« Chez nous », film critique du FN: « inadmissible », selon Philippot
Florian Philippot, vice-président du Front national, a jugé dimanche "scandaleux" et "inadmissible" la sortie "deux mois avant l...

« Chez nous », film critique du FN: « inadmissible », selon Philippot

Florian Philippot, vice-président du Front national, a jugé dimanche "scandaleux" et "inadmissible" la sortie "deux mois avant l...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Florian Philippot, vice-président du Front national, a jugé dimanche "scandaleux" et "inadmissible" la sortie "deux mois avant l'élection" présidentielle du film de Lucas Belvaux, "Chez nous", critique très ouverte du parti de Marine Le Pen.

"D'après la bande annonce que j'ai vue (...), ça a l'air d'être un joli navet, mais, au-delà de la qualité du film, je trouve ça proprement scandaleux qu'en pleine campagne présidentielle, je crois précisément à deux mois du vote - ce sera le 22 février qu'il sortira -, on sorte dans les salles françaises un film qui est clairement anti-Front national", a déclaré M. Philippot, invité du Grand Rendez-vous iTELE/Europe1/Les Echos.

Il a proposé de "mettre le budget de ce film sur les comptes de campagne de nos adversaires".

Convaincu que le réalisateur belge Lucas Belvaux "n'agit pas tout à fait seul" en choisissant une sortie aussi proche de l'échéance électorale, il a assuré ne vouloir "rien interdire" mais a réclamé "qu'on ait quand même un minimum de décence républicaine, de respect de la démocratie".

Concernant la comédienne Catherine Jacob, qui incarne un personnage très voisin de Marine Le Pen, il a estimé que de sa part ce film était "un petit service rendu au système".

Interrogé sur le tweet de Steeve Briois parlant de la comédienne comme d'un "pot à tabac", M. Philippot a refusé de "commenter" en assurant ne pas lui-même vouloir aller "sur ce terrain-là". "On a beaucoup de choses à dire, je ne juge jamais du physique des gens", a-t-il expliqué.

Partager cet article

Dans la même thématique

Glucksmann
6min

Politique

Le sénateur Place Publique Bernard Jomier appelle à créer « un intergroupe » rassemblant les pro-Glucksmann au Sénat

« Il va y avoir un travail en commun des sénateurs qui soutiennent Raphaël Glucksmann », soutient le sénateur de Paris, après la victoire écrasante de Raphaël Glucksmann à la primaire de la gauche sociale-démocrate. Il tend notamment « la main » aux sénateurs écologistes, qu’il a rejoints. Mais du côté du groupe PS, l’initiative laisse pour l’heure plus dubitatif.

Le

Bram: Raphael Glucksmann at Les Rencontres de la Gauche
8min

Politique

Présidentielle : de quels moyens va bénéficier Raphaël Glucksmann, désormais candidat du PS, pour faire campagne ?

Officiellement investi pour la campagne présidentielle, Raphaël Glucksmann va pouvoir bénéficier de l’expertise technique et militante du Parti socialiste pour la course à l’Elysée. Du fait de son poids politique, le parti à la rose devrait également être le premier contributeur financier de sa campagne. Le Canard enchaîné évoque un plafond à 2,4 millions d’euros, loin toutefois de ce qui avait été déboursé pour Anne Hidalgo ou Benoît Hamon.

Le

Paris: Weekly session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Modernisation de la radio : la proposition de loi de Laurent Lafon pour assouplir la réglementation et soutenir le secteur

Déposée le 16 juin 2026 à l’initiative du sénateur Laurent Lafon, la proposition de loi relative à la modernisation de la radio sera débattue demain en séance publique. Adoptée largement par la Commission de la culture le 7 octobre 2026 et soutenue par les acteurs de la radio, la proposition de loi vise à assouplir la règlementation et favoriser le développement de la radio numérique terrestre dans un contexte de relatif déclin de la radio française.

Le

Paris Students and Police face to face
6min

Politique

Mobilisation lycéenne : le recours aux gardes à vue est-il justifié ?

Depuis le début du mouvement, 6 877 personnes ont été placées en garde à vue, dont une très grande majorité de mineurs. Une mesure de contrainte injustifiée selon plusieurs avocats, qui y voient plutôt une volonté de la part des forces de l’ordre de sanctionner les manifestants.

Le