Chiffres du chômage : le chef de file des sénateurs LREM chahuté
Le chef de file des sénateurs LREM a interrogé le gouvernement sur la baisse du chômage lors des questions d’actualité. Mal lui en a pris, François Patriat a été chahuté par les sénateurs.

Chiffres du chômage : le chef de file des sénateurs LREM chahuté

Le chef de file des sénateurs LREM a interrogé le gouvernement sur la baisse du chômage lors des questions d’actualité. Mal lui en a pris, François Patriat a été chahuté par les sénateurs.
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

L’Insee annonce ce jeudi que le taux de chômage est passé sous la barre des 9 %. Une embellie encouragée par la croissance. Si le gouvernement s’est interdit de commenter les chiffres mensuels du chômage publiés par l’Insee, il n’en va pas de même pour les chiffres semestriels jugés plus « robustes ».

Le sénateur LREM, François Patriat, n’a pas voulu se priver de cette bonne nouvelle. « Il est de bon ton dans nos questions d’actualité de faire part au gouvernement de sujets d’inquiétude, de drames ou de difficultés dans notre pays », fait-il remarquer. « Moi, je voudrais poser une question au gouvernement sur un sujet d’actualité qui intéresse tous les Français, c’est celui aujourd’hui de la valeur travail et du redressement de notre économie », tente-t-il de poursuivre.

Les autres sénateurs, agacés par une question teintée de triomphalisme, ont chahuté leur collègue. « Mes chers collègues, vous me décomptez mon temps (de parole) », réclame alors François Patriat qui avec une pointe d’ironie se dit « très heureux de voir que l’amélioration (des chiffres) du chômage suscite des cris d’orfraie dans cet hémicycle ».

Malgré les protestations de ses collègues, François Patriat poursuit : « En publiant ce matin le fait qu’il a 205.000 chômeurs de moins dans notre pays, que le taux de chômage en France métropolitaine soit de 8,6 %, 8,9 % tous territoires français confondus montre que les efforts qu’ont menés les uns et les autres au cours de ces dernières années ont porté leurs fruits ».

Un exposé qui aurait pu calmer l’assemblée si François Patriat ne l’avait pas terminé en affirmant que cette embellie était «surtout » due aux « décisions prises par ce gouvernement, pour redonner la confiance, ont permis de créer un climat et une dynamique qui va dans le redressement ».

Voir la réponse du Premier ministre :  

Chiffres du chômage : intervention d'Edouard Philippe
04:08

Partager cet article

Dans la même thématique

Chanteloup-les-Vignes : inter-ministerial meeting on cities
9min

Politique

Elisabeth Borne prend ses distances avec Gabriel Attal : « Non-événement » ou symptôme « des doutes » chez Renaissance avant 2027 ?

En quittant la présidence du Conseil national de Renaissance, Elisabeth Borne marque son « désaccord avec la ligne » de Gabriel Attal et met à mal la future candidature à la présidentielle du patron du parti. Si les proches du secrétaire général minimisent, quelques voix pointent en interne l’excès de « com’ » et « la tendance aux coups médiatiques ». François Patriat, patron des sénateurs Renaissance, prend aussi ses distances : « Déclarer sa candidature aujourd’hui et figer les choses ne me paraît pas être le bon principe ».

Le

Chiffres du chômage : le chef de file des sénateurs LREM chahuté
7min

Politique

Droits TV du football : la chaîne Ligue 1+ n’est qu’une « solution par défaut », reconnaît Nicolas de Tavernost

Interrogé au Sénat ce mercredi, le patron de la filiale média de la Ligue de football professionnelle (LFP), Nicolas de Tavernost, n’a pas caché les limites de la chaîne Ligue1 +, montée dans l’urgence par la ligue, pour le financement des clubs français. Il a été longuement interrogé sur son départ en fin de saison, perçu par plusieurs sénateurs comme la conséquence des conflits d’intérêts au sommet du football français.

Le

Chiffres du chômage : le chef de file des sénateurs LREM chahuté
3min

Politique

Banquets du Canon français : « Il n’y a pas de risque de trouble à l’ordre public », assure Laurent Nunez qui reste toutefois « vigilant »

Lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez a été interpellé par le sénateur (PS) du Finistère, Jean-Luc Fichet sur la campagne de haine dont a été victime la maire de Quimper pour avoir refusé d’accueillir dans sa ville un banquet du Canon Français, une organisation financée pour partie par le milliardaire d’extrême droite Pierre Edouard Sterin. « Ce qu’il s’est passé à Quimper est absolument ignoble » a dénoncé le ministre.

Le