Chez Les Républicains, « soyons honnêtes, tout est à reconstruire » pour François Baroin
Alors que s’ouvre le 102e congrès des maires ce lundi et que les élections municipales approchent à grands pas, François Baroin dresse un bilan politique nuancé chez Les Républicains.

Chez Les Républicains, « soyons honnêtes, tout est à reconstruire » pour François Baroin

Alors que s’ouvre le 102e congrès des maires ce lundi et que les élections municipales approchent à grands pas, François Baroin dresse un bilan politique nuancé chez Les Républicains.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Le départ de Laurent Wauquiez au lendemain de l'échec des européennes a créé une nouvelle donne » analyse François Baroin, maire de Troyes LR et président de l’association des maires de France. Resté à l’écart du parti pendant près de deux ans, il a décidé de s’en rapprocher dernièrement, convaincu par un nouveau souffle et résolu à dépasser le constat « douloureux et cruel » des dernières élections.

L’élection de Christian Jacob à la tête du parti des Républicains est également la preuve de ce nouveau rassemblement de la droite pour François Baroin. Suffisamment pour s’opposer au potentiel duel entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen en 2022 ? « Aujourd’hui non, soyons honnêtes et soyons lucides. Tout est à reconstruire. Le fond, le rassemblement de la famille, le travail sur un éventuel projet d'alternance » estime-t-il.

« On a deux ans. Est-ce que c'est assez long ? Je n'en sais rien, en tout cas il faut y travailler » analyse le président de l’association des maires de France. « Accepter la dualité sans rien faire, les bras ballants dans un silence aimable et courtois, au fond c'est accepter le principe de l'alternance. C'est notre devoir de faire réfléchir les gens, d'ailleurs, il y a peut-être d'autres solutions. »

S’il est trop tôt pour envisager une reconquête des Républicains lors de l’élection présidentielle, François Baroin met en valeur le bilan des élus locaux, à quelques mois des municipales. « Il faut une mise en valeur du travail de nos jeunes élus entre 30 et 40 ans, qui ont fait du bon travail, avec assez peu d'augmentation de la fiscalité locale ».

Un constat que ne partage pas le parti présidentiel selon lui : « Là où vous aurez des LREM pas présents [sur les listes aux municipales], ça veut dire qu'ils ne sont pas en situation et que les LR sont trop forts. Là où ils veulent s'associer, c'est parce qu'ils ont besoin d'avoir des places. »

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Déboutés du droit d’asile : Bruno Retailleau met la pression sur Renaissance et Horizons dans l’application du futur cadre migratoire européen
6min

Politique

Déboutés du droit d’asile : Bruno Retailleau met la pression sur Renaissance et Horizons dans l’application du futur cadre migratoire européen

Le candidat LR à la présidentielle a interpellé l’exécutif et les parlementaires du camp présidentiel quant aux suites à donner à l’accord trouvé au niveau européen sur les nouvelles règles d’éloignement des migrants déboutés du droit d’asile. « Il faut que ce soit appliqué immédiatement » et « dans sa totalité », a enjoint l’ancien ministre de l’Intérieur.

Le

White March for Lyhanna in Fleurance.
7min

Politique

Affaire Lyhanna : « Il faut un choc sociétal. Il faut un MeToo des enfants », alerte Denis Roth-Fichet, secrétaire général de la Ciivise

Après le meurtre de la petite Lyhanna, les révélations sur les plaintes visant le principal suspect relancent une question aussi ancienne que dérangeante : la France est-elle réellement capable de protéger les enfants victimes de violences sexuelles ? Derrière l’émotion, les chiffres dressent le portrait d’un système saturé, où les alertes s’accumulent, les enquêtes peinent à aboutir et la parole des mineurs reste trop souvent ignorée.

Le