Chez les sénateurs LR, c’est la lutte des places
Jour d’élection chez les sénateurs LR. On connaîtra ce lundi soir les noms des remplaçants de Philippe Bas, à la présidence de la commission des lois, d’Albéric de Montgolfier, au budget, et d’Alain Milon, aux affaires sociales. Et les candidats sont nombreux…

Chez les sénateurs LR, c’est la lutte des places

Jour d’élection chez les sénateurs LR. On connaîtra ce lundi soir les noms des remplaçants de Philippe Bas, à la présidence de la commission des lois, d’Albéric de Montgolfier, au budget, et d’Alain Milon, aux affaires sociales. Et les candidats sont nombreux…
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Les 148 sénateurs du groupe LR du Sénat se réunissent ce lundi, en fin de journée, pour une réunion un peu particulière. Ils vont désigner, lors d’un vote à bulletin secret, leurs candidats pour les postes de présidences de commission qui leur reviennent et aux postes du bureau du Sénat. Les présidents de commission seront ensuite officiellement désignés mercredi, lors de la réunion des nouvelles commissions.

Renouvellement

Comme nous l’expliquions, le Sénat va connaître une valse des présidents de commission. La faute – ou grâce, c’est selon – au règlement interne au groupe LR, qui limite dans le temps, à deux fois trois ans, la fonction de président de commission. Un gage de renouvellement qui est aussi l’occasion d’un exercice de démocratie interne.

Elus pour la première fois en 2014, Albéric de Montgolfier, rapporteur général de la commission des finances, Alain Milon, président de la commission des affaires sociales, et Philippe Bas, à la commission des lois, doivent ainsi passer la main. Pour ce dernier, révélé au grand public par la commission d’enquête Benalla et dont tout le monde loue les qualités, le sujet a été sensible en interne. Mais changer les règles au dernier moment pour lui permettre de jouer les prolongations serait très mal passé chez certains sénateurs LR. D’autant qu’on compte de nombreux candidats, d’après la liste consultée par publicsenat.fr. Ces derniers jours, une discrète campagne s’est mise en place, à coup de mails, SMS, appels ou discussions dans les couloirs de la Haute assemblée.

Quatre candidats pour le budget

Au poste de rapporteur général de la commission des finances, à la lourde tâche de définir la version sénatoriale du budget, sont candidats Jérôme Bascher, Philippe Dallier, Jean-François Husson et Christine Lavarde.

Pour remplacer Philippe Bas à la commission des lois, deux candidats postulent : François-Noël Buffet, actuel vice-président de la commission, et Muriel Jourda, qui avait été co-rapporteure de la commission d’enquête Benalla.

Catherine Deroche ou René-Paul Savary aux affaires sociales

A la commission des affaires sociales, qui remplacera Alain Milon, sénateur aux positions iconoclastes dans son camp, car pro PMA pour toutes et pro GPA ? La sénatrice Catherine Deroche, co-rapporteure de la commission d’enquête sur le Covid-19, est candidate, tout comme René-Paul Savary, vice-président de la commission d’enquête.

A la commission des affaires européennes, le remplaçant de Jean Bizet sera Pascal Allizard ou Jean-François Rapin.

En revanche, pas de changement à la commission des affaires étrangères et des affaires économiques, où Christian Cambon et Sophie Primas peuvent rester en place trois ans de plus.

Délégations et « whips »

Pour les commissions de la culture et de l’éducation, et celle de l’aménagement du territoire et du développement durable, qui reviennent aux centristes dans le cadre de l’accord de majorité entre le groupe LR et UC, le groupe de Bruno Retailleau va cependant désigner des « whips », du terme anglais fouet. Ils joueront un rôle de coordinateur et de référent. Au poste de whip culture, Max Brisson est ainsi candidat, tout comme Laure Darcos, et Stéphane Piednoir. Seul Didier Mandelli est candidat au poste de whip aménagement du territoire.

Pour la présidence de la délégation aux entreprises, le sénateur Serge Babary, ancien maire de Tours, est candidat tout comme… Albéric de Montgolfier, qui passerait ainsi des finances aux entreprises, s’il est élu.

On ne compte qu’un candidat à la délégation à l’Outre-Mer, c’est Pierre Frogier. Mathieu Darnaud est quant à lui le seul candidat à la délégation à la prospective, que présidait jusqu’ici Roger Karoutchi.

Roger Karoutchi candidat à la vice-présidence du Sénat

Pour les postes du bureau, les LR ont actuellement deux postes de vice-présidents – un pour une femme et un pour un homme, au nom de la parité – un questeur et six secrétaires. Le bureau, où tous les groupes politiques sont représentés, entérine toutes les décisions qui concernent le fonctionnement du Sénat. Il se penche aussi sur les conflits d’intérêts, vote sur les demandes de levée d’immunité parlementaire ou sur les transmissions à la justice en cas de suspicion de faux témoignage devant une commission d’enquête du Sénat.

Roger Karoutchi est candidat à un poste de vice-président. L’ancien ministre et sénateur des Hauts-de-Seine est assuré d’être élu, étant le seul homme candidat à ce poste. Pour l’autre vice-présidence, deux femmes sont sur les rangs : Catherine Dumas et Pascale Gruny. Les vice-présidents sont notamment chargés de présider les débats dans l’hémicycle.

Cinq candidats à la questure, dont Philippe Bas

Au poste de questeur, on ne compte pas moins de cinq candidats. On y retrouve… Philippe Bas, qui fait face à Charles Guené, Alain Houpert, Antoine Lefèvre et à Catherine Procaccia, seule femme candidate à ce poste chargé des finances du Sénat.

Pour les secrétaires, on ne compte pas moins de 15 candidats. Les six postes sont répartis paritairement. Sont candidats, Céline Boulay-Espéronnier, Jacqueline Eustache-Brinio, Corinne Imbert, Marie Mercier, François Bonhomme, Pierre Charon, Guillaume Chevrollier, Pierre Cuypers, Marc-Philippe Daubresse, Daniel Gremillet, Jacques Grosperrin, Marc Laménie, Alain Milon, Hugues Saury et Bruno Sido.

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