« Chez nous »: une dizaine de militants FN manifestent devant un cinéma
Une dizaine de militants du Front national manifestaient mercredi après-midi devant un cinéma d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais)...

« Chez nous »: une dizaine de militants FN manifestent devant un cinéma

Une dizaine de militants du Front national manifestaient mercredi après-midi devant un cinéma d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais)...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Une dizaine de militants du Front national manifestaient mercredi après-midi devant un cinéma d'Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) contre le film "Chez nous", sorti en salle le même jour et qui raconte la campagne pour les municipales d'un parti clairement inspiré du FN, a constaté un journaliste de l'AFP.

"On veut montrer notre opposition à ce film irréel qui ne représente ni le FN ni ses électeurs", a expliqué Laurent Dassonville, responsable FN du canton d'Avion (Pas-de-Calais), qui estime "anormal qu'on autorise la diffusion d'un tel film, hostile au FN en pleine période électorale".

Munis d'une banderole "Oui, on est chez nous" ornée du logo du parti d'extrême droite ainsi que de drapeaux tricolores, les militants, dont certains distribuaient des tracts en faveur de Marine Le Pen, n'empêchaient pas, cependant, les spectateurs d'accéder à la salle de cinéma qui devait projeter le film au cours de trois séances dans l'après-midi.

"On n'est pas là pour empêcher la diffusion du film que les gens jugeront d'eux-mêmes. On est dans un lieu culturel que l'on respecte, mais on montre notre mécontentement", a poursuivi M. Dassonville qui a promis que "d'autres actions de ce genre seront prévues" dans la région et particulièrement "dans le bassin minier".

Ce long métrage se déroule dans une ville imaginaire du Pas-de-Calais baptisée Hénard. Fief du FN, Hénin-Beaumont s'appelait auparavant Hénin-Liétard.

Dans "Chez nous", Pauline Duhez (Émilie Dequenne), connue dans la ville et appréciée par ses patients, est approchée par des dirigeants d'un parti d'extrême droite, le "Bloc patriotique". Elle se voit proposer d'être tête de liste aux municipales, au côté de la dirigeante du parti Agnès Dorgelle (Catherine Jacob). Au départ hésitante, Pauline va se laisser séduire par ce parti populiste dont elle pense qu'il peut aider les ouvriers.

La dirigeante du parti, blonde, à la forte carrure et au discours musclé, reste un personnage secondaire: elle est montrée lors d'un meeting, d'une conférence de presse ou de réunions avec son équipe.

"Pauvre Marine Le Pen, qui est caricaturée par ce pot à tabac de Catherine Jacob. Un sacré navet en perspective", s'était insurgé sur Twitter le maire d'Hénin-Beaumont Steeve Briois, vice-président du FN.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Loi Yadan contre l’antisémitisme : les sénateurs dubitatifs à l’annonce de la reprise en main du gouvernement

Après le retrait à l’Assemblée nationale de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Caroline Yadan, le gouvernement va reprendre la main et présentera un projet de loi sur la lutte contre l’antisémitisme devant le Sénat avant l’été. L’exécutif compte sur un accueil plus favorable à la chambre haute où la droite et le centre sont majoritaires. Mais les relations entre la majorité sénatoriale se sont tendues ces derniers temps.

Le

Paris: French Government Weekly Cabinet Meeting
3min

Politique

1er mai : boulangeries et fleuristes « indépendants » pourront faire travailler leurs salariés dès cette année, annonce Sébastien Lecornu

Le Premier ministre a mis sur la table, vendredi, un nouveau projet de loi d’élargissement du travail le 1er mai, uniquement ouvert aux boulangeries et fleuristes « indépendants et artisanaux ». En attendant son adoption formelle, il a assuré que des consignes seront données pour qu’aucun contrôle ne vienne entraver le travail de leurs salariés cette année.

Le

Festival Du Livre 2025
2min

Politique

Crise chez Grasset : au Festival du livre, Emmanuel Macron affiche sa volonté de défendre le « pluralisme éditorial »

En visite ce vendredi au Festival du livre, bousculé par la crise ouverte chez l’éditeur Grasset, Emmanuel Macron a voulu afficher sa défense du « pluralisme éditorial » et de « la liberté des auteurs ». Concernant la création d’une clause de conscience pour les auteurs, le Président a estimé que cela « doit se réfléchir ».

Le

FRA – BOOK – CONSENTEMENT
2min

Politique

Crise chez Grasset : la sénatrice Sylvie Robert (PS) propose de créer une clause de conscience pour les auteurs

Alors que plus de 150 écrivains annoncent quitter la maison d’édition Grasset pour protester contre le renvoi du PDG Olivier Nora, la sénatrice socialiste Sylvie Robert propose une « loi d’urgence » pour « protéger les auteurs ». Le but : permettre aux auteurs d’activer une clause de conscience en cas de changement radical de la ligne éditoriale de leur éditeur.

Le