Chômage: incriminer le code du travail est « un pur fantasme », selon la CFE-CGC
"Penser que le niveau de chômage en France est dû au code du travail est un pur fantasme", affirme vendredi le président de la...

Chômage: incriminer le code du travail est « un pur fantasme », selon la CFE-CGC

"Penser que le niveau de chômage en France est dû au code du travail est un pur fantasme", affirme vendredi le président de la...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

"Penser que le niveau de chômage en France est dû au code du travail est un pur fantasme", affirme vendredi le président de la CFE-CGC, François Hommeril, "prêt" en revanche à discuter "compétitivité" et d'une réforme qui "améliorera" les conditions de travail.

Dans un entretien aux Echos, le numéro un du syndicat des cadres, qui avait combattu la précédente réforme portée par Myriam El Khomri, indique être "prêt à faire des efforts pour ne pas mettre en difficulté le nouveau chef de l'Etat dès le début".

"Nous sommes prêts à contribuer à la construction de toute réforme qui améliorera les conditions dans lesquelles les gens travaillent et partagent le profit de leur travail", dit M. Hommeril, disposé aussi à "parler de l'amélioration de la compétitivité, de la gouvernance des salaires tout comme du temps de travail"

"Mais jamais la CFE-CGC ne s'associera à une réforme dont le but serait de faire régresser les salariés", prévient-il.

Selon les partenaires sociaux, reçus par le président et le Premier ministre cette semaine, la "feuille de route" des principaux "thèmes à discuter" pour poursuivre la réforme du marché du travail sera donnée dans 15 jours.

Les grands axes sont toutefois déjà connus: plafonnement des indemnités prud'homales, fusion des instances représentatives du personnel, référendum d'entreprise à l'initiative de l'employeur et priorité à l'accord d'entreprise. Le président avait également promis de réformer la gestion de l'assurance chômage et de la généraliser aux indépendants.

Plafonner les indemnités prononcées aux Prud'hommes en cas de licenciement abusif serait "inacceptable", "inefficace" et "totalement indapté", redit M. Hommeril.

En matière d'accords, il a trouvé le Premier ministre "très ouvert à l'idée de mettre en place des régulations impliquant les branches".

Sur la fusion des institutions représentatives du personnel, il demande au gouvernement de "prendre le temps de réfléchir à une instance nouvelle" associant "plus les salariés à la prise de décisions stratégiques et à l'anticipation des mutations". Il pointe le risque de créer "des complexités supplémentaires" à "vouloir simplifier" trop vite.

Partager cet article

Dans la même thématique

6min

Politique

Municipales 2026 : les prisons privées du vote par correspondance

Conformément à la loi promulguée en juillet 2025, les détenus ne pourront plus voter par correspondance aux scrutins locaux, dans le souci d’éviter toute distorsion électorale. Au mois de mars, les municipales seront les premières élections concernées par ce changement.

Le

image prétexte écran ordinateur
5min

Politique

 « Où va ma France ? » : Guillaume Gontard, président du groupe écologiste au Sénat, juge l’initiative « totalement scandaleuse et illégale ».

La députée écologiste Sabrina Sebaihi a dénoncé, lundi 5 janvier sur le réseau social X, le site « Où va ma France ? », qu’elle accuse de constituer un « fichage dangereux ». La plateforme cartographiant mosquées, quartiers dits « sensibles » et hébergements pour migrants, fait désormais l’objet de plusieurs saisines judiciaires.

Le

Le Senat, Paris.
5min

Politique

Fin de vie : « Un référendum sur le texte inopérant du Sénat, n’aurait pas de sens », considère Olivier Falorni

Cette semaine, la commission des affaires sociales du Sénat a restreint la portée de la proposition de loi établissant « un droit à l’aide à mourir », le remplaçant par une « assistance médicale à mourir ». L’auteur de la proposition de loi, le député Olivier Falorni, juge la version du Sénat « inopérante » et espère « un dernier mot » de l’Assemblée avant l’été. Le chef de l’Etat a rappelé qu’il était prêt à aller au référendum si la navette parlementaire était interrompue.

Le