Choix majoritaire des « Insoumis » pour abstention ou vote blanc: une « erreur » pour Le Foll
Le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll a fait part mardi de son "incompréhension" face au choix des "Insoumis" de...

Choix majoritaire des « Insoumis » pour abstention ou vote blanc: une « erreur » pour Le Foll

Le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll a fait part mardi de son "incompréhension" face au choix des "Insoumis" de...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll a fait part mardi de son "incompréhension" face au choix des "Insoumis" de préférer largement l'abstention ou le vote blanc à un vote en faveur d'Emmanuel Macron, y voyant une "erreur".

"Je réagis avec incompréhension. La gauche, traditionnellement, a toujours été dans ce combat (...) contre le Front national. On est au deuxième tour d'une présidentielle, il y a un choix qui s'impose, celui qui consiste à défendre les valeurs de la République (...) Moi, je considère aujourd'hui que c'est une erreur que de faire ce choix-là", a déclaré M. Le Foll à la presse, quelques minutes avant l'ouverture d'un meeting de soutien à Emmanuel Macron avec Bernard Cazeneuve.

"Le choix, il doit être d'abord la France, la République dans l'Europe", a souligné M. Le Foll, jugeant qu'il y a "dans le projet du Front national des remises en cause profondes des valeurs de la République, (...) la remise en cause de la construction européenne (...) la sortie de l'euro, sur les questions d'immigration et de sécurité, des positions parfaitement inacceptables".

"Il y a un deuxième tour, il n'est pas encore joué et il faut qu'on soit mobilisé. C'est pourquoi on a souhaité se réunir ce soir à Dijon", a encore expliqué M. Le Foll.

"Un vote ça se mérite (...) un vote ça se conquiert, rien n'est joué, rien n'est jamais joué en démocratie", lui a fait écho M. Rebsamen à ses côtés.

Arrivé quelques minutes après MM. Le Foll et Rebsamen, le Premier ministre a expliqué à la presse qu'il y "avait des moments historiques particuliers, où il faut savoir prendre ses responsabilités". "Donc moi je m'engage de toutes mes forces, avec le premier secrétaire du Parti socialiste, avec l'ensemble des socialistes, avec les membres du gouvernement, pour que Marine Le Pen ne soit pas élue et pour cela il faut appeler à voter sans la moindre ambiguïté pour Emmanuel Macron", a-t-il poursuivi.

Jean-Christophe Cambadélis a de son côté souligné que "la situation n'est pas facile", alors que "les dernier sondages" marquent "une montée de Marine Le Pen", et que les Insoumis ont pris position en faveur du vote blanc ou de l'abstention.

"Tout ça ne fait pas un climat propice à la mobilisation. Or il faut se mobiliser. Car évidemment Marine Le Pen peut l'emporter. Et en même temps si elle était battue, ça n'est pas la même chose d'être battue à 38 ou à 42%. Je fais remarquer que son père faisait 18% (...) Il se passe quelque chose. On ne peut pas être neutre, regarder, commenter, apprécier, soupeser, il faut se mobiliser", a-t-il mis en garde.

Environ 500 personnes participent à ce meeting organisé à l'initiative du PS à cinq jours du second tour de la présidentielle.

Partager cet article

Dans la même thématique

Choix majoritaire des « Insoumis » pour abstention ou vote blanc: une « erreur » pour Le Foll
2min

Politique

Mazarine Pingeot sur François Mitterrand : « J'étais insolente avec mon père »

Grandir dans l’ombre du pouvoir oblige à se construire autrement, a fortiori lorsque votre existence relève du secret d’Etat. Mazarine Pingeot, « fille cachée » de François Mitterrand y est parvenue. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, la philosophe publie ces jours-ci Inappropriable (ed. Climats Flammarion), un essai ambitieux sur la relation entre l’homme et l'intelligence artificielle. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, elle revient sur une enfance hors du commun.

Le

Choix majoritaire des « Insoumis » pour abstention ou vote blanc: une « erreur » pour Le Foll
6min

Politique

Crise du Groenland : "Quand l'Europe montre ses muscles, Trump recule" se félicite l'eurodéputé Bernard Guetta

La tension est redescendue après l'inquiétante escalade de Donald Trump sur le Groenland. Mais l’épisode n’est peut-être pas clos, tant le contenu du fameux accord conclu à Davos reste opaque. Il a laissé des traces et beaucoup de questions. Emmanuel Macron parle d'un appel à un réveil stratégique pour les 27. À l'inverse, le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a mis en garde les Européens contre toute tentation de divorce. Alors jusqu’où devons-nous et pouvons-nous nous émanciper des États-Unis ? Faut-il en particulier s’empresser de ratifier l'accord commercial conclu au mois de juillet ? Ici l'Europe ouvre le débat avec les eurodéputés Bernard Guetta (France, Renew), Zeljana Zovko (Croatie, PPE) et Rasmus Nordqvist (Danemark, Verts/ALE).

Le

Paris: Auditions candidats elections Mairie de Paris sur l exclusion
8min

Politique

Vent de fronde chez Les Ecologistes pour les municipales : une « manœuvre » de « déstabilisation » de LFI, dénonce le sénateur Thomas Dossus

A Paris, Montpellier ou Avignon, quelques élus des Ecologistes prennent leur distance avec le parti pour rejoindre LFI. Ils dénoncent la stratégie d’alliance locale avec le PS. « C’est marginal », minimise le sénateur Thomas Dossus, qui y voit un mouvement d’humeur « opportuniste » de certains. Malgré les tensions, il espère encore des rapprochements avec les Insoumis au second tour.

Le

Deplacement de Anne Rubinstein a Epide de Lyon Meyzieu
6min

Politique

Violence dans le périscolaire : « l’omerta » au cœur de la bataille municipale parisienne

Depuis plusieurs mois, les signalements d’agressions sexuelles et de comportements suspects se multiplient dans le périscolaire. L’enquête de Cash Investigation en a révélé les failles, derrière ce service public du quotidien, fréquenté chaque jour par des millions d’enfants, se dessine un système fragilisé, miné par la précarité des personnels, des contrôles défaillants et une responsabilité politique désormais au cœur de la bataille municipale parisienne.

Le