Chlordécone : une question « extrêmement grave » selon Annick Girardin
Interrogée en marge des questions d’actualité au gouvernement ce jeudi. Annick Girardin, ministre des Outre-mer, insiste sur la nécessité d’une transparence de l’action du gouvernement

Chlordécone : une question « extrêmement grave » selon Annick Girardin

Interrogée en marge des questions d’actualité au gouvernement ce jeudi. Annick Girardin, ministre des Outre-mer, insiste sur la nécessité d’une transparence de l’action du gouvernement
Public Sénat

Par Maud Larivière

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Mercredi, Le Monde a révélé l’existence d’une crise sanitaire majeure dans les Antilles. Le fautif ? Le Chlordécone, un pesticide ultra-toxique utilisé dans les bananeraies dans les années 70 jusqu’en 1993.

« Cette question du chlordécone est une question extrêmement grave » déclare Annick Girardin, ministre des Outre-mer. « Elle existe depuis de nombreuses années, en Martinique et en Guadeloupe, et le gouvernement n’a pas attendu que les médias s’en saisissent pour prendre ce dossier à bras-le-corps ».

« Si on en parle aujourd’hui, c’est justement parce que la méthode de ce gouvernement, et surtout la mienne, c’est la transparence totale sur des sujets aussi graves, que ceux qui peuvent toucher la santé » explique-t-elle avant d’informer : « On a publié les cartes des terrains qui sont pollués par le chlordécone en Guadeloupe et en Martinique, pour éviter qu’il y ait des activités sur ce terrain ».

D’après la ministre, les terres sont polluées « pour de nombreuses centaines d’années. Sauf à ce qu’on trouve, et nous cherchons, la possibilité de dépolluer les terres. Mais aujourd’hui la recherche n’est pas à ce niveau-là ».

Le risque pour les humains est indéniable : « Nous savons que si certains produits contaminés, cultivés sur ces terres, ou certaines viandes consommées, qui ont été élevées sur ces terres, [sont ingurgitées], qu’il y a une possibilité de contamination, ou de difficultés sanitaires pour les humains. C’est ce qu’il faut protéger ».

« On a vraiment des actions fortes à faire, et c’est pour ça que je parle de transparence. Parce qu’il ne faut pas, dans ces terres, cultiver tout ce qu’il y a en terre (…). Il faut aujourd’hui informer les gens suffisamment, beaucoup plus que ce qu’on a fait. (…) On a quand même en Martinique et en Guadeloupe, tout un circuit informel, qui fait qu’on consomme encore des produits qui ont été en contact avec cette pollution » conclut Annick Girardin.

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