660134
5min

Politique

« La République a besoin de votre voix » : au Sénat, collégiens et lycéens dissertent sur la liberté d’expression lors d’un concours d’éloquence

Plusieurs dizaines de collégiens et lycéens, principalement originaires de Seine-Saint-Denis, se sont affrontés lors de la 8ème édition du Concours d'éloquence de la jeunesse, lundi 13 avril, au Sénat. L’occasion de philosopher sur les limites de la liberté d’expression et d’ « affirmer sa place dans la société », comme les y a invités le sénateur Ahmed Laouedj.

Le